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	<title>Post scriptum</title>
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	<description>Bienvenue sur mon blog</description>
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		<title>Clap de fin</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Jan 2011 08:37:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[    Cela fait presque deux ans que ce blog a été ouvert et voici venu pour moi le moment d&#8217;user du &#171;&#160;clap de fin&#160;&#187;. Mes raisons d&#8217;arrêter ? Elles sont diverses:  besoin d&#8217;écrire pendant quelques mois  seule dans mon coin, besoin d&#8217;avoir plus de temps pour d&#8217;autres activités; moins de plaisir à écrire des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><img src="http://nutsideias.files.wordpress.com/2008/11/thats-all-folks1.jpg" alt="Clap de fin  thats-all-folks1" /></p>
<p> </p>
<p><font size="4">Cela fait presque deux ans que ce blog a été ouvert et voici venu pour moi le moment d&#8217;user du &laquo;&nbsp;clap de fin&nbsp;&raquo;.</font></p>
<p><font size="4">Mes raisons d&#8217;arrêter ? Elles sont diverses:  besoin d&#8217;écrire pendant quelques mois  seule dans mon coin, besoin d&#8217;avoir plus de temps pour d&#8217;autres activités; moins de plaisir à écrire des critiques de livres ou de films:  au fond, je préfère avant tout écrire de la fiction; se plier très régulièrement à l&#8217;exercice difficile du billet critique est une gageure que je laisse sans regret à plus expérimenté et opiniâtre que moi. </font></p>
<p><font size="4">Je remercie particulièrement Cassiopée, Christine et Yola d&#8217;avoir lu et commenté mon début de manuscrit provisoirement intitulé &laquo;&nbsp;Mathilde&nbsp;&raquo;.</font>  <font size="4">Vos encouragements vont m&#8217;aider à poursuivre.</font></p>
<p><font size="4">A bientôt peut-être sur un autre blog conçu sous un angle différent. Merci à tous ceux qui m&#8217;ont suivie ici. </font></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><font size="4"></font></p>
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		<title>chanson culte 2</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Dec 2010 09:15:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour patienter avant  le 3ème épisode, une chanson très rock du temps où Phil Collins était the &#171;&#160;Genesis&#8217;voice&#160;&#187; ! Cliquer ici pour voir la vidéo.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour patienter avant  le 3ème épisode, une chanson très rock du temps où Phil Collins était the &laquo;&nbsp;Genesis&#8217;voice&nbsp;&raquo; !</p>
<p><p><a href="http://marielebrun.unblog.fr/2010/12/19/chanson-culte-2/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<title>chanson culte 1 (so cute)</title>
		<link>http://marielebrun.unblog.fr/2010/11/28/chanson-culte-1-so-cute/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Nov 2010 21:06:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.      ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><p><a href="http://marielebrun.unblog.fr/2010/11/28/chanson-culte-1-so-cute/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>LE SOUVENIR  DE PERSONNE, écrit par Cécile Fargue, édité aux Penchants du roseau</title>
		<link>http://marielebrun.unblog.fr/2010/11/17/le-souvenir-de-personne-ecrit-par-cecile-fargue-edite-aux-penchants-du-roseau/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Nov 2010 11:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;avant-propos du SOUVENIR DE PERSONNE de Cécile Fargue commence par ces deux phrases: Avril mil neuf cent quatre-vingt-quatorze, les services de voirie d&#8217;Angoulême découvrent le corps d&#8217;un adolescent, mort probablement par overdose. L&#8217;enquête ne permettant pas de l&#8217;identifier et aucun proche ou parent ne se signalant auprès des autorités, la ville suit la procédure prévue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;avant-propos du <i>SOUVENIR DE PERSONNE </i>de <a href="http://cecile-fargue.blogspot.com/">Cécile Fargue</a> commence par ces deux phrases:</p>
<p><i>Avril mil neuf cent quatre-vingt-quatorze, les services de voirie d&#8217;Angoulême découvrent le corps d&#8217;un adolescent, mort probablement par overdose. L&#8217;enquête ne permettant pas de l&#8217;identifier et aucun proche ou parent ne se signalant auprès des autorités, la ville suit la procédure prévue en pareil cas: quelque part, sur un registre</i>, <i>les faits sont méthodiquement reportés, une sépulture gracieusement offerte et le dit registre refermé. Affaire classée.</i></p>
<p>Suivent une lettre (&laquo;&nbsp;L&#8217;être ouverte&nbsp;&raquo;) adressée par la narratrice à cet adolescent,  puis des &laquo;&nbsp;Fragments&nbsp;&raquo;: souvenirs classés un à un, poétiquement intitulés par chaque mois (de septembre à avril) de cette courte période où elle a partagé la vie de Sébastien. La lettre se veut à la fois lettre d&#8217;excuse, hommage, et poème d&#8217;amour, écrits quinze ans après la disparition. Une très belle lettre, sobre, sans pathos et néanmoins emplie d&#8217;amour et d&#8217;émotion. Il est de courtes amours qui marquent toute une vie; celle qui a uni  la narratrice à Sébastien,  semble l&#8217;avoir marquée au fer rouge.</p>
<p>Dans les Fragments, Cécile Fargue énumère tous ses souvenirs. On sent qu&#8217;elle a tenu à être la plus juste possible; on sent que ces souvenirs, elle les a gardés en elle comme des trésors qu&#8217;elle ne veut pas perdre; les fixer dans l&#8217;écriture est sans doute le seul moyen de ne pas risquer d&#8217;oublier un jour le plus petit morceau de ces fragments. Il avait quatorze ans, elle en avait treize. Un mois de septembre, ils se sont rencontrés dans la rue, dans ce &laquo;&nbsp;dehors&nbsp;&raquo; où le garçon, sans abri et héroïnomane, passait ses journées. On ne saura pas pourquoi Sébastien en est venu à se droguer au point d&#8217;en mourir, ni pourquoi cette adolescente l&#8217;a choisi, lui, comme premier amour; une question de regards sans doute; ils se sont reconnus peut-être dans leur solitude, même si celle de la jeune fille paraît moins évidente: on devine qu&#8217;elle a un toit, des gens qui s&#8217;occupent d&#8217;elle, des copines. Lui n&#8217;a pour seul ami qu&#8217;un petit rat noir et craintif, et pour seul réconfort la drogue qu&#8217;il s&#8217;injecte dans le bras. Quand la narratrice rencontre le très jeune <i>junkie</i>, il est déjà en fin de parcours: maigre, fatigué, abîmé par la l&#8217;héroïne, par sa vie de sans abri, et meurtri par la prostitution à laquelle il s&#8217;adonne pour survivre.</p>
<p>Il y a des pages très dures, presque sordides dans ce récit: la drogue détruit, oblige parfois de jeunes garçons à offrir leur corps à des types que cela ne gêne pas de sodomiser un mineur en très mauvais état pour assouvir leurs fantasmes de pères de famille peu scrupuleux du respect d&#8217;autrui, quand il ne s&#8217;agit pas de leur progéniture. La drogue salit, contraint les plus fragiles à des moments peu glorieux dans des chiottes de hasard, dans un cabanon prêté &laquo;&nbsp;généreusement&nbsp;&raquo; par un client. Mais pour sublimer ce décor lugubre, cette désespérance,  il y a le regard tendre généreux et passionné d&#8217;une jeune amoureuse; il y a la beauté de Sébastien, ce charisme qu&#8217;il conserve malgré tout.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<i>Nos sourires sont pareils, ils n&#8217;ont pas de forme, pas d&#8217;histoire, mais pourtant ils sont là eux aussi. On se pensait seul, on se retrouve deux, on se retrouve innombrable. C&#8217;était juste notre oeil qui ne savait pas voir, qui s&#8217;attardait à la première ombre pour excuser tout son retard. Il n&#8217;est rien que le regard humain ne puisse soutenir, rien que la lumière n&#8217;ait à envier aux prières.&nbsp;&raquo;</i></p>
<p>&laquo;&nbsp;<i>Tes mains glissent sur ma nuque, me serrent, fort. Ta bouche sur mon front. Je ne t&#8217;ai jamais vu pleurer et soudain je t&#8217;entends. Peut-être, ce soir, parce que tes mains sur ma nuque, tu sais que je ne relèverai pas la tête, que je ne verrai rien&#8230; Tu n&#8217;as jamais rien dit non plus et voilà que soudain quelque chose dans ta voix craque et se déverse. &laquo;&nbsp;Je ne sais pas dire les choses&#8230; L&#8217;argent, oui, c&#8217;est ce que tu sais&#8230; Mais on s&#8217;en fout, tu comprends c&#8217;est pas grave&#8230; Je l&#8217;ai fait pour toi, pour moi&#8230;. Je l&#8217;ai fait pour quelque chose de bien, tu comprends ? Ca change tout&#8230;  Et puis ils prennent, tu sais, il me reste des choses&#8230;. Et moi, je veux te les donner&#8230;.</i><br />
Une  relation très forte les unit pendant quelques mois,  jusqu&#8217;en avril où se produira l&#8217;injection de trop, ou l&#8217;usure finale, on ne le saura jamais. Aidé par la narratrice, le garçon a pourtant tenté de décrocher, en vain. L&#8217;amour d&#8217;une gamine, fût-il très grand, ne suffit pas à sauver un enfant perdu. Certaines cassures ne se réparent pas.</p>
<p>Le souvenir de personne surprend par la maîtrise de son écriture et par la force du récit. On pense à <i><a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/2/5/3/9782266125352.jpg" rel="lightbox[136]">L&#8217;attrape-coeurs</a> </i> de Salinger, à <a href="http://livre.fnac.com/a1438461/Anonyme-L-herbe-bleue"><i>L&#8217;herbe bleue</i></a> témoignage anonyme devenu culte, ces oeuvres marquantes par leur universalité: parler des marginaux (dans le sens de ceux qui vivent dans la marge) est beaucoup plus efficace pour décrire une époque que de délayer le quotidien des gens dit normaux. Et ce livre a la grâce des oeuvres écrites avec l&#8217;émotion de la jeunesse, cette grâce qu&#8217;on finit par perdre avec le temps.</p>
<p>Je tiens à souligner le rôle très important qu&#8217;a joué Christian Domec dans la découverte de cette oeuvre: bouleversé par ce récit, il a lui même assuré l&#8217;édition, l&#8217;impression et la diffusion du livre grâce à sa petite maison artisanale <i>Les penchants du roseau</i>. Vous pouvez découvrir l&#8217;univers et le travail  de Christian <a href="http://billets.domec.net/pages/Livres">ici</a> et<a href="http://billets.domec.net/post/2010/11/06/Atelier-ouvert"> là.</a></p>
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		<title>Permis, points, orange, etc&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Oct 2010 09:24:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Aucun rapport avec la littérature,  mais parfois, cela fait du bien de traiter d&#8217;autre chose:  n&#8217;est-il pas ? Il y a quelques semaines,  j&#8217;ai participé à un stage de récupération de points (de permis de conduire, pour ceux qui n&#8217;auraient pas encore saisi);  j&#8217;ai eu l&#8217;impression d&#8217;être le mouton noir de mes proches, la mauvaise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aucun rapport avec la littérature,  mais parfois, cela fait du bien de traiter d&#8217;autre chose:  n&#8217;est-il pas ? Il y a quelques semaines,  j&#8217;ai participé à un stage de récupération de points (de permis de conduire, pour ceux qui n&#8217;auraient pas encore saisi);  j&#8217;ai eu l&#8217;impression d&#8217;être le mouton noir de mes proches, la mauvaise élève ou la malchanceuse pas foutue de tenir un volant sans risquer à tout moment une contravention. En fait, depuis ce stage, chaque fois que j&#8217;en fais le récit,  les langues se délient, et je m&#8217;aperçois que nous sommes de plus en plus nombreux à faire acte de présence pour deux jours de stage dans un centre agréé par l&#8217;état, afin de &laquo;&nbsp;récupérer&nbsp;&raquo; 4 points sur le permis de conduire, moyennant la somme de 240 euros. En Gironde c&#8217;est le tarif,  sauf quand il reste des places de &laquo;&nbsp;dernière minute&nbsp;&raquo;,  auquel cas on vous brade cela à 200 euros.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas l&#8217;impression d&#8217;être une chauffarde, je suis même plutôt tranquille lorsque je conduis un véhicule motorisé&#8230;  Bon, disons qu&#8217;un jour,  je suis passée à l&#8217;&nbsp;&raquo;orange brûlé&nbsp;&raquo; Place de Tourny à Bordeaux, ce qui,  pour la maréchaussée,  équivaut à &laquo;&nbsp;brûler un feu rouge&nbsp;&raquo;: 4 points de moins sur mon permis datant de 19.. (je ne dis pas la date, cela me vieillit trop !) ; puis deux mois plus tard, me voilà téléphonant à ma fille et &laquo;&nbsp;rattrapée&nbsp;&raquo; par deux policiers en moto. Je n&#8217;étais pas à 130 km/h sur une autoroute, non:  je roulais doucement le long du Parc bordelais;  je le répète,  je ne suis pas une folle du volant. Ne répondez jamais à vos enfants quand vous conduisez, même si cela fait trois fois qu&#8217;ils vous appellent en cinq minutes et parce que pris d&#8217;une angoisse de parent aimant et attentif (angoisse 99, 99 fois sur cent infondée), vous vous sentiriez coupable de ne pas répondre toute affaire cessante!  Deux points en moins, c&#8217;est beaucoup, pour avoir été pendant deux minutes un parent trop gentil;)</p>
<p>Le stage auquel je me suis inscrite se tenait au rez de chaussée d&#8217;un hôtel.  Je me suis retrouvée assise entre Pascal,  juriste et élu régional, et Maxime, cadre commercial. Une seule autre femme, soit une représentation féminine de 9%&#8230; je ne dis pas cela pour souligner que les femmes sont globalement moins dangereuses, je constate^^c&#8217;est tout. Et si j&#8217;y étais à ce fichu stage,  c&#8217;est que je ne suis pas parfaite,  j&#8217;en conviens. Bref; pour encadrer le stage, deux hommes étaient là: un formateur et un psychologue. J&#8217;ai vite senti que le formateur serait très sympa, très à l&#8217;écoute;  que le psychologue, en revanche,  jouerait le rôle du méchant: nettement plus sévère, et plus enclin à émettre des doutes quant à la pertinence des avis et des idées des participants; le formateur m&#8217;avouera lors d&#8217;une pause le lendemain que parfois les stages se passaient très mal, qu&#8217;ils y étaient victimes d&#8217;insultes et de menaces&#8230; ambiance&#8230;.</p>
<p>Pendant presque l&#8217;intégralité de la première journée, s&#8217;est déroulé ce qu&#8217;on appelle &laquo;&nbsp;le tour de table&nbsp;&raquo;: chacun devait dire le nombre de points perdus, les infractions commises, sa perception des dangers les plus redoutables sur la route et enfin exposer ce qu&#8217;il considère comme la faiblesse la plus dangereuse dans ses propres habitudes. Très vite, se sont dessinés trois groupes: celui de ceux qui comme moi, avaient perdu leurs points bêtement sans commettre d&#8217;infractions gravissimes; celui de ceux qui roulent plus de 50 000km par an pour raisons professionnelles et commettent fréquemment des excès de vitesse, et enfin celui des chauffards. Hallucinant le groupe des chauffards ! On a eu droit au type qui annonce en ricanant que lui (contrairement à tous les blaireaux qui n&#8217;y connaissent rien) il sait conduire, qu&#8217;il a les moyens de se payer une grosse bagnole hyper puissante et hyper équipée et qu&#8217;il est moins dangereux à 200 km/h que ceux qui se traînent à 90km;  j&#8217;ai écouté ahurie un petit gars assez sympa mais un peu limité du bulbe, dire qu&#8217;il s&#8217;était fait choper à 176km/h dans une voie limitée à 50km/h; encore plus ahurie, j&#8217;ai entendu un brave pépère dire que sa plus grande peur était d&#8217;avoir un infarctus au volant car il est cardiaque, mais en aucun cas de tuer quelqu&#8217;un alors qu&#8217;il a été déjà deux fois condamné pour conduite en état d&#8217;ivresse. Le pompon a été atteint quand un type (retraité d&#8217;une carrière très responsable et respectable) a raconté qu&#8217;il s&#8217;était retrouvé 24heures en garde à vue pour refus d&#8217;obtempérer. Lassé d&#8217;être souvent contrôlé (il prétend que c&#8217;est parce qu&#8217;il roule en berline de luxe qu&#8217;il attire les vilains jaloux policiers),  il ne s&#8217;est pas arrêté, alors que deux représentants de l&#8217;ordre public lui faisaient signe. Il les a semés pendant plusieurs minutes, puis a été rattrapé.  S&#8217;en sont suivis placage au sol, menottes, et garde à vue, sans compter de multiples contraventions et un rendez vous devant le juge. Croyez-vous qu&#8217;il était honteux ? Pas du tout ! Il se marrait, se sentait la vedette du groupe, le Jean-Paul Belmondo (époque le Guignolo) de la Gironde !</p>
<p>Pendant deux jours,  j&#8217;ai entendu plus de discours machistes et irresponsables que durant ma vie entière;  je suis la première à considérer le permis à points tel qu&#8217;il est conçu en France,  mal adapté et trop sévère.  Pourtant j&#8217;ai été choquée par l&#8217;immaturité et la bêtise de beaucoup de conducteurs. Ils se sont bien marrés la plupart, pendant ce stage; on a eu droit à tout: blagues vaseuses ou salaces, colère infantile contre l&#8217;ordre établi, propos d&#8217;une mauvaise foi crasse&#8230; Et  si toutes les catégories sociales étaient représentées, ce n&#8217;était pas forcément de la bouche des moins instruits qu&#8217;on entendait le plus d&#8217;âneries&#8230;..  Il était flagrant que la plupart des inscrits étaient là pour récupérer leurs points et basta ! L&#8217;un deux en est déjà à son 4ème stage&#8230;.Une expérience édifiante. J&#8217;ai récupéré 4 points  sur mon permis, mais je ne suis pas sortie du stage très optimiste sur la nature humaine.</p>
<p>Pensez-à moi la prochaine fois que vous passez à l&#8217;orange brûlé ^^</p>
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		<title>&#171;&#160;La carte et le territoire&#160;&#187; par Michel Houellebecq</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 13:47:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  &#171;&#160;La carte et le territoire&#160;&#187; est un roman qui sera sans nul doute un des rares livres que je relirai plusieurs fois,  comme j&#8217;ai déjà relu les précédents ouvrages du même auteur; un roman qui me semble très au dessus du lot de ce qu&#8217;écrivent 90% des écrivains français contemporains. J&#8217;ai pourtant fini par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p>&laquo;&nbsp;<b>La carte et le territoire</b>&nbsp;&raquo; est un roman qui sera sans nul doute un des rares livres que je relirai plusieurs fois,  comme j&#8217;ai déjà relu les précédents ouvrages du même auteur; un roman qui me semble très au dessus du lot de ce qu&#8217;écrivent 90% des écrivains français contemporains. J&#8217;ai pourtant fini par décider de ne pas le commenter, laissant la parole à quelques autres. Pourquoi ne le commenté-je pas moi-même ? Eh bien&#8230;.Probablement parce que sur un auteur majeur comme <b>Michel Houellebecq</b>, je ne me sens pas de taille à argumenter contre l&#8217;avis d&#8217;<i>éminents spécialistes</i> s&#8217;exprimant (entre autres) sur la toile; vous avez sans doute déjà lu  chez Pierre Jourde et Pierre Assouline, des jugement forts peu élogieux sur &laquo;&nbsp;La carte et le territoire&nbsp;&raquo;. Jugements qui me laissent perplexe par leur sévérité.</p>
<p>Je vous donne donc les liens vers quatre critiques qui me semblent intéressantes et sincères. Vous pourrez constater que Marc Séfaris est assez déçu par sa lecture, mais son billet est très bien écrit et intelligemment pensé.</p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/09/02/michel-houellebecq-meme-pas-mort_1405713_3260.html"><b>Houellebecq, même pas mort (Le Monde)</b></a></p>
<p><a href="http://stalker.hautetfort.com/archive/2010/08/30/la-carte-et-le-territoire-de-michel-houellebecq-flammarion.html"><b>La carte et le territoire ou la tentation de l&#8217;humain (Stalker).</b></a></p>
<p><a href="http://marcsefaris.canalblog.com/archives/2010/09/20/19087509.html"><b>Michel houellebecq, pitre et peintre (Marc Séfaris)</b></a></p>
<p><a href="http://www.blog-laprocure.com/chroniques-de-nos-libraires/michel-houellebecq-la-carte-et-le-territoire/"><b>Michel Houellebecq, La carte et le territoire (Le blog de la Procure)</b></a></p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>&#171;&#160;la côte sauvage&#160;&#187; de Jean-René huguenin</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 06:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je n&#8217;avais jamais lu &#171;&#160;La Côte sauvage&#160;&#187; de Jean-René Huguenin. Sachant que c&#8217;était un livre important, un roman&#160;&#187;culte&#160;&#187; pour de nombreux amoureux de la littérature,  je l&#8217;ai acheté en poche il y a quelques jours et lu quasiment d&#8217;une traite. Ce livre a été le seul roman écrit par l&#8217;auteur alors qu&#8217;il avait 24 ans. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;avais jamais lu &laquo;&nbsp;La Côte sauvage&nbsp;&raquo; de <b>Jean-René Huguenin</b>. Sachant que c&#8217;était un livre important, un roman&nbsp;&raquo;culte&nbsp;&raquo; pour de nombreux amoureux de la littérature,  je l&#8217;ai acheté en poche il y a quelques jours et lu quasiment d&#8217;une traite. Ce livre a été le seul roman écrit par l&#8217;auteur alors qu&#8217;il avait 24 ans. Huguenin avait commencé sa très précoce carrière littéraire en écrivant pour &laquo;&nbsp;La table ronde&nbsp;&raquo; et en fondant la revue &laquo;&nbsp;Tel quel&nbsp;&raquo; avec Philippe Sollers, Jean-Edern Allier et Renaud Matignon.  Il est mort à 26 ans en 1962, au volant de sa voiture.</p>
<p><img src="http://3.bp.blogspot.com/_5isQk14RYKs/TAwYxM9AHFI/AAAAAAAAA40/vr8N9sgvj4w/s400/jrhuguenin.jpg" alt=""la côte sauvage" de Jean-René huguenin jrhuguenin" /></p>
<p>Le Finistère nord sert de cadre au roman: cette région faite de mer, de landes, de rochers et de fougères  est décrite avec une grâce infinie par le romancier;  la mer qui rafraîchit, les fougères dans lesquelles on se roule au début de l&#8217;été, les chemins sur lesquels on se rend certains dimanches voir passer le Pardon:  l&#8217;auteur nous montre là un univers à la fois sauvage et familier, rassurant parce que connu depuis l&#8217;enfance et  inquiétant quand il évoque les sables mouvants, les rochers sur lesquels les bateaux peuvent se briser, les falaises dangereuses à escalader; un univers à travers lequel Olivier, le personnage principal du roman, retrouve sa famille et ses souvenirs, le temps d&#8217;un été.  Le jeune homme revient de deux ans passés à l&#8217;armée. Dans le manoir familial, l&#8217;attendent sa mère et ses deux soeurs,  Anne et Berthe. Olivier se montre affectueux mais distant avec sa mère et sarcastique avec Berthe, qui tient le rôle ingrat de la fille aînée de trente ans toujours célibataire (ce qui signifie &laquo;&nbsp;vieille fille&nbsp;&raquo; pour l&#8217;époque), plaintive et déjà dépendante de médicaments pour calmer ses nerfs. On comprendra en lisant le roman, que la seule personne au monde qui compte vraiment pour Olivier est sa soeur Anne.  Anne, la belle jeune fille brune et mince qui le suit dans ses jeux depuis toujours.  Anne qui lui obéit, toujours, parce que ce qui est bon et souhaitable est toujours ce qu&#8217;Olivier a décidé.  Anne qui symbolise l&#8217;enfance heureuse, les merveilleuses vacances en Bretagne et probablement, bien que ce ne soit jamais dit,  un idéal féminin, dont le héros ne cherche étrangement pas le &laquo;&nbsp;pendant&nbsp;&raquo; dans les jeunes filles extérieures à la famille.</p>
<p>Ces vacances là voient Olivier inquiet face à l&#8217;avenir,  jaloux (sans vouloir l&#8217;avouer) de la relation d&#8217;Anne avec Pierre, qui est son meilleur ami depuis de nombreuses années, et souhaite épouser la jeune fille à la fin de l&#8217;été. Pendant des semaines,  ce futur mariage va peser entre le frère et la soeur. Anne est si attachée à son frère et si fascinée par son charisme et l&#8217;amour qu&#8217;il lui porte, qu&#8217;on la sent prête à renoncer à faire sa vie avec Pierre,  pour ne pas faire souffrir Olivier.  Comme elle le lui répète parfois: &laquo;&nbsp;On fait ce que tu veux.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Il y a des passages poignants dans ce livre, tant on sent une fragilité proche du désespoir dans le personnage d&#8217;Olivier,  jeune homme sans doute trop nostalgique et sensible pour supporter de grandir.  &laquo;&nbsp;<i>A quoi bon les rejoindre ? Qui l&#8217;attendait ? Il était seul. Simplement, la présence des autres, leurs questions et leurs cris lui dissimulaient parfois sa solitude, formaient entre elles et lui comme un écran dont il éprouvait à cet instant la transparence et l&#8217;irréalité. Une force douloureuse le traversa, il pivota lentement sur lui-même &#8211; les rochers déchiquetés, noirâtres, le phare lointain, la lande noyée, les moutons, les rochers- et il lui sembla faire d&#8217;un seul regard le tour de toute la terre. &laquo;&nbsp;Personne n&#8217;existe&nbsp;&raquo; murmura-t-il.</i></p>
<p><i>Un chien noir, le museau rasant le sol</i> , <i>suivait une odeur dans la lande; il disparut quelques secondes derrière un rocher isolé comme un moine en prière. Lorsqu&#8217; Olivier se retourna, une traînée de soleil traversa les nuages et répandit sur les flots une lumière blême. Il eut faim, sans savoir de quoi, il lui sembla grandir, devenir lumineux lui-même, le vent coulait dans ses veines et il sentait battre son coeur&#8230;.Mourir était impossible. Il ne souhaitait rien, il n&#8217;avait rien à perdre, il était libre.  Le soleil s&#8217;éteignit.&nbsp;&raquo;</i></p>
<p>Une ombre d&#8217;inceste s&#8217;insinue dans certaines scènes, jamais scabreuses, car Olivier aime et  respecte trop sa soeur pour &laquo;&nbsp;salir&nbsp;&raquo; son amour avec des gestes déplacés; les scènes de tête à tête entre frère et soeur sont au contraire bouleversantes de pudeur et de sensualité contenue.</p>
<p>Ce roman est remarquable par la qualité exceptionnelle de l&#8217;écriture et l&#8217;habileté de la construction narrative. Huguenin mêle au récit des rêves d&#8217;Olivier, des monologues du jeune homme dont on peut suivre ainsi les hésitations, le désarroi. Le roman au début assez léger, parfois même drôle, se finit en tragédie. Une tragédie dont l&#8217;auteur nous laisse imaginer le point final.</p>
<p>Un grand roman sur de multiples thèmes fondamentaux: la peur de quitter l&#8217;enfance, l&#8217;amour impossible, la peur de la solitude et de la mort, la fascination pour la nature.  A lire absolument.</p>
<p> </p>
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		<title>Zoom sur Christine Muller</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 21:45:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est grâce au blog de Wrath  que j&#8217;ai connu Christine Muller qui y signe de temps à autres des commentaires sous le pseudo &#171;&#160;Poil de plume&#160;&#187;.  Nous avons sympathisé en &#171;&#160;off&#160;&#187; et j&#8217;ai eu envie de découvrir ce que cette pétillante alsacienne écrivait. J&#8217;ai acheté son roman policier &#171;&#160;On achève bien les cigognes&#160;&#187; et elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est grâce au blog de Wrath  que j&#8217;ai connu <b>Christine Muller</b> qui y signe de temps à autres des commentaires sous le pseudo &laquo;&nbsp;Poil de plume&nbsp;&raquo;.  Nous avons sympathisé en &laquo;&nbsp;off&nbsp;&raquo; et j&#8217;ai eu envie de découvrir ce que cette pétillante alsacienne écrivait. J&#8217;ai acheté son roman policier &laquo;&nbsp;On achève bien les cigognes&nbsp;&raquo; et elle a eu la gentillesse de m&#8217;envoyer un recueil de nouvelles et un essai historique.</p>
<p>Dans le recueil de nouvelles  <a href="http://www.petites-vagues-editions.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=quirira&#038;type=11&#038;code_lg=lg_fr&#038;num=7">Qui rira le dernier  </a> paru en 2007 aux éditions &laquo;&nbsp;<b>Les petites vagues</b>&laquo;&nbsp;,  Christine Muller nous offre cinq nouvelles sur le thème de l&#8217;amour vache. Qu&#8217;il s&#8217;agisse du naïf tombant amoureux d&#8217;une femme inconnue en lisant son nom poétique &laquo;&nbsp;Hélène Fougère&nbsp;&raquo;, dans un annuaire, de la bourgeoise qui trompe son mari et se fait punir au delà de ses craintes, du bourgeois bohème branché en permanence à son mobile et fan de famille recomposée,  ou encore de l&#8217;Escort girl qui tombe amoureuse &laquo;&nbsp;du mauvais homme au mauvais moment&nbsp;&raquo;, les personnages qu&#8217;elle dépeint sont à la fois attendrissants et risibles. D&#8217;une plume alerte et féroce,  Christine embarque tout son monde vers un destin burlesque ou pathétique.</p>
<p>Le roman <a href="http://www.deboree.com/master.php?pg=book&#038;id=519">&laquo;&nbsp;On achève bien les cigognes&nbsp;&raquo;</a> paru en 2007 chez <b>L&#8217;Ecir</b> (de Borée)  est tout aussi burlesque et malin. On sent que Christine s&#8217;est bien amusée à monter ce roman policier tout en brocardant le milieu littéraire de province. Tout commence en effet par une invasion de blattes sud américaines dans la plus ancienne et prestigieuse librairie de Strasbourg, suivie de la découverte dans la cour de cette même librairie,  du cadavre d&#8217;Emmanuel Kern, écrivain médiocre et plagiaire.  Vont donc très vite se croiser le personnel de la librairie ( le très classe Ralph Sterling et ses accortes assistantes) et les journalistes des &laquo;&nbsp;Cigognes déchainées&nbsp;&raquo;,  notamment  la belle Renée Schütz,  son ami Michel et le chafoin Antoine Martinet.  Il faudra toute l&#8217;expérience du Commissaire Bach,  ainsi que l&#8217;aide précieuse de plusieurs membres de la petite communauté littéraire strasbourgeoise pour dénouer les fils d&#8217;une affaire de plus en plus ténébreuse: les meurtres  de médiocres plumitifs régionaux se succèdent mystérieusement, on finit par découvrir aussi un trafic de manuscrits perdus au moment de la guerre 39/45.</p>
<p>Dans <a href="http://editions-place-stanislas.fr/home.html">Femmes d&#8217;Alsace</a>,  paru en 2009 aux Editions Place Stanislas, Christine donne dans un autre registre, celui de l&#8217;essai historique. Elle retrace en effet le portrait de vingt femmes qui ont marqué l&#8217;histoire de l&#8217;Alsace par un destin particulier, ou par une célébrité devenue pour certaines, internationale (Louise Weiss, Marie Tussaud, Katia Krafft). Toutes ont pour point commun d&#8217;avoir eu le courage et la volonté de suivre un destin hors des sentiers battus, bien souvent en s&#8217;engageant pour des idées novatrices ou en travaillant d&#8217;arrache-pied pour un métier qui les passionne.  La plus émouvante histoire est, de mon point de vue, celle d&#8217;Adélaïde Hautval,  jeune femme devenue médecin dans les années trente, qui sera envoyée en camp de concentration à Auschwitz pour avoir pris en public, la défense d&#8217;une famille juive molestée par les allemands.</p>
<p>Témoin cet extrait:</p>
<p>&laquo;&nbsp;<i>Et là, sur le quai, elle voit une scène qui la fait frémir de colère: des soldats allemands brutalisent une famille juive. Adélaïde s&#8217;approche du groupe et demande aux malotrus, en allemand, de laisser ces gens tranquilles. Réponse d&#8217;un soldat: Vous ne voyez pas qu&#8217;ils sont juifs ? Là dessus,  Adélaïde rétorque: Et alors, Ce sont des gens comme les autres , laissez-les ! Le courage de la jeune femme est bien mal récompensé car les soldats l&#8217;emmènent à la prison de Bourges.&nbsp;&raquo;</i></p>
<p>&laquo;&nbsp;<i>Son sang de médecin ne fait qu&#8217;un tour quand Adélaïde apprend le pire: non seulement les juifs sont exterminés, mais les plus jeunes servent de cobayes pour les expériences du docteur Mengele&#8230;. Il a trouvé une idée &laquo;&nbsp;brillante&nbsp;&raquo; dans le cadre d&#8217;une thèse qu&#8217;il écrit sur Auschwitz: pourquoi ne pas se servir des dégénérés pour la noble cause de la science</i> ? <i>L&#8217;apprenti sorcier du nazisme triomphant convoque bientôt le docteur Hautval au bloc 10, où se déroulent les expériences.  Adélaïde refuse de l&#8217;aider à torturer des jumeaux.  Il lui parle de génétique (son obsession), et des problèmes liés à l&#8217;hérédité.</i> <i>Mengele n&#8217;hésite pas à prélever du sang et du liquide rachidien, voire à tuer les enfants lui même quand l&#8217;autopsie s&#8217;avère nécessaire. Ainsi l&#8217;étude de la composition génétique des &laquo;&nbsp;races inférieures&nbsp;&raquo;, notamment les tsiganes, monopolise-t-elle toute son attention.  Il se rend en personne à la gare de triage d&#8217;Auschwitz pour choisir ses sujets d&#8217;expérimentations, n&#8217;hésitant pas à arracher des jumeaux aux bras de leur mère si cette dernière est de nationalité étrangère.  Adélaïde doit détourner le regard  face aux cadavres des petits innocents, sacrifiés à la cause du &laquo;&nbsp;grand Reich&nbsp;&raquo;. Le bourreau se montre exceptionnellement compréhensif et la laisse partir en se disant qu&#8217;il ne peut pas l&#8217;obliger à faire quelque chose contre son gré.&nbsp;&raquo; </i></p>
<p>Sortie des camps, elle luttera toute sa vie contre les nostalgiques du IIIème Reich et les négationnistes. En 1964 elle se rend à Londres pour soutenir l&#8217;écrivain Léon Uris, auteur du livre &laquo;&nbsp;Exodus&nbsp;&raquo;, où sont dénoncées les pratiques  sadiques du médecin polonais Vladislav Dering; ce dernier lui a intenté un procès en diffamation. Grâce au témoignage de Mme Hautval,  l&#8217;écrivain est acquitté. En 1984, elle collabore à l&#8217;ouvrage &laquo;&nbsp;Les chambres à gaz, secret d&#8217;état&nbsp;&raquo; paru chez Minuit.</p>
<p> </p>
<p>Je ne peux que vous encourager à découvrir Christine Muller,  cet auteur dont le talent et l&#8217;énergie sont indéniables. Bientôt une nouvelle femme célèbre d&#8217;Alsace ? je le lui souhaite ! Vous trouverez en lien <a href="http://recherche.fnac.com/search/quick.do?text=christine+muller&#038;category=book&#038;download_ebook=false&#038;bl=HGLIrera&#038;submitbtn=Okhttp://recherche.fnac.com/search/quick.do?text=christine+muller&#038;category=book&#038;download_ebook=false&#038;bl=HGLIrera&#038;submitbtn=Okhttp://recherche.fnac.com/search/quick.do?text=christine+muller&#038;category=book&#038;download_ebook=false&#038;bl=HGLIrera&#038;submitbtn=Okhttp://recherche.fnac.com/search/quick.do?text=christine+muller&#038;category=book&#038;download_ebook=false&#038;bl=HGLIrera&#038;submitbtn=Okhttp://recherche.fnac.com/search/quick.do?text=christine+muller&#038;category=book&#038;download_ebook=false&#038;bl=HGLIrera&#038;submitbtn=Ok">ICI</a> sa bibliographie complète.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>Rentrée littéraire</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Aug 2010 13:14:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La rentrée littéraire semble un peu plus prometteuse que celle de l&#8217;année dernière.  Pour ma part,  je suis sûre d&#8217;acheter  le nouveau livre de HOUELLEBECQ. Mais il me faudra attendre (comme tous les &#171;&#160;non journalistes&#160;&#187; servis en SP),  jusqu&#8217;au 8 septembre.  Notre Michel national n&#8217;a pas publié de roman depuis 2005. &#171;&#160;La possibilité d&#8217;une île&#160;&#187; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La rentrée littéraire semble un peu plus prometteuse que celle de l&#8217;année dernière.  Pour ma part,  je suis sûre d&#8217;acheter  le nouveau livre de HOUELLEBECQ.</p>
<p><img src="http://blog.jsansonnens.ch/wp-content/houellebecq.jpg" alt="Rentrée littéraire houellebecq" /></p>
<p>Mais il me faudra attendre (comme tous les &laquo;&nbsp;non journalistes&nbsp;&raquo; servis en SP),  jusqu&#8217;au 8 septembre.  Notre Michel national n&#8217;a pas publié de roman depuis 2005. &laquo;&nbsp;La possibilité d&#8217;une île&nbsp;&raquo; lui avait valu une volée de bois vert de la part de nombreux journalistes. Pour ma part, j&#8217;avais été séduite par ce roman qui malgré ses longueurs, était une sorte d&#8217;auto portrait baroque de l&#8217;auteur encore plus personnel et plus provocant que celui amorcé brillamment dans &laquo;&nbsp;Les particules élémentaires&nbsp;&raquo;. On nous annonce ici ou là un roman plus léger, férocement drôle&#8230;Attendons donc patiemment.</p>
<p>Sinon, en fouinant sur les sites d&#8217;éditeurs, on trouve quelques nouveautés qui paraissent intéressantes:</p>
<p>Un <a href="http://www.libella.fr/buchet-chastel/index.php?post/2010/08/19/Du-plomb-dans-le-cassetin-par-Jean-Bernard-Maugiron">premier roman</a> chez Buchet Chastel.  Chez POL, un roman de Patrick Lapeyre, dont on peut lire les premières pages sur le <a href="http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&#038;ISBN=978-2-8180-0603-0">site</a> de l&#8217;éditeur. Chez Léo Scheer,  le nouveau roman d&#8217;Aymeric Patricot à la <a href="http://www.leoscheer.com/spip.php?article2180">couverture sulfureuse</a>.<br />
Du côté des grosses pointures, ceux qui seront exposés avec force roulements de tambour,  sur le site de l&#8217;<a href="http://www.lexpress.fr/culture/livre/en-attendant-houellebecq_911608.html">Express.fr</a> on peut lire la liste des auteurs les plus <i>bankables</i> de cette rentrée:</p>
<p>&laquo;&nbsp;A côté de Michel Houellebecq, d&#8217;autres poids lourds sont attendus  pour cette cuvée : Virginie Despentes (<i>Apocalypse bébé</i>,  Grasset), Jean Echenoz (<i>Des éclairs</i>, Minuit), Philippe Forest (<i>Le  Siècle des nuages</i>, Gallimard)&#8230;</p>
<p>Les éditeurs misent sur treize titres, ceux dont le tirage  dépasse, d&#8217;après<i> Livres Hebdo</i>, les 50 000 exemplaires. Derrière  le trio de tête, Amélie Nothomb (220 000 exemplaires), Ken Follett (<i>La  Chute des géants</i>, Robert Laffont, 150 000) et Michel Houellebecq  (120 000), on trouve Philippe Claudel (<i>L&#8217;Enquête</i>, Stock), Jean  d&#8217;Ormesson (<i>C&#8217;est une chose étrange à la fin que le monde</i>,  Robert Laffont) et Paulo Coelho (<i>Brida</i>, Flammarion) à plus de  100 000 exemplaires, devant <i>Ouragan</i>, de Laurent Gaudé (85 000),  et <i>L&#8217;amour est une île</i>, de Claudie Gallay (70 000), tous deux  chez Actes Sud&#8230;</p>
<p>La semaine prochaine, donc, seront disponibles en librairie le  livre annuel d&#8217;Amélie Nothomb, <i>Une forme de vie</i> (Albin Michel),  de l&#8217;avis général meilleur que les précédents, <i>Passé sous silence</i>,  d&#8217;Alice Ferney (Actes Sud), <i>Le Coeur régulier</i>, d&#8217;Olivier Adam  (L&#8217;Olivier)&#8230; A défaut d&#8217;exhaustivité, il faut savoir qu&#8217;on retrouvera  ensuite les signatures d&#8217;Eliette Abécassis, Jean-Baptiste Del Amo,  Mathias Enard, Alain Mabanckou, François Vallejo, Elie Wiesel&#8230;                          &nbsp;&raquo;</p>
<p> </p>
<p>Je me laisserai peut-être tenter par le roman de <a href="http://www.femmes.com/var/fem/storage/images/media/images/culture/cinema/virginie-despentes/12306-1-fre-FR/virginie-despentes_reference.jpg" rel="lightbox[130]">Despentes </a>et celui de <a href="http://mondalire.pagesperso-orange.fr/ferney.htm">Ferney</a>, si la 4ème de couve et les premières lignes m&#8217;accrochent.  Le<a href="http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.comme-un-roman.com/auteur/lang/claudel_250.jpg&#038;imgrefurl=http://www.comme-un-roman.com/auteur/lang/claudel.htm&#038;usg=__Ajimfx5Vnp2tEtYHEHjKHnJEHNE=&#038;h=252&#038;w=250&#038;sz=14&#038;hl=fr&#038;start=2&#038;um=1&#038;itbs=1&#038;tbnid=e_L3qNiRYrs3cM:&#038;tbnh=111&#038;tbnw=110&#038;prev=/images%3Fq%3Dphilippe%2Bclaudel%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DX%26tbs%3Disch:1"> Claudel </a>lui aussi peut être intéressant,  si l&#8217;auteur a gardé la même inspiration et la même écriture que pour &laquo;&nbsp;Le rapport Brodeck&nbsp;&raquo;. Le &laquo;&nbsp;Amélie Nothomb nouveau&nbsp;&raquo;,  je m&#8217;arrange toujours pour le lire gratuitement:  dans mon entourage,  il y a toujours au moins une personne qui l&#8217;a acheté.</p>
<p>A bientôt&#8230;</p>
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		<title>Hommage</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 14:01:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[         ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><img src="http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/35/43/14/18906063.jpg" alt="Hommage 18906063" /></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>auto édition</title>
		<link>http://marielebrun.unblog.fr/2010/07/16/auto-edition/</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 10:45:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je m&#8217;intéresse depuis quelques temps à l&#8217;auto-édition. Si mon manuscrit actuellement en lecture chez X  (dont j&#8217;ai déjà parlé ici), et en attente de lecture également chez un éditeur &#171;&#160;régional&#160;&#187;,  ne trouve pas preneur à compte d&#8217;éditeur d&#8217;ici quelque mois,  j&#8217;envisage de l&#8217;auto-éditer pour en garder une trace concrète;  loin de moi l&#8217;envie d&#8217;en tirer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je m&#8217;intéresse depuis quelques temps à l&#8217;auto-édition. Si mon manuscrit actuellement en lecture chez X  (dont j&#8217;ai déjà parlé ici), et en attente de lecture également chez un éditeur &laquo;&nbsp;régional&nbsp;&raquo;,  ne trouve pas preneur à compte d&#8217;éditeur d&#8217;ici quelque mois,  j&#8217;envisage de l&#8217;auto-éditer pour en garder une trace concrète;  loin de moi l&#8217;envie d&#8217;en tirer un quelconque bénéfice matériel: cela risque au mieux d&#8217;être une opération blanche,  les ventes compensant grosso modo le financement initial. Au pire, l&#8217;auto-édition présente le risque de faire perdre un peu d&#8217;argent si l&#8217;auteur se retrouve avec quelques dizaines d&#8217;ex invendus.  Mais si l&#8217;on y réfléchit bien, l&#8217;auto-édition n&#8217;est  guère plus coûteuse que l&#8217;opération consistant à arroser tout Paris de manuscrits: entre les frais de photocopies, de reliure et les frais postaux,  il y en a pour plusieurs euros par ex envoyé.  Selon le volume de son manuscrit, l&#8217;écrivain en recherche d&#8217;éditeur qui envoie son texte par la Poste dépense entre 7 à 15 euros par exemplaire. Certains en viennent à dépenser des centaines d&#8217;euros pour des tapuscrits qui finissent au pilon.</p>
<p>J&#8217;ai trouvé deux sites proposant de l&#8217;auto publication qui font moins &laquo;&nbsp;arnaque&nbsp;&raquo; que d&#8217;autres:</p>
<p><a href="http://www.copy-media.net/">Copy Média</a>:</p>
<p>Devis pour un roman de 150 pages, en cent exemplaires, sur papier bouffant 90g : 581, 61 euros.</p>
<p>Copy Media est un imprimeur; c&#8217;est à l&#8217;auteur de vendre son livre à son entourage, via son blog, et,  s&#8217;il est chanceux, via les librairies ou salons du livre de province où il pourra obtenir une séance dédicace.</p>
<p><a href="http://yvelinedition.fr/">Yvelinéditions</a>:</p>
<p>Devis pour un roman de 150 pages en cent exemplaires: 1415 euros</p>
<p>Vous remarquez qu&#8217;entre les deux, on passe déjà du simple au triple, question budget. La différence, si l&#8217;on en croit leur site, tient à ce que Yvelinéditions propose un <a href="http://yvelinedition.fr/IMG/pdf/contrat_type_2009.pdf">contrat type</a>, dans lequel l&#8217;éditeur  s&#8217;engage à divers services:  attribution d&#8217;un ISBN, diffusion sur son site, sur Amazon, Fnac.com, Alapage, etc&#8230;</p>
<p> </p>
<p>Sinon, il y a le déjà très connu <a href="http://www.thebookedition.com/">The Book Edition</a>:  là, pas de frais à avancer; si l&#8217;on veut acheter son livre (150p), à prix coûtant, cela revient à 9, 49 euros; cent ex reviennent à 949 euros, somme très supérieure à celle que l&#8217;auteur dépenserait chez Copy Média. On se demande pourquoi une telle différence de coût.</p>
<p>Chez The Book-Edition, l&#8217;auteur  fixe lui-même le prix de vente.  Son livre sera en vente sur le site uniquement, l&#8217;auteur pouvant faire sa pub via un blog.</p>
<p>Tout cela n&#8217;est pas hyper exaltant comparé à la publication d&#8217;un livre chez un éditeur traditionnel, mais si l&#8217;on prend en compte le fait que beaucoup d&#8217;auteurs publiés aujourd&#8217;hui ne vendent guère plus de 400 ex, on se dit:  pourquoi pas ?</p>
<p> </p>
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		<title>Liliane, François-Marie, Eric et les autres</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 08:38:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais désormais,  Liliane Bettencourt,  personnage sur lequel, avant &#171;&#160;L&#8217;affaire&#160;&#187; des 993 millions d&#8217;euros donnés par la milliardaire au photographe François-Marie Banier,  je ne m&#8217;étais jamais arrêtée plus de trois secondes, me fascine. J&#8217;adore ce genre de vieille dame indigne qui n&#8217;en fait qu&#8217;à sa tête:  &#171;&#160;C&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais désormais,  Liliane Bettencourt,  personnage sur lequel, avant &laquo;&nbsp;L&#8217;affaire&nbsp;&raquo; des 993 millions d&#8217;euros donnés par la milliardaire au photographe François-Marie Banier,  je ne m&#8217;étais jamais arrêtée plus de trois secondes, me fascine. J&#8217;adore ce genre de vieille dame indigne qui n&#8217;en fait qu&#8217;à sa tête:  &laquo;&nbsp;C&#8217;est comme ça et pas autrement&nbsp;&raquo;;  &laquo;&nbsp;C&#8217;est mon fric et j&#8217;en fais ce que je veux&nbsp;&raquo;; &laquo;&nbsp;Si je m&#8217;entiche d&#8217;un homosexuel mondain et raffiné, c&#8217;est mon choix&nbsp;&raquo;; &laquo;&nbsp;ma fille , n&#8217;est pas contente ? Elle est ennuyeuse avec ses pleurnicheries, il lui en restera bien assez après ma mort&nbsp;&raquo; etc&#8230;</p>
<p>Quel personnage de roman ! Franchement,  depuis  Jackie Kennedy,  on n&#8217;avait pas eu droit aux aventures d&#8217;une pareille pointure. Elle a tout,  Liliane: naissance, éducation, fortune, caractère, élégance&#8230;Et en plus,  c&#8217;est une garce magnifique, j&#8217;adore.</p>
<p> </p>
<p><img src="http://www.tdg.ch/files/imagecache/468x312/story/B.jpg" alt="Liliane, François-Marie, Eric et les autres B" /><br />
Voilà une femme qui,  après une vie de milliardaire d&#8217;une discrétion étonnante,  nous produit d&#8217;un coup d&#8217;un seul, THE feuilleton de l&#8217;été. Quand on pense aux années où il a fallu se contenter de l&#8217;affaire &laquo;&nbsp;PPDA et les paparazzis&nbsp;&raquo; ou pire,  celle de &laquo;&nbsp;Jean-Pierre Pernaut trompé par une ex miss France&nbsp;&raquo;.  Là,  on  a la totale: des riches (très riches), le favori aussi rapace que sulfureux, des centaines de milliers d&#8217;euros &laquo;&nbsp;peut-être&nbsp;&raquo; (présomption d&#8217;innocence, petit rappel pour qu&#8217;on ne m&#8217;accuse pas de diffamation) distribués à une flopée d&#8217;hommes politiques de tous bords, la fille mal aimée et trahie par sa propre mère,  et enfin les domestiques,  excédés que leur patronne soit considérée par une partie de son entourage comme un distributeur de billets de banque,  qui déballent tout façon kamikazes.</p>
<p>Malheureusement l&#8217;affaire Bettencourt n&#8217;est pas une fiction, on n&#8217; en verra jamais la fin, on ne saura sans doute jamais qui étaient les bons et les méchants; tout cela laissera un goût amer. On aura l&#8217;impression d&#8217;avoir vu un film de Claude Chabrol auquel on aurait enlevé les quinze dernières minutes du dénouement.</p>
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		<title>attente épisode 3</title>
		<link>http://marielebrun.unblog.fr/2010/06/27/attente-episode-3/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Jun 2010 16:32:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers amis, j&#8217;aurais aimé vous fournir un épisode plus alléchant dans ma série &#171;&#160;attente&#160;&#187; mais voilà, rien de nouveau sous le soleil, qui du côté de Bordeaux rayonne avec force ces jours ci. Résumé,  pour ceux qui n&#8217;ont pas tout suivi:  en mars j&#8217;envoie un manuscrit à un éminent membre d&#8217;une non moins éminente maison [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers amis, j&#8217;aurais aimé vous fournir un épisode plus alléchant dans ma série &laquo;&nbsp;attente&nbsp;&raquo; mais voilà, rien de nouveau sous le soleil, qui du côté de Bordeaux rayonne avec force ces jours ci.</p>
<p>Résumé,  pour ceux qui n&#8217;ont pas tout suivi:  en mars j&#8217;envoie un manuscrit à un éminent membre d&#8217;une non moins éminente maison d&#8217;édition. Dix jours plus tard,  je reçois un mail disant que les avis sont très partagés, mais que mon texte étant &laquo;&nbsp;un coup de coeur&nbsp;&raquo; pour certains lecteurs (je cite), le texte sera ré-examiné au prochain comité se tenant à la fin du mois suivant. Un mois passe, j&#8217;attends une dizaine de jours, demande des nouvelles et l&#8217;éminent membre me répond laconiquement &laquo;&nbsp;je me renseigne&nbsp;&raquo;. C&#8217;était le 11 mai. Depuis: RIEN; pas un mot, pas une lettre de refus type, non&#8230; le silence.  Alors que depuis mars,  il a dû se tenir au mois deux autres réunions entre membres éminents du comité de lecture.</p>
<p>Certains me disent: &nbsp;&raquo; c&#8217;est râpé et ils n&#8217;ont pas le courage de te le dire&nbsp;&raquo;;  il faut pourtant moins de courage me semble-t-il,  pour dire à un auteur &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo;, que pour partir interviewer des soldats en Irak, mais visiblement, sont pas très courageux, certains membres de comité de lecture. D&#8217;autres proches gardent espoir: &nbsp;&raquo; Attends, on ne sait pas;  c&#8217;est peut-être bon signe qu&#8217;ils n&#8217;aient encore rien répondu&#8230;&nbsp;&raquo;  Inutile,  j&#8217;imagine,  de vous préciser que je suis très en phase avec ceux qui émettent la première supposition.</p>
<p>Je n&#8217;aime pas citer des noms, jouer les balances; mais bon, un indice: mon éminent contact du comité de lecture est une grande bourgeoise qui aime bien organiser chaque année la remise d&#8217;un prix littéraire.  A la rentrée, en l&#8217;absence de nouvelles de leur part, vous aurez droit à un nouvel indice.</p>
<p>WAIT AND SEE</p>
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		<title>Rions un peu</title>
		<link>http://marielebrun.unblog.fr/2010/06/21/rions-un-peu/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 18:36:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour les filles qui ne connaissent pas bien les joueurs du Cirqu&#8230;,  euh,  pardon, de l&#8217;Equipe de France de football. Pour certains garçons aussi, ceux qui préfèrent en rire,  car il y a de quoi se gausser du feuilleton joué depuis quelques jours: Un  ARTICLE HILARANT paru dans Libération le 18 juin 2010. Des portraits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour les filles qui ne connaissent pas bien les joueurs du Cirqu&#8230;,  euh,  pardon, de l&#8217;Equipe de France de football. Pour certains garçons aussi, ceux qui préfèrent en rire,  car il y a de quoi se gausser du feuilleton joué depuis quelques jours:</p>
<p>Un  <a href="http://www.liberation.fr/sports/0101642117-seuls-lloris-et-malouda">ARTICLE HILARANT</a> paru dans Libération le 18 juin 2010.<br />
Des portraits croquignolets,  notamment des inimitables &laquo;&nbsp;Pipo et Gros Lulu&nbsp;&raquo; !</p>
<p> </p>
<p> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>sortez les briquets, sortez les briquets</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Jun 2010 22:55:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Cliquer ici pour voir la vidéo.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><p><a href="http://marielebrun.unblog.fr/2010/06/12/sortez-les-briquets-sortez-les-briquets/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<title>la femme qui valait 200 KF</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 17:31:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Une fois n&#8217;est pas coutume, je vais rendre compte d&#8217;un bouquin qui n&#8217;a rien de littéraire, mais qui a tout de même un intérêt certain. Je viens de terminer en effet la lecture de &#160;&#187; Vous êtes trop qualifiée pour ce poste&#160;&#187; publié par Martine Legall chez Albin Michel. La narratrice relate ses tribulations à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois n&#8217;est pas coutume, je vais rendre compte d&#8217;un bouquin qui n&#8217;a rien de littéraire, mais qui a tout de même un intérêt certain. Je viens de terminer en effet la lecture de &nbsp;&raquo; Vous êtes trop qualifiée pour ce poste&nbsp;&raquo; publié par <a href="http://www.letelegramme.com/tag/Martine%20Le%20Gall">Martine Legall</a> chez Albin Michel.</p>
<p>La narratrice relate ses tribulations à la recherche d&#8217;un emploi de cadre dans la finance. Comme elle postule pour un poste nécessitant un  haut niveau d&#8217;études et beaucoup d&#8217;expérience, la plupart des emplois qu&#8217;elle brigue lui sont donc proposés par des consultants en recrutement. Qu&#8217;elle se présente pour un premier contact avec le consultant, ou pour un entretien avec un sbire de son éventuel futur et &laquo;&nbsp;prestigieux&nbsp;&raquo; employeur, elle se doit d&#8217;avoir la panoplie du cadre haut de gamme: tailleur chic et sombre, hauts talons, maquillage discret, sacoche en cuir de marque. Le moins qu&#8217;on puisse dire est que le monde de la finance n&#8217;est pas le royaume des Bisounours:  entre ceux qui tentent une approche &laquo;&nbsp;promotion canapé&nbsp;&raquo;, ceux qui l&#8217;humilient inutilement avec un interrogatoire très serré alors qu&#8217;ils savent déjà quel candidat sera choisi au final (on apprend que les appels à candidatures servent souvent à masquer l&#8217;embauche par piston ou népotisme d&#8217;une personne à laquelle  le big boss rend service ) et ceux qui tiennent des propos misogynes (&laquo;&nbsp;avec les femmes on a que des problèmes elles tombent toutes enceintes un jour ou l&#8217;autre&nbsp;&raquo;),  on a droit à une chouette galerie de portraits de requins en tout genre.</p>
<p>Au final,  elle mettra un an et demi à retrouver un job. Un petit détail qui a son importance: tous les postes qui lui sont proposés sont rémunérés entre 200 000 et 300 000 euros par an. En net,  cela nous fait un salaire mensuel moyen entre 13 000 et 19 000 euros. A ce prix, on peut se permettre d&#8217;attendre dix-huit mois, non ?  Autre remarque: imaginons la même femme pareillement diplômée qui aurait eu comme beaucoup de françaises, 2 ou 3 gamins; en serait-elle au même niveau professionnel ? Certainement pas: pour ces emplois de cadre surpayé,  il faut une disponibilité à toute épreuve totalement incompatible avec une vie familiale normale.  A moins d&#8217;avoir un mari qui accepte de faire &laquo;&nbsp;homme au foyer&nbsp;&raquo; et de suivre madame chaque fois qu&#8217;elle change de poste&#8230;.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Brèves notes de lecture 2</title>
		<link>http://marielebrun.unblog.fr/2010/05/16/breves-notes-de-lecture-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 16 May 2010 09:17:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le temps passe, rien ne se décide, les lecteurs du comité X sont des gens visiblement très très très occupés&#8230;.Toujours pas de réponse, donc, mais la vie continue, et j&#8217;ai  (entre autres) lu quelques livres. Pas de quoi faire un article dithyrambique sur le roman de la décennie, mais de &#171;&#160;brèves notes&#160;&#187;. Heureusement qu&#8217;il y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le temps passe, rien ne se décide, les lecteurs du comité X sont des gens visiblement très très très occupés&#8230;.Toujours pas de réponse, donc, mais la vie continue, et j&#8217;ai  (entre autres) lu quelques livres. Pas de quoi faire un article dithyrambique sur le roman de la décennie, mais de &laquo;&nbsp;brèves notes&nbsp;&raquo;. Heureusement qu&#8217;il y a des bibliothèques, pour se tenir au courant de l&#8217;actualité littéraire, soit-dit en passant, car il est bien rare de dénicher une perle dans ce qu&#8217;il est convenu d&#8217;appeler les &laquo;&nbsp;crus de l&#8217;année&nbsp;&raquo;;</p>
<p>Commençons par le plus mauvais, le livre que je vous déconseille formellement:</p>
<p><i>UN TRES GRAND AMOUR  de Franz Olivier Giesbert</i><br />
F. O Giesbert ne se cache pas d&#8217;avoir parlé de lui et rien que de lui, dans ce roman: confessions intimes, auto-fiction, leçon de vie, auto-analyse, &laquo;&nbsp;Un très grand amour&nbsp;&raquo;  se veut tout cela à la fois, et au final on obtient&#8230;.pas grand chose. F.O Giesbert a eu beaucoup de femmes et beaucoup  d&#8217;enfants:  chaque fois qu&#8217;il tombe amoureux, il fait un enfant à l&#8217;aimée du moment;  chacune de ces femmes finit par être délaissée pour la suivante dont le narrateur, très sentimental et versatile, tombe raide in love comme un djeune. Mais le bonhomme vieillit et son dernier grand amour se dissout lamentablement parce qu&#8217;il est tombé sur une femme moins douce et moins docile que les autres, cette compagne beaucoup plus jeune que lui,  qui ne supporte pas qu&#8217;il soit atteint d&#8217;un cancer;  peu importe, notre héros souffre mille morts d&#8217;être abandonné avant de ressusciter de ses cendres ; ce qui doit arriver arrive: il tombe amoureux de son infirmière, la vie reprend, on se dit que là, c&#8217;est dommage, il ne pourra plus faire d&#8217;enfants.</p>
<p>Ecrite par un Philippe Roth,  cette histoire donnerait  un roman fort , émouvant, très bien écrit; là on est face à l&#8217;exhibitionnisme d&#8217;un vieil adolescent de 60 ans,  un gloubi boulga sans style, sans âme. Et dire que c&#8217;est publié chez Gallimard.</p>
<p> </p>
<p><i>ROMANCE NERVEUSE de Camille Laurens</i></p>
<p>Camille Laurens n&#8217;a jamais caché son goût pour l&#8217;auto-fiction; son dernier roman paru n&#8217;échappe pas à son habitude d&#8217;utiliser des fragments de sa vie pour faire oeuvre littéraire.  Dans &laquo;&nbsp;Romance nerveuse&nbsp;&raquo;, elle relate une relation amoureuse qu&#8217;elle a vécue pendant quelques mois, peu de temps après avoir été &laquo;&nbsp;limogée&nbsp;&raquo; des Editions POL.  Je ne vais pas revenir longuement sur<a href="http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/08/25/controverse-sur-le-plagiat-psychique/"> cette affaire de plagiat</a> qui l&#8217;a opposée à Marie Darrieussecq au moment de la sortie de &laquo;&nbsp;Tom est mort&nbsp;&raquo;. Ce qui est le plus intéressant n&#8217;est pas de savoir s&#8217;il y a eu ou non &laquo;&nbsp;plagiat&nbsp;&raquo;; non, ce qui est étonnant,  c&#8217;est de constater comment un écrivain se voit renvoyer du jour au lendemain par un éditeur qui le publie depuis  15 ans:  dans son livre,  Camille Laurens explique que son éditeur n&#8217;a pas supporté qu&#8217;elle attaque un auteur &laquo;&nbsp;maison&nbsp;&raquo; à travers la presse. Il a donné sa préférence à l&#8217;une, alors qu&#8217;il aurait pu se fâcher, dire haut et fort son mécontentement quant à cette querelle,  sans se comporter comme un employeur blessé de voir écorner l&#8217;image de sa boîte.  Anéantie par cette trahison, Laurens dit être restée plusieurs mois sans écrire avant de se mettre à l&#8217;ouvrage pour &laquo;&nbsp;Romance nerveuse&nbsp;&raquo;.  Sort de cette triste affaire,  un roman aussi agaçant qu&#8217;émouvant.  La narratrice, quarantenaire divorcée, rencontre lors des vacances d&#8217;été un paparazzi.  Il a dix ans de moins qu&#8217;elle, il est beau, musclé et beau parleur, mais il  regarde surtout la soeur de l&#8217;écrivain (qui reste indifférente à ses avances).  Alors qu&#8217;elle pensait ne jamais le revoir, Luc la contacte à Paris, alors qu&#8217;il l&#8217;a totalement ignorée quand ils étaient à Djerba,  sous le prétexte de jouer une partie de tennis.  Ils entament dès le premier rendez-vous une liaison,  d&#8217;autant plus cahotique que le photographe se révèle être à la limite de la psychopathie.  D&#8217;emblée,  alors qu&#8217;il viennent de faire l&#8217;amour pour la première fois, il dit à sa conquête qu&#8217;il l&#8217;aime, tout en la traitant avec ironie et désinvolture. Elle est sous le charme parce qu&#8217;il est jeune, hyperactif, sensuel, et (au début) salaud juste ce qu&#8217;il faut pour intriguer cette femme dont on devine qu&#8217;elle est assez  seule et fragilisée par sa position d&#8217;auteur renié par son éditeur.</p>
<p>Une longue &laquo;&nbsp;romance&nbsp;&raquo; à tendance sado-masochiste lie pendant des mois les deux personnages : Luc fait l&#8217;amour avec passion, réclame de l&#8217;amour, jure qu&#8217;il est amoureux fou, et dans le même temps il insulte, fuit, revient, fuit à nouveau et se complait dans un rôle de sale gosse victime de son passé (il dit avoir été violé par son frère pendant des années).  La narratrice perd pied et s&#8217;éloigne quand elle s&#8217;aperçoit qu&#8217;il est beaucoup plus attiré par les hommes, et la trompe sans arrêt avec des types rencontrés sur internet.</p>
<p>On est irrité par cette histoire pathétique et en même temps captivé par ce qui se révèle un étonnant portrait d&#8217;homme du troisième millénaire, ce paparrazi déjanté à la fois lamentable et flamboyant.</p>
<p>Je recommande ce roman à ceux qui apprécient les histoires d&#8217;amour qui finissent mal&#8230;Ce sont souvent celles qui donnent les meilleurs livres.</p>
<p>EXTRAIT:</p>
<p>&laquo;&nbsp;<i>Pour l&#8217;instant, il dit qu&#8217;il arrive et il rentre chez lui, il se penche vers moi pour m&#8217;embrasser et bâille à plein gosier, il grille un feu devant les CRS alors qu&#8217;il m&#8217;accompagne à l&#8217;aéroport où je dois prendre un avion, il me laisse un message graveleux pendant les obsèques d&#8217;un de mes amis, il prend un étron en photo et me l&#8217;envoie en mms, il veut que j&#8217;achète un iPhone pour remplacer mon vieux mobile out of fashion, et devant mon refus obstiné demande au vendeur qui s&#8217;approche aimablement ce qu&#8217;il a comme modèle pour femmes mûres, il traite de dondon une copine d&#8217;Alice qui est anorexique, il hurle &laquo;&nbsp;fais-moi un café sale pute&nbsp;&raquo; au matin d&#8217;une nuit très tendre ou bien il me conseille de faire des exercices du périnée, parce que bon, après deux enfants&#8230;, sur une belle édition de Baudelaire, il pose un verre de punch qui laisse un cerne, il passe au téléphone la moitié du dîner dans le restaurant feutré où je l&#8217;ai invité pour son anniversaire, il cherche la scène qui déploiera le malentendu, le geste qui fera déborder le vase, la crise qui justifiera la rupture, avant l&#8217;excuse qui permettra de revenir, le cadeau d&#8217;attendrir, la parole d&#8217;émouvoir, il cherche sans discontinuer l&#8217;offense et le pardon.&nbsp;&raquo;</i></p>
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		<title>Attente&#8230;la suite</title>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 12:23:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je n&#8217;ai pas le moindre début de commencement de réponse à mon attente, ou si peu.  J&#8217;ai cru comprendre que mon texte n&#8217; était pas passé au comité de lecture du mois d&#8217;avril,  il me faut donc attendre la fin mai pour espérer que peut-être,  au prochain comité, mon texte sera débattu à nouveau.  Histoire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;ai pas le moindre début de commencement de réponse à mon attente, ou si peu.  J&#8217;ai cru comprendre que mon texte n&#8217; était pas passé au comité de lecture du mois d&#8217;avril,  il me faut donc attendre la fin mai pour espérer que peut-être,  au prochain comité, mon texte sera débattu à nouveau.  Histoire de patienter,  je vous confie  le récit par ordre chronologique de mes tribulations éditoriales.</p>
<p>Tout commence il y a à peu près un an; je viens de finir &laquo;&nbsp;Solo ma non troppo&nbsp;&raquo; et l&#8217;envoie à 4 éditeurs. Pourquoi 4 ? Parce que je vois ma démarche comme un test, et sais par ouïe dire et par expérience que cela ne sert à rien d&#8217;arroser tout Paris avec des dizaines de tapuscrits.  Je mets un rien de malice (et de masochisme) à placer  la barre assez haut:  POL, Gallimard (au sujet duquel certains rares commentateurs de chez Wrath répètent régulièrement que c&#8217;est là qu&#8217;un primo-romancier a le plus de &laquo;&nbsp;chances&nbsp;&raquo; d&#8217;être lu),  Stock,  Minuit.  Pour Minuit, je sais pertinemment que mes chances sont en dessous de zéro, mais je ne leur ai jamais rien envoyé, une lettre de refus de chez eux manque à ma collection.</p>
<p>Quelques semaines plus tard,  j&#8217;ai mes 4 lettres de refus, celle de POL valant son pesant d&#8217;humiliation débonnaire:</p>
<p>&laquo;&nbsp;<i>Nous vous remercions d&#8217;avoir à nouveau pensé à notre maison et de nous avoir confié votre manuscrit.</i></p>
<p><i>Malheureusement, cette fois encore, nous ne pouvons pas vous proposer de publication. Sans doute votre démarche est-elle trop éloignée de nos préoccupations, de nos options. </i></p>
<p><i>Avec nos regrets etc&#8230;..&nbsp;&raquo;</i></p>
<p>Admirez la concision du &laquo;&nbsp;cette fois encore&nbsp;&raquo;.  Avec quelle économie de mots monsieur P.O.L me signifie:  &laquo;&nbsp;Merci à l&#8217;avenir de ne plus m&#8217;importuner avec vos écrits miteux.&nbsp;&raquo; (Je lui avais envoyé trois ans auparavant un recueil de nouvelles).  Enfin, au moins,  on a la preuve qu&#8217;il suivent un minimum leur stock de manuscrits chez POL,  puisqu&#8217;ils  se sont  souvenu de mon nom&#8230;</p>
<p>Je décide alors d&#8217;arrêter les frais, et dépose le premier chapitre de mon texte sur le site d&#8217;un éditeur qui a créé une plateforme pour les wannabes. Peu de réactions, mais tout de même quelques lecteurs qui m&#8217;encouragent.  Au passage,  merci à Manuel Montero et à  Gaël Brunet qui ont été les plus &laquo;&nbsp;positifs&nbsp;&raquo;^^Au mois de juillet,  je mets mon texte en lecture sur mon blog;  les réactions<a href="http://marielebrun.unblog.fr/2009/07/09/solo-ma-non-troppo-bis/"> ici </a>et <a href="http://marielebrun.unblog.fr/2009/09/02/solo-ma-non-troppo-ter/">là </a>sont intéressantes.  Je laisse passer un peu de temps,  puis me décide à améliorer le manuscrit.  Une fois qu&#8217;il est modifié,  je ne sais pas à qui l&#8217;envoyer, me doutant  que pour les big maisons,  ce n&#8217;est pas vraiment la peine de faire des frais:  elles croulent déjà sous les tapuscrits et  la crise économique les rend encore plus frileuses.</p>
<p>Ayant toutefois obtenu par un de ces hasards qui se produisent parfois (ou jamais, la chance sourit à qui elle veut, cette garce) l&#8217;adresse e-mail d&#8217;un membre du comité de lecture d&#8217;une maison  que j&#8217;appelle X par discrétion, maison renommée sur la place de Paris,  je  lui transmets sans grande illusion mon texte par mail  (la personne concernée accepte les manuscrits par mail, autre hasard heureux,  cela m&#8217;a évité un fastidieux envoi par la Poste);  mon contact m&#8217;accuse réception très vite et j&#8217;ai la surprise, dix jours plus tard,  de recevoir  un mail m&#8217;avertissant que mon texte a déjà été lu et examiné au comité du mois de mars de la maison X.  Hélas, les avis sont très partagés;  certains lecteurs adorent, d&#8217;autres trouvent le récit trop plat.  Mais justement,  comme certains ont été enthousiastes,  le manuscrit va être relu et re-débattu&#8230;.</p>
<p>Depuis j&#8217;attends patiemment&#8230;.Partagée entre la joie que des pros aient pu avoir envie de me lire et de donner un avis très positif sur mon travail, et la crainte que cet espoir de publication ne retombe comme un soufflé dans quelques temps.</p>
<p>Parallèlement à ces tractations,  j&#8217;ai eu un échange de mails avec un éditeur que j&#8217;appellerai Y car il est très susceptible&#8230;Et  n&#8217;est pas homme à admettre que parfois,  il ne se comporte pas toujours avec franchise, bonté et respect envers ceux qui n&#8217;ont pas le pouvoir que lui confère son petit empire éditorial.  Se danse alors une valse hésitation tout à fait agaçante et énigmatique (pour moi, évidemment, mon interlocuteur sait très bien lui, où il veut en venir): &laquo;&nbsp;Oui, je veux lire votre texte&#8230;Jusqu&#8217;à présent je ne m&#8217;étais jamais intéressé à aucun de vos écrits ? Mais cela ne veut rien dire très chère&#8230;.Oui, je vais le faire lire à Vanessa, et à Sabine&#8230;.&nbsp;&raquo;    (Je n&#8217;aurai jamais le moindre compte rendu de ce qu&#8217;ont pensé ses deux demoiselles de mon texte)&#8230;  &laquo;&nbsp;Ah, vous n&#8217;avez toujours pas de réponse de chez X ?&#8230; Oui,  je vois;  et vous,  comment voyez-vous les choses ?&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et pour finir,  le jour où j&#8217;essaie d&#8217;obtenir une réponse un poil plus concrète: &laquo;&nbsp;Votre manuscrit n&#8217;aurait probablement pas sa place dans mon catalogue&#8230;Il serait beaucoup mieux chez X&#8230;&nbsp;&raquo; m&#8217;écrit Y.  Pourquoi mon texte ferait l&#8217;effet d&#8217;une pâquerette dans un vase orné d&#8217;orchidées au sein de son catalogue maison?  Eh bien je ne le saurai jamais.  Reste l&#8217;impression qu&#8217;on a joué de moi avec une légèreté un rien sadique. Est-ce grave: non ? Est-ce fâcheux ? Pour moi, oui&#8230;Cela ne fait jamais plaisir d&#8217;être &laquo;&nbsp;menée en bateau&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Voilà où j&#8217;en suis de mes tribulations éditoriales&#8230;.Jusqu&#8217;au prochain épisode !</p>
<p> </p>
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		<title>ATTENTE</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Apr 2010 22:13:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Certains ont pu constater que j&#8217;étais moins bavarde ces derniers temps. Je remarque que je ne suis pas la seule: pas mal d&#8217;amis blogueurs mis en lien ici ne sont pas très prolixes non plus. Peut-être s&#8217;essouffle -t-on au bout d&#8217;un certain temps, variable, selon les internautes. Peut-être faut-il être totalement inconscient et/ou idéaliste pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font face="helvetica">Certains ont pu constater que j&#8217;étais moins bavarde ces derniers temps. Je remarque que je ne suis pas la seule: pas mal d&#8217;amis blogueurs mis en lien ici ne sont pas très prolixes non plus. Peut-être s&#8217;essouffle -t-on au bout d&#8217;un certain temps, variable, selon les internautes. Peut-être faut-il être totalement inconscient et/ou idéaliste pour se coller à la tâche avec une opiniâtreté et une régularité de métronome. </font></p>
<p><font face="helvetica">Pour ma part,  j&#8217;entrevois une raison à mon &laquo;&nbsp;essoufflement&nbsp;&raquo;: j&#8217;attends une réponse depuis des semaines. Et je constate une fois de plus (la vie est une longue attente presque toujours déçue diront les plus schopenhaueriens),  je constate, donc,  qu&#8217;attendre une réponse constitue une des tortures psychologiques les plus éprouvantes qui soient. On veut savoir si c&#8217;est &laquo;&nbsp;OUI&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;NON&nbsp;&raquo;. On veut être &laquo;&nbsp;fixé&nbsp;&raquo; comme on dit, parce que l&#8217;espoir du &laquo;&nbsp;OUI&nbsp;&raquo; espéré rend très douloureuse la crainte du &laquo;&nbsp;NON&nbsp;&raquo; redouté.</font></p>
<p><font face="helvetica">J&#8217;ai beau me répéter que je suis très loin de vivre  la même situation qu&#8217;un chômeur en fin de droits après son 28ème entretien d&#8217;embauche aboutissant à un échec;  j&#8217;ai beau me dire encore et toujours que</font> <font face="helvetica">l&#8217;endroit que l&#8217;on souhaite atteindre n</font>&#8216;<font face="helvetica">a guère d&#8217;importance, que c&#8217;est le chemin pour s&#8217;y rendre qui rend la vie plus belle&#8230;.Non décidément, je n&#8217;aime pas attendre.</font></p>
<p><font face="helvetica">&laquo;&nbsp;On désespère alors qu&#8217;on espère toujours&#8230;&nbsp;&raquo; Ce vers de Molière me vient en tête tous les jours.</font> <font face="helvetica">Un vers écrit pour ridiculiser le personnage qui le déclame, et pourtant, il n&#8217;est pas dénué de sens. L&#8217;attente fait osciller de l&#8217;espoir au désespoir et lycée de Versailles&#8230;.Mais sans attente, la vie n&#8217;aurait aucun intérêt:  je suis convaincue qu&#8217;attendre c&#8217;est vivre&#8230;.Et tant pis si c&#8217;est NON cette fois-ci; il y aura d&#8217;autres chemins à parcourir. </font></p>
<p><font face="helvetica"></font></p>
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		<title>Video kitsch 2</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 20:10:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pas vraiment le temps et encore moins l&#8217;inspiration pour écrire un billet vaguement consistant (certains vont dire &#171;&#160;mais quand,  ma poule,  as-tu écrit un billet consistant ?&#160;&#187;);  aussi,  je cède à la facilité en faisant partager mon goût prononcé pour les tubes &#171;&#160;de quand j&#8217;étais très très jeune&#160;&#187;: nostalgie quand tu nous tiens&#8230;Là, avec les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pas vraiment le temps et encore moins l&#8217;inspiration pour écrire un billet vaguement consistant (certains vont dire &laquo;&nbsp;mais quand,  ma poule,  as-tu écrit un billet consistant ?&nbsp;&raquo;);  aussi,  je cède à la facilité en faisant partager mon goût prononcé pour les tubes &laquo;&nbsp;de quand j&#8217;étais très très jeune&nbsp;&raquo;: nostalgie quand tu nous tiens&#8230;Là, avec les Shocking Blue, on aborde carrément la pré-adolescence de bibi, l&#8217;époque où elle portait des  couettes et un uniforme bleu marine.</p>
<p><p><a href="http://marielebrun.unblog.fr/2010/04/01/video-kitsch-2/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p></p>
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		<title>Olympio et Juliette</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 08:26:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[    Il y a quelques semaines,  j&#8217;ai visité à Paris la &#171;&#160;Maison de Victor Hugo&#160;&#187;,  appartement du 6 place des Vosges,  où vécut l&#8217;écrivain pendant une quinzaine d&#8217;années. Cette visite m&#8217;a donné très envie de lire sa biographie.  J&#8217;ai donc lu avec attention &#171;&#160;Olympio ou la vie de Victor Hugo&#160;&#187;, très beau texte de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p><img src="http://malcontenta.blog.lemonde.fr/files/2007/12/juliette-drouet-victor-hugo.1196847265.jpg" alt="Olympio et Juliette juliette-drouet-victor-hugo.1196847265" /></p>
<p> </p>
<p>Il y a quelques semaines,  j&#8217;ai visité à Paris la &laquo;&nbsp;Maison de Victor Hugo&nbsp;&raquo;,  appartement du 6 place des Vosges,  où vécut l&#8217;écrivain pendant une quinzaine d&#8217;années. Cette visite m&#8217;a donné très envie de lire sa biographie.  J&#8217;ai donc lu avec attention &laquo;&nbsp;Olympio ou la vie de Victor Hugo&nbsp;&raquo;, très beau texte de 560 pages écrit par un André Maurois  érudit et inspiré.  Je ne vous infligerai pas le résumé de la vie d&#8217; Hugo dont tout le monde connait les grands évènements: le génie précoce du poète qui à 14 ans veut être &laquo;&nbsp;Chateaubriand ou rien&nbsp;&raquo;, la bataille d&#8217;Hernani, la mort tragique par noyade de sa fille Léopoldine et de son gendre, son élection comme député de Paris en 1848, l&#8217;exil à Jersey et Guernesey . En revanche, la liaison qui l&#8217;a lié pendant une cinquantaine d&#8217;années à Juliette Drouet est assez fascinante pour être évoquée  sur ce modeste blog.</p>
<p>Juliette Drouet, voilà une amoureuse exceptionnelle, une femme d&#8217;un autre temps, l&#8217;époque n&#8217;étant plus à l&#8217;abnégation et à la passion inconditionnelle d&#8217;une amante qui, par amour et admiration, a voué sa vie entière à un seul homme.</p>
<p>Quand il rencontre Juliette en 1833, Victor Hugo est marié depuis 11 ans à Adèle Foucher,  une amie d&#8217;enfance dont il est très amoureux; une passion contrariée, car peu de temps après leur union, la jeune femme s&#8217;éprend du critique Sainte-Beuve: grand admirateur  et ami de l&#8217;écrivain,  Sainte-Beuve se comporte bientôt comme un coucou;  après avoir mis en confiance le maître de maison,  il s&#8217;enhardit, n&#8217;hésitant pas  à venir tous les après midi tenir compagnie à la femme de Victor Hugo.  Après moult chastes tête à tête,  rendez-vous dans des églises,  lettres échangées sous le manteau,  Adèle et Sainte- Beuve ont une liaison plus sentimentale que charnelle,  Adèle n&#8217;étant pas d&#8217;une grande sensualité.</p>
<p>C&#8217;est lors des répétitions de &laquo;&nbsp;Lucrèce Borgia&nbsp;&raquo; que Victor et Juliette Drouet font connaissance. Actrice médiocre, contrainte à la courtisanerie pour vivre décemment,  Juliette a pour elle,  la jeunesse, la beauté,  et l&#8217;intelligence d&#8217;une femme qui montrera beaucoup de goût littéraire et se révèlera très bonne conseillère; elle a par dessus tout,  une incommensurable bonté.  La nuit de mardi gras de l&#8217;année 1833, les amants passent leur première nuit ensemble; Victor, habitué à la froideur des ébats conjugaux, est ébloui par la fougue de sa jeune maîtresse. La belle étant folle amoureuse, d&#8217;un caractère exquis et fort capable de comprendre son oeuvre et de lui écrire d&#8217;adorables lettres (il y aura en tout 17 000 lettres d&#8217;amour en 50 ans), Victor est conquis; sans doute n&#8217;imagine-t-il pas encore qu&#8217;ils ne se quitteront quasiment plus jusqu&#8217;à la mort de Juliette.</p>
<p>Par amour pour Victor,  Juliette va tour à tour renoncer à sa carrière de comédienne, accepter de rompre avec ses généreux amants, et pour finir, accepter de vivre en recluse dans un tout petit appartement où son grand homme lui rend visite et travaille à l&#8217;occasion. Victor Hugo lui alloue une modeste pension de huit cent francs. Il est tout à fait fascinant de voir à travers cet extrait d&#8217;un carnet de comptes, la docilité de Juliette qui rend compte de chaque sou dépensé:</p>
<p>Dates                                                      Francs               Sous<br />
Ier     argent gagné par mon adoré&#8230;..  400</p>
<p>4        argent gagné par mon adoré&#8230;..   53</p>
<p>6        argent de la nourriture de mon Toto&#8230;  50</p>
<p>10      argent gagné par mon petit homme&#8230;  100</p>
<p>14      argent de la bourse de mon adoré&#8230;..    6             4</p>
<p> </p>
<p>Le plus souvent, malgré cet esprit économe, elle n&#8217;a pas assez d&#8217;argent pour se chauffer, se nourrit d&#8217;oeufs, de lait, de fromage. En ses heures libres, elle copie les manuscrits ou ravaude les vêtements de son amant. Elle n&#8217;a pas le droit de sortir, même pour respirer l&#8217;air de sa rue, sauf accompagnée de Victor. Cette situation dure des années, tandis que l&#8217;écrivain mène une vie bourgeoise et confortable auprès de sa femme et de ses enfants.  Les seuls moments de joie pour Juliette sont les quelques semaines d&#8217;été durant lesquelles Hugo l&#8217;emmène voyager.  Bientôt il lui trouvera aussi une chambre dans une ferme près de la propriété des Roches où les Hugo passent une partie des grandes vacances: Juliette chaque jour et quel que soit le temps, se rend dans un bois, espérant une lettre (cachée au creux d&#8217;un chataîgner), ou plus rarement une visite de son aimé.  Adèle ferme les yeux: elle est toujours proche de Sainte Beuve, et aime désormais très fraternellement son mari qu&#8217;elle laisse libre de passer du bon temps avec sa maîtresse.</p>
<p>Une dizaine d&#8217;années plus tard, Victor Hugo ne peut toujours pas se passer de Juliette, mais il ne la désire plus. Cela fait longtemps déjà qu&#8217;il la trompe en recevant des maîtresses chez lui,  mais la tristesse de Juliette s&#8217;accroît quand elle comprend qu&#8217; il n&#8217;y aura jamais plus de sensualité passionnée entre eux. Juliette souffrira horriblement quand elle recevra en juin 1851, un paquet de lettres envoyées par Victor à sa maîtresse Léonie d&#8217;Aunet. Cette femme se venge car Hugo refuse de lui sacrifier Juliette. Pauvre Juliette qui apprend en parcourant cette correspondance, que la liaison entre les deux amants dure depuis sept ans ! Elle sort de chez elle dans un état proche de la folie, erre toute la journée dans Paris. Hugo la supplie de lui accorder son pardon, elle finit par se résoudre à accepter l&#8217;inacceptable, écrivant le 30 juin : &nbsp;&raquo;</p>
<p>&laquo;&nbsp;<i>Je remercie cette femme d&#8217;avoir été impitoyable dans les preuves de ta trahison. Elle m&#8217;a bien hardiment enfoncé jusqu&#8217;à la garde dans le coeur cette adoration que tu lui as donnée pendant sept ans. C&#8217;était cynique et féroce, mais c&#8217;était honnête. Cette femme était digne d&#8217;être mon bourreau. Tous les coups ont bien porté&#8230;&nbsp;&raquo;</i><br />
Après la mort d&#8217; Adèle, elle pourra enfin vivre auprès de son grand amour.  Atteinte d&#8217;un cancer, elle lui écrit une dernière lettre, le 1er janvier 1883:</p>
<p>&laquo;&nbsp;<i>Cher adoré, je ne sais pas où je serai l&#8217;année prochaine à pareille époque, mais je suis heureuse et fière de te signer mon certificat de vie pour celle-ci par ce seul mot: je t&#8217;aime.&nbsp;&raquo;</i></p>
<p> </p>
<p>Certains ont dit que Juliette était une pauvre folle naïve et asservie; d&#8217;autres ont pensé,  sans doute à juste titre, qu&#8217;à un homme exceptionnel, un amour exceptionnel était dû;  André Maurois commente ainsi la mort de Juliette Drouet: &laquo;&nbsp;<i>De ce sacrifice avait-il été digne ? Si le désir avait fléchi, l&#8217;attachement ne s&#8217;était jamais relâché. En associant Juliette à son oeuvre,  il lui avait donné une vie inimitable. On a beaucoup parlé de son monstrueux hugoïsme; mais pour inspirer de tels sentiments, il faut avoir outre le génie, des qualités humaines.&nbsp;&raquo;<br />
</i></p>
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		<title>cesars 2010</title>
		<link>http://marielebrun.unblog.fr/2010/02/28/cesars-2010/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 22:34:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pourquoi faut-il que chaque fois je regarde la Cérémonie des Césars du cinéma français, je me dise immanquablement que c&#8217;était mieux avant. Quand j&#8217;étais gamine, il y avait toujours au moins une actrice sublime en robe Saint-Laurent: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Romy Schneider; au moins l&#8217;une des trois illuminait la soirée. Hier,  il y avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi faut-il que chaque fois je regarde la Cérémonie des Césars du cinéma français, je me dise immanquablement que c&#8217;était mieux avant. Quand j&#8217;étais gamine, il y avait toujours au moins une actrice sublime en robe Saint-Laurent: Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Romy Schneider; au moins l&#8217;une des trois illuminait la soirée. Hier,  il y avait Adjani, mais l&#8217;excès d&#8217;acide hyaluronique gâte quelque peu ses traits magnifiques&#8230;Las ! On ne peut être et avoir été !</p>
<p>Marion Cotillard&#8230;L&#8217;énigme du paysage audiovisuel français. Il faudra qu&#8217;on m&#8217;explique comment une fille qui a des poches sous les yeux, les oreilles du Docteur Spock et un sourire niais (voir <a href="http://www.infos-des-medias.net/images-television/marion_cotillard_reference.jpg" rel="lightbox[106]">ici</a>) a pu devenir une star aux USA&#8230;Franchement, pourquoi pas Sylvie Testud ou Emmanuelle Devos tant qu&#8217;on y est ? Et Vanessa Paradis, elle n&#8217;a pas les moyens de se payer un bon coiffeur, elle pourrait pas éviter de venir avec les cheveux gras à la racine ? Non, décidément, le glamour français n&#8217;est plus ce qu&#8217;il était.</p>
<p>Me manquent aussi les pitreries de Michel Serrault, ou  de Coluche&#8230;Parce que Gad Elmaleh, il fait ce qu&#8217;il peut, mais bon&#8230;Très déçue ai-je été également de voir que Cluzet n&#8217;avait pas le César du meilleur acteur. C&#8217;est un de nos meilleurs comédiens, mais non, les jurés ont préféré le jeune Tahar Rahim qui a fait un doublé en obtenant aussi le César du meilleur espoir.</p>
<p>Et la tête pétrifiée d&#8217;Harrison Ford. Hallucinant.  Le pompon a tout de même été la chanson interprétée par Jeanne Balibar: voix de Castafiore, et grognements de cochon entre les couplets.</p>
<p>Pour effacer ce souvenir télévisuel désastreux, j&#8217;ai regardé une fois de plus ce merveilleux clip, rempli de paillettes, de plumes d&#8217;autruche, de swing, de rêve, voir <a href="http://www.youtube.com/watch?v=hgnHEyeMECc">ICI.</a></p>
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		<title>l&#8217;air et la chanson 2: écorchée vive, par diam&#8217;s</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 09:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le moins qu&#8217;on puisse dire est que je n&#8217;aime pas le rap, pourtant je suis très sensible à la force d&#8217;&#171;&#160;Ecorchée vive&#160;&#187;,  chanson de Diam&#8217;s découverte par hasard sur la toile: Extraits: &#8230;.J&#8217; suis écorchée, bien sûr, comment vivre autrement, quand les rêves ne servent à rien à part mentir aux enfants, écorchée vive, quand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font face="helvetica"><font size="4">Le moins qu&#8217;on puisse dire est que je n&#8217;aime pas le rap, pourtant je suis très sensible à la force d&#8217;<a href="http://www.chartsinfrance.net/Diam-s/*-Diam-s-||-EcOrchee-vive-*-clip-ytcXvX5A2H9dc.html">&laquo;&nbsp;Ecorchée vive&nbsp;&raquo;</a>,  chanson de Diam&#8217;s découverte par hasard sur la toile:</font></font></p>
<p><font face="helvetica"><font size="4">Extraits:</font></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino"><font size="4">&#8230;.J&#8217; suis écorchée, bien sûr, comment vivre autrement, quand les rêves ne servent à rien à part mentir aux enfants,</font></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino"><font size="4"> écorchée vive, quand j&#8217;ai bâti tant bien que mal une vie meilleure que celle des autres, et qu&#8217;on m&#8217;a juste dit c&#8217;est normal,</font></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino"><font size="4"> écorchée vive, parce que Maman je t&#8217;aime à mort, parce que je n&#8217; peux pas supporter qu&#8217;un jour on parte dans le remords,</font></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino"><font size="4"> j&#8217; suis écorchée, parce que j&#8217; tai confié un secret, parce que j&#8217;ai appris par les autres que la langue était une traître,</font></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino"><font size="4"> écorchée vive, malgré moi, malgré la vie, car on me parle d&#8217;avenir quand tu ne me parles que d&#8217;archives,</font></font></p>
<p><font face="book antiqua,palatino"><font size="4"> écorchée vive, car on fait semblant de me croire, parce que je voulais faire de ma passion la plus belle de vos histoires</font></font><font size="4"><font face="book antiqua,palatino">&#8230;</font></font></p>
<p><font size="4"><font face="book antiqua,palatino">écorchée vive, dans ce grand théâtre en feu, j&#8217;affronte les flammes du mieux que j&#8217; peux, écorchée vive, quand les crétins se croient </font></font></p>
<p><font size="4"><font face="book antiqua,palatino">des rois, quand les adultes ne savent rien faire à part nous montrer du doigt, écorchée vive quand on me force à faire semblant, </font></font></p>
<p><font size="4"><font face="book antiqua,palatino">écorchée par tous ces poings, alors que c&#8217;est mes mains que je vous tends, écorchée vive d&#8217;en vouloir toujours un peu plus, </font></font></p>
<p><font size="4"><font face="book antiqua,palatino">de vouloir toujours être celle qui écrit sous l&#8217;abribus&#8230;</font></font></p>
<p> </p>
<p> </p>
<table width="100%" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">
<tr>
<td valign="top"><span class="tit4"><br />
</span></td>
<td width="300" valign="top"> </td>
</tr>
</table>
]]></content:encoded>
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		<title>saint-valentin</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 07:01:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[                                                                                                                        Paris, le 14 février 2010    Françoise,   Je te vois lever un sourcil en lisant ce sobre &#171;&#160;Françoise&#160;&#187;. Je t&#8217;ai habituée à tant de surnoms doux comme des loukoums: mon ange, mon amour, objet de mon désir, ma perle, mon aimée, ma préférence&#8230;Tu n&#8217;as jamais beaucoup aimé ton prénom, et tu l&#8217;aimes de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">                                                                                                                        Paris, le 14 février 2010</font></p>
<p> </p>
<p align="justify"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif"> Françoise,</font></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">Je te vois lever un sourcil en lisant ce sobre &laquo;&nbsp;Françoise&nbsp;&raquo;. Je t&#8217;ai habituée à tant de surnoms doux comme des loukoums: mon ange, mon amour, objet de mon désir, ma perle, mon aimée, ma préférence&#8230;Tu n&#8217;as jamais beaucoup aimé ton prénom, et tu l&#8217;aimes de moins en moins car il trahit ton âge. Tes parents t&#8217;appellent Fanfan, tes plus récents amis t&#8217;appellent Fanny. Moi, je préfère choisir au gré de mes humeurs. Et mon humeur est aujourd&#8217;hui  coléreuse, nostalgique, mélancolique et dans le même temps, joyeuse et optimiste.</font></p>
<p align="justify"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">Françoise, c&#8217;est la dernière fois que je t&#8217;écris. Cette lettre écrite le jour de la Saint-Valentin est une lettre de rupture. On ne peut choisir meilleur jour, pour rompre, que celui de la fête des amoureux: pourquoi en ferait-on exclusivement la fête de ceux qui s&#8217;aiment éperdument ?  L&#8217;amour a tant de formes y compris celle fatale du désamour; j&#8217;ai enfin compris que mon amour pour toi était moribond, autant l&#8217;achever aujourd&#8217;hui, ainsi nous n&#8217;aurons pas de mal à situer dans le temps la fin de notre liaison. Là, je te vois sourire: il y en a tant eu, </font><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">des ersatz de rupture, des simulacres, des répétitions avant la finale, des coups de fils se terminant rageusement ou froidement, toujours pour cette lancinante demande de ma part, assez pitoyable, j&#8217;en conviens, de plus de temps, plus de présence, plus de TOI. </font></p>
<p align="justify"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">On parle souvent d&#8217;élément déclenchant pour les catastrophes, les maladies mentales, les crimes. Dans mon envie irrépressible de ne plus jamais  te revoir, de ne plus te prendre au téléphone, l&#8217;élément déclenchant a été ton dernier affront, Françoise, ta dernière incorrection, étonnante chez une femme comme toi, si soucieuse de paraître civilisée, au dessus des ploucs (un de tes mots favoris). Je m&#8217;étais souvent aperçu que tu ne m&#8217;écoutais pas quand je te confiais mes soucis, mes peines, ces petits et grands chagrins auxquels personne n&#8217;échappe. Souviens-toi, il y a trois jours, je t&#8217;ai parlé de mon père, de mon inquiétude parce qu&#8217;il va subir une IRM pour vérifier qu&#8217;il ne souffre pas d&#8217;un cancer de la vessie. Tu m&#8217;as à peine écouté, tu te rhabillais et tu as dit &laquo;&nbsp;Ah oui, </font> <font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">c&#8217;est embêtant&nbsp;&raquo;, d&#8217;une voix distraite</font>.<font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif"> Me doutant que tu allais parler vite d&#8217;autre chose, comprenant que je t&#8217;ennuyais avec ce problème qui ne te concerne pas, j&#8217;ai relancé, pour voir: &laquo;&nbsp;Cela m&#8217;angoisse, mon père n&#8217;a jamais été malade, j&#8217;aurais du mal à supporter qu&#8217;il soit atteint d&#8217;une maladie grave&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;On ne devrait pas vieillir, que veux-tu&nbsp;&raquo; as-tu lancé négligemment avant de boutonner ton chemisier. &laquo;&nbsp;Désolée, il faut vraiment que je me sauve, je suis déjà en retard.&nbsp;&raquo; Ce soir là tu te réjouissais d&#8217;accompagner une amie qui avait deux places pour une représentation à l&#8217;Opéra Garnier. </font></p>
<p align="justify"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">S&#8217;il n&#8217;y avait eu que cela; souviens-toi, quand j&#8217;ai eu ce lumbago qui m&#8217;a cloué au lit pendant dix jours.</font> <font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">Tu es passée une fois en coup de vent, et tu as attendu pour me revoir que je sois parfaitement rétabli, et de nouveau performant sexuellement. Et ce cadeau que j&#8217;avais pris tant de soin à choisir pour ton anniversaire</font>, <font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">ce châle en cachemire bleu, assorti à la couleur de tes yeux, d&#8217;une qualité exceptionnelle, qui m&#8217;a coûté aussi </font><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">cher que l&#8217;ensemble des cadeaux offerts à ma famille pour Noël</font>. <font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">Tu t&#8217;es exclamée &laquo;&nbsp;C&#8217;est adorable&nbsp;&raquo;, mais j&#8217;ai bien vu que tu le regardais à peine. Et une heure plus tard, tu n&#8217;as pu te retenir de dire que tu avais reçu un manteau Rykiel dont tu rêvais. Tu m&#8217;as prévenu dès le début de notre liaison que tu étais très attachée à ton mari, que tu ne le quitterais jamais, qu&#8217;il était impensable que tout ce que vous avez construit soit anéanti fût-ce pour un amoureux auquel  tu dis tenir énormément; soit&#8230;. mais est-ce bien venu  de me parler de lui pour un oui ou pour un non, comme s&#8217;il était mon ami, comme s&#8217;il était entendu que je n&#8217;avais pas à être jaloux puisque que vous ne couchez plus ensemble depuis dix ans. Cela fait quatre ans que j&#8217;entends parler de cet homme, quatre ans que j&#8217;accepte la clandestinité, l&#8217;ambiguïté. Pendant longtemps, j&#8217;avoue avoir été séduit et même excité par l&#8217;idée de vivre un amour caché.  Tu me connais, la vie quotidienne m&#8217;ennuie, et je ne suis pas de ceux qui ont un besoin vital d&#8217;une compagne à demeure. Mais le charme de ce jeu a fini par s&#8217;étioler, non pas que tu me plaises moins </font><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">(je te trouve toujours belle, drôle, désirable), mais vois-tu, comprendre enfin que tu ne m&#8217;aimes pas, a fini par me rebuter; je ne peux plus t&#8217;écouter, te toucher, sans avoir l&#8217;impression  un peu répugnante d&#8217;avoir à commercer avec une créature qui ne me veut pas que du bien, ou du moins, qui ne prend guère de précaution avec mes sentiments.  Tu ne m&#8217;aimes pas, Françoise: tu aimes mon visage, mon corps, ma façon de faire l&#8217;amour, ma jeunesse, </font> <font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">mon statut social de journaliste &laquo;&nbsp;qui a réussi à faire son trou dans l&#8217;équipe d&#8217;un grand hebdomadaire&nbsp;&raquo;; tu aimes mon humour, ma disponibilité, mon mépris pour les histoires d&#8217;amour banales et la médiocrité du conformisme. Oui, tu aimes tout cela, probablement passionnément, mais tu ne m&#8217;aimes pas MOI. Quatre ans, Françoise, cela fait quatre ans que je n&#8217;ai pas passé une journée sans penser à toi au moins deux ou trois fois par heure; même la nuit, je rêve souvent de toi, même au cinéma, je ne peux pas voir un film sans que ma pensée me ramène à toi. Tout ce temps consacré à une femme qui ne m&#8217;aime pas, qui n&#8217;aime qu&#8217;une image, des moments de plaisir, la vanité d&#8217;être aimée par un homme qui a vingt ans de moins, quoi de plus chic et de plus excitant n&#8217;est-ce pas, qu&#8217;un jeune amant, beaucoup plus exaltant qu&#8217;un sac Hermès ou un nouveau cabriolet et pourtant, Dieu sait si tu aimes le luxe. </font></p>
<p><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">Je m&#8217;arrête là Françoise, nous ne sommes pas au tribunal, et je n&#8217;ai pas à t&#8217;accabler. </font> <font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">Ce soir, je vais dîner seul mais je serai heureux, car je vais fêter ma liberté retrouvée. Hier, chez des amis, j&#8217;ai rencontré une femme qui m&#8217;a plu; pourtant je n&#8217;ai pas pris son numéro de téléphone.  Si le hasard nous remet en présence, il se passera peut-être quelque chose, mais je ne suis pas pressé. Je veux prendre le temps de regarder les femmes, au café, dans la rue, partout&#8230;Toutes ces femmes que je ne voyais plus tant ton image m&#8217;obsédait.</font></p>
<p align="justify"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">Je ne t&#8217;oublierai pas Françoise, c&#8217;est mon seul cadeau d&#8217;Adieu: je ne t&#8217;oublierai pas.</font></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"><font face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif">                                                                                                                  SIMON</font></p>
<p align="justify"> </p>
<p align="justify"> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Freaks, film héroïque</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Feb 2010 08:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Sorti en 1932, réalisé par l&#8217;américain Tod Browning, et traduit en France sous le titre &#171;&#160;La monstrueuse parade&#160;&#187; FREAKS est un des films les plus célèbres de l&#8217;histoire du cinéma, même s&#8217;il a été beaucoup moins vu que d&#8217;autres films mythiques comme &#171;&#160;Gone with the wind&#160;&#187;. Devenu culte pour de nombreux cinéphiles, Freaks doit ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sorti en 1932, réalisé par l&#8217;américain Tod Browning, et traduit en France sous le titre &laquo;&nbsp;La monstrueuse parade&nbsp;&raquo; <a href="http://www.yanous.com/pratique/culture/img/Freaks/freaks.jpg" rel="lightbox[103]">FREAKS </a>est un des films les plus célèbres de l&#8217;histoire du cinéma, même s&#8217;il a été beaucoup moins vu que d&#8217;autres films mythiques comme &laquo;&nbsp;Gone with the wind&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Devenu culte pour de nombreux cinéphiles, Freaks doit ce statut à l&#8217;extrême  originalité de son thème, et au fait que c&#8217;est le seul film à avoir choisi pour acteurs de vrais monstres, des gens qui longtemps ont été cachés (dans le secret des familles ou dans des instituts pour handicapés), ou au contraire,  à une époque désormais révolue, &laquo;&nbsp;montrés&nbsp;&raquo; dans des cirques  à des fins commerciales.</p>
<p><img src="http://www.zeblog.com/blog/uploads/c/cinecaroule/freaks-triangle_amoureux.jpg" width="416" height="563" alt="Freaks, film héroïque freaks-triangle_amoureux" /></p>
<p>FREAKS, conçu à l&#8217;origine pour être un film d&#8217;horreur, est plutôt un conte moral, même si la fin respecte les codes du film fantastique. La première scène annonce la couleur, où l&#8217;on écoute le bonimenteur du cirque Tratellini prévenir les spectateurs, qu&#8217;ils vont voir la créature la plus monstrueuse de tous les temps, créature qui a été autrefois une très belle femme. &laquo;&nbsp;Les monstres&nbsp;&raquo;, dit-il &laquo;&nbsp;ont leurs codes et leurs lois; offenser l&#8217;un des leurs, c&#8217;est les offenser tous.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Suit un long flashback où l&#8217;on voit se dérouler l&#8217;histoire de <a href="http://www.olgabaclanova.com/picture_gallery/movies/freaks/13_harry_olga_cape_2_6.jpg" rel="lightbox[103]">Cléopâtre</a> la trapéziste, grande et belle femme blonde prête à tout pour attirer à elle les hommages masculins et l&#8217;argent. Récemment arrivée dans le cirque,  elle séduit immédiatement Hans, le lilliputien pourtant déjà fiancé à Frieda, sa &laquo;&nbsp;consoeur&nbsp;&raquo; lilliputienne. Dans le cirque,  il y a les &laquo;&nbsp;normaux&nbsp;&raquo; (acrobates et clowns) qui cohabitent avec les &laquo;&nbsp;freaks&nbsp;&raquo;, tous de vrais monstres dans la vie: les soeurs siamoises, les hommes troncs, les femmes sans bras, et les &laquo;&nbsp;hommes têtes d&#8217;épingles&nbsp;&raquo;, hallucinantes personnes à tête ovoides, mesurant à peine un mètre trente, et d&#8217;un âge mental très bas, ricanant sans arrêt naïvement, sous la houlette d&#8217;une gouvernante très maternelle, dont on admire la tendresse et la patience.</p>
<p>Hans va devenir la proie de Cléopâtre qui mène en parallèle une liaison clandestine avec Hercule, &laquo;&nbsp;l&#8217;homme fort&nbsp;&raquo; du cirque, brute épaisse sans intérêt sinon l&#8217;attrait sexuel puissant qu&#8217;il exerce sur certaines femmes. Après avoir appris que son soupirant avait hérité d&#8217;une jolie fortune, la trapéziste accepte la demande en mariage d&#8217;Hans, union qui donne lieu à l&#8217;une des scènes les plus cruelles du film: le repas de noces durant lequel Cléopâtre, grisée par le champagne,  perd toute retenue, se moque ouvertement de son &laquo;&nbsp;petit mari&nbsp;&raquo;, embrasse fougueusement son amant et finit par insulter tous les monstres après que ceux-ci, avec une certaine perversité, lui aient chanté que désormais &laquo;&nbsp;elle était des leurs&nbsp;&raquo;. Ce qui choque le plus dans ce film, hormis le fait que certains acteurs sont effrayants physiquement, ce sont les rires cruels et quasi incessants. Le rire est ce qu&#8217;il y a de plus humiliant. C&#8217;est ce qu&#8217;exprime Frieda, le jour où elle ose affronter sa rivale, insistant sur ces rires, sur le fait terrible que beaucoup de membres du cirque passent leur temps à se moquer de Hans.  Le ridicule ne tue pas, mais il fait souffrir atrocement, ses victimes et ceux qui les aiment et voudraient les protéger. On est aussi &laquo;&nbsp;dérangé&nbsp;&raquo; par le constat que les monstres vivent presque tous &laquo;&nbsp;normalement&nbsp;&raquo;, ont pour certains une vie sexuelle, comme les siamoises qui chacune à leur tour trouvent un mari: on n&#8217;ose pas imaginer la vie sexuelle très scabreuse du quatuor.<br />
Le film a une morale, puisque la &laquo;&nbsp;méchante&nbsp;&raquo; sera punie au delà de ses craintes, les monstres faisant front pour venger l&#8217;un des leurs.</p>
<p>FREAKS a un peu vieilli ( presque 80 ans ont passé depuis), l&#8217;histoire peut paraître simpliste, et cependant ce film a un pouvoir intact de fascination, surtout quand on le voit pour la première fois. Pourtant des scènes ont été coupées, sans doute afin que l&#8217;ensemble soit un peu moins choquant et provocateur. Quand on est totalement bilingue, on peut le visionner gratuitement en version originale grâce à ce <a href="http://video.google.fr/videoplay?docid=6355110065089064433&#038;ei=BJVsS4HXA4bL-Aas0NnUBg&#038;q=freaks&#038;hl=fr#">LIEN.</a></p>
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		<title>D&#8217;accord Monsieur je sors ! Par Valy-Christine Oceany</title>
		<link>http://marielebrun.unblog.fr/2010/01/20/daccord-monsieur-je-sors-par-valy-christine-oceany/</link>
		<comments>http://marielebrun.unblog.fr/2010/01/20/daccord-monsieur-je-sors-par-valy-christine-oceany/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 17:04:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Chose promise, chose dûe; enfin, je livre mes impressions sur &#171;&#160;D&#8217;accord monsieur je sors&#160;&#187; de Valy Christine Oceany.  Ce roman  relate sept jours de la vie de Violeta, fillette de dix ans vivant dans un pays qu&#8217;on devine, bien qu&#8217;il ne soit jamais nommé, être la Roumanie, le pays où est née l&#8217;auteur. Violeta est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font face="helvetica">Chose promise, chose dûe; enfin, je livre mes impressions sur &laquo;&nbsp;D&#8217;accord monsieur je sors&nbsp;&raquo; de <a href="http://valychristineoceany.unblog.fr/">Valy Christine Oceany. </a></font></p>
<p><img src="http://www.images-chapitre.com/ima1/original/442/25324442_5449665.jpg" alt="D'accord Monsieur je sors ! Par Valy-Christine Oceany 25324442_5449665" /></p>
<p><font face="helvetica">Ce roman  relate sept jours de la vie de Violeta, fillette de dix ans vivant dans un pays qu&#8217;on devine, bien qu&#8217;il ne soit jamais nommé, être la Roumanie, le pays où est née l&#8217;auteur. Violeta est une enfant gentille, calme et appliquée, prête à tout pour être aimée des adultes. Pourtant, elle se heurte en permanence à des murs: mur de sévérité excessive des &laquo;&nbsp;camarades professeurs&nbsp;&raquo;, mur de froideur et de violence de son père et de sa belle mère, mur de silence des voisins qui &laquo;&nbsp;ne veulent pas voir&nbsp;&raquo; la vie terrifiante subie par cette très jeune fille. Valy décrit une succession de scènes où Violeta passe de l&#8217;école où, bien que très bonne élève, elle n&#8217;est pas aimée des femmes qui sont chargées de son éducation, et où elle n&#8217;a pas d&#8217;amies, à son domicile où vivent un père autoritaire, froid et parfois même violent, et une belle mère qui n&#8217;est pas plus aimante que le père biologique. Certaines séquences sont presque insoutenables, on est plus proche du fait divers de maltraitance que de Poil de Carotte. Pour survivre et ne pas se sentir seule au monde, Violeta s&#8217;est inventée une amie, une poupée qu&#8217;elle reconstitue chaque jour avec des bouts de tissu (en cachette car même cela, même jouer avec des bouts de tissus ne lui est pas permis); elle a aussi découvert qu&#8217;en écrivant de petites fictions sur des pages de cahiers, elle se sent mieux, elle a enfin quelque chose qui lui permet de s&#8217;évader. Une injustice de trop va contraindre l&#8217;enfant à se révolter, je ne peux pas dévoiler comment,  pour ne pas raconter tout le roman.</font></p>
<p><font face="helvetica">Ce qui m&#8217;a le plus impressionnée, c&#8217;est la distance placée entre la narratrice et son sujet. Valy Christine évite les bavardages, les complaisances qu&#8217;on pourrait attendre dans ce style d&#8217;histoire. Les scènes se succèdent, portées par une écriture sobre; la violence est montrée, jamais commentée, comme si cette enfant était là sous nos yeux, et que l&#8217;on suivait ce qu&#8217;elle endure, tout en ressentant la sidération que provoque la souffrance parfois extrême qui l&#8217;atteint. On ne dira jamais assez que les enfants aiment leurs parents inconditionnellement au point de ne rien dire, d&#8217;espérer que demain sera meilleur, que demain Papa sera de bonne humeur, et manifestera enfin son amour.</font> <font face="helvetica">A la fin du récit, on ne sait pas vraiment si bien des années plus tard, l&#8217;enfant qui est devenue femme a pardonné. C&#8217;est là mon seul regret, après cette lecture: on ne sait pas ce qui se passe entre la fin des sept jours relatés dans le roman, et le moment où Violeta est une femme adulte en âge de comprendre et analyser ce qui s&#8217;est passé. Peut-être l&#8217;auteur a -t-elle en cours un autre récit où elle raconte l&#8217;adolescence et la vie d&#8217;étudiante de cette si attachante héroïne ?</font></p>
<p><font face="helvetica"> Valy-Christine a un grand talent, une écriture où ceux qui comme moi aime le style slave, à travers des auteurs comme Nina Berberova, trouvent beaucoup de plaisir de lecture. Je suivrai avec plaisir son travail d&#8217;écrivain. Voici, pour compléter cette critique, un résumé biographique:</font></p>
<p><font face="helvetica">Valentina Ciobanu, alias Valy-Christine océany, est née à Lugoj, en Roumanie. Ses parents étant séparés, elle vit son enfance entre Lugoj et Bucarest, la ville de son père. Orléanaise depuis 1991, elle a déjà publié aux éditions Demeter un recueil de nouvelles, <i>Quelque part en Roumanie</i>, et un roman <i>D&#8217;un pays l&#8217;autre</i> sélectionné par les bibliothécaires de la ville de Paris comme &laquo;&nbsp;coup de coeur&nbsp;&raquo; dans la catégorie &laquo;&nbsp;Premiers romans 2008&#8243;.</font></p>
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		<title>Mon après-midi avec Manuel Montero</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 09:55:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[La semaine dernière,  j&#8217;étais de passage à Paris, et  j&#8217;ai pu faire  cette expérience étonnante de rencontrer un internaute avec lequel j&#8217;ai lié une amitié depuis un an. J&#8217;imagine que dans ce type de situation, on se demande immanquablement si la réalité ne va pas être décevante, si le personnage qui nous paraît éminemment sympathique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La semaine dernière,  j&#8217;étais de passage à Paris, et  j&#8217;ai pu faire  cette expérience étonnante de rencontrer un internaute avec lequel j&#8217;ai lié une amitié depuis un an. J&#8217;imagine que dans ce type de situation, on se demande immanquablement si la réalité ne va pas être décevante, si le personnage qui nous paraît éminemment sympathique ne va pas nous sembler très différent de ce qu&#8217;on &laquo;&nbsp;imaginait&nbsp;&raquo;. Avec <a href="http://avantgardechaude.blogspot.com/">MANUEL MONTERO</a>, j&#8217;ai eu l&#8217;heureuse surprise de découvrir exactement la même personne que celle avec laquelle je dialogue régulièrement. Il m&#8217;a gentiment autorisée à faire un portrait avec mon petit appareil numérique:</p>
<p><a href="http://marielebrun.unblog.fr/files/2010/01/p1010034.jpg" class="imagelink" title="p1010034.jpg" rel="lightbox"><img src="http://marielebrun.unblog.fr/files/2010/01/p1010034.jpg" alt="p1010034.jpg" width="400" /></a></p>
<p>Me voilà donc un clair et joyeux après-midi de janvier, marchant dans le XXème arrondissement de Paris jusqu&#8217;à l&#8217;impasse où Manuel loue son atelier d&#8217;artiste. Quand j&#8217;arrive, il est dans son jardinet, discutant avec un voisin. On se dit bonjour rapidement,  et il m&#8217;invite à m&#8217;asseoir sur le canapé blanc. Immédiatement, je souris intérieurement, découvrant l&#8217;ambiance savamment foutraque des lieux, une atmosphère à la fois culturelle et intime: plein de livres posés par terre, des clémentines sur un rebord du canapé, des toiles achevées ou en cours de réalisation sur les murs. Pas de TV, pas de radio, ni de PC portable; juste une bouilloire et de quoi faire du thé et du café, un cendrier, des paquets de cigarettes.  Je suis dans la bulle de Manuel, ce fameux atelier où il passe des nuits blanches, peignant, buvant du café, fumant, attrapant un livre au hasard&#8230;</p>
<p>Nous parlons de tout et de rien, comme deux amis qui ne se sont pas vus depuis quelque temps. On parle de nos enfants, des blogs où nous nous sommes connus; on casse au passage du sucre sur un ou deux trolls qui nous sont particulièrement antipathiques, on dit du bien de D&#8230;.. et C&#8230;.., qu&#8217;il a déjà rencontrées. Nous buvons du thé noir, mangeons de la brioche, fumons des cigarettes (j&#8217;essaie d&#8217;arrêter en ce moment mais comment ne pas avoir envie de fumer avec Manuel qui enchaîne les clopes  avec une gourmande application). Manuel me dit qu&#8217;il faut continuer d&#8217;écrire,  que je ne dois pas me décourager. Le temps passe,  je prends des photos, et on se dit au revoir.</p>
<p>Photo souvenir:<br />
<a href="http://marielebrun.unblog.fr/files/2010/01/p1010035.jpg" class="imagelink" title="p1010035.jpg" rel="lightbox"><img src="http://marielebrun.unblog.fr/files/2010/01/p1010035.jpg" alt="p1010035.jpg" width="400" /></a></p>
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		<title>Brèves</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 10:08:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous l&#8217;avoue d&#8217;emblée: je n&#8217;ai guère de temps à consacrer à ce blog en ce moment, accaparée cette semaine par ma fille qui passe le concours de médecine (une sorte de chemin de croix, il faut le vivre pour comprendre&#8230;), et le travail de réécriture de &#171;&#160;Solo ma non troppo&#160;&#187;. Il se trouve que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous l&#8217;avoue d&#8217;emblée: je n&#8217;ai guère de temps à consacrer à ce blog en ce moment, accaparée cette semaine par ma fille qui passe le concours de médecine (une sorte de chemin de croix, il faut le vivre pour comprendre&#8230;), et le travail de réécriture de &laquo;&nbsp;Solo ma non troppo&nbsp;&raquo;. Il se trouve que j&#8217;aurais pu être publiée chez un petit éditeur mais que celui ci ne me propose pas un vrai compte d&#8217;éditeur; ce n&#8217;est pas un margoulin comme Thélès ou Amalthée,  puisqu&#8217;il ne publie que 5% des manuscrits qui lui sont soumis et qu&#8217;il est diffusé en librairie, mais il ne peut financer entièrement le tirage des 500 premiers ex;  il faudrait que j&#8217;achète à peu près 200 ex pour les vendre moi même. Cette solution ne me satisfait pas, même si l&#8217;idée de voir mon livre sur papier et distribué dans certaines librairies était très tentante. Bref, du coup, j&#8217;ai décidé de retravailler ce texte et de l&#8217;envoyer à nouveau à quelques éditeurs, histoire de ne pas avoir de regrets, quand bien même je ne me fais guère d&#8217;illusion sur mes &laquo;&nbsp;chances&nbsp;&raquo; d&#8217;être publiée à compte d&#8217;éditeur.</p>
<p>En passant, un avis succint sur &laquo;&nbsp;Trois femmes puissantes&nbsp;&raquo; couronné par le prix Goncourt: Marie Ndiaye y confirme son talent d&#8217;écriture, sa capacité exceptionnelle à analyser des caractères avec une finesse quasi proustienne, ainsi que son talent pour créer un univers à la fois très réaliste et onirique (comme dans &laquo;&nbsp;Rosie Carpe&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Mon coeur à l&#8217;étroit&nbsp;&raquo;). Un bémol: il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un roman mais de trois histoires, avec pour seul point commun un personnage central féminin originaire d&#8217;Afrique.  Du coup,  l&#8217;ensemble manque de cohérence. Personnellement, j&#8217;estime que la deuxième histoire, celle de Fanta et de son mari Rudy, aurait pu faire à elle seule un roman publié tel quel,  sans l&#8217;adjonction des deux autres nouvelles plus courtes. Avec Rudy, ancien professeur blanc humilié et déchu (je ne veux pas dire pourquoi, car c&#8217;est tout l&#8217;intérêt du récit de découvrir progressivement l&#8217;histoire de cet homme), Marie Ndiaye dresse un portrait saisissant et bouleversant d&#8217;un homme qui vit à la fois une déchéance sociale et la destruction de l&#8217;amour de sa vie, cette Fanta,  jeune femme noire,  belle et érudite, cette femme presque idéale qu&#8217;il va perdre par sa faute (selon son point de vue), alors qu&#8217;il est juste victime de son passé familial. Un très bon Goncourt, donc, pour une fois.</p>
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		<title>Rock the casbah</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 2010 10:29:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Quoi de meilleur et de plus roboratif pour ce début d&#8217;année, que d&#8217;écouter un des meilleurs titres des CLASH,  illustré par un clip déjanté, le genre de video que plus personne n&#8217;oserait réaliser aujourd&#8217;hui. Dans cette chanson, les CLASH évoquent sous une forme burlesque et très irrévérencieuse, l&#8217;interdiction d&#8217;écouter du rock en Iran au temps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quoi de meilleur et de plus roboratif pour ce début d&#8217;année, que d&#8217;écouter un des meilleurs titres des CLASH,  illustré par un clip déjanté, le genre de video que plus personne n&#8217;oserait réaliser aujourd&#8217;hui. Dans cette chanson, les CLASH évoquent sous une forme burlesque et très irrévérencieuse, l&#8217;interdiction d&#8217;écouter du rock en Iran au temps de l&#8217;inénarrable ayatollah Khomeiny. La chanson parle en effet de rock interdit par le &laquo;&nbsp;Shareef&nbsp;&raquo;,  de son ordre de bombarder les lieux où des rebelles transgressent la loi, et le clip montre un arabe et un juif orthodoxe s&#8217;entendre comme larrons en foire, boire de l&#8217;alcool et danser, tandis que le groupe de rock chante devant un puits de pétrole, le tout ponctué par  de brèves scènes où l&#8217;on voit gambader un tatou;  il fallait oser, les Clash l&#8217;ont fait !</p>
<p>Pour voir et écouter ce souvenir grandiose des années 80 cliquer ici:</p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/x1qbno_the-clashrock-the-casbah_music"> Dailymotion &#8211; The Clash-Rock the Casbah &#8211; une vidéo Musique</a></p>
<p><img src="http://data.musity.fr/img/artists/the-clash-10661.jpg" width="498" height="454" alt="Rock the casbah the-clash-10661" /></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><font size="5">TRES BONNE ANNEE A TOUS !</font></p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>trêve des confiseurs</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 09:31:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Lebrun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mauvais exemple de Marc Séfaris étant contagieux, j&#8217;éprouve une envie irrépressible de laisser ce blog en &#171;&#160;vacance&#160;&#187; jusqu&#8217;aux fêtes:   A bientôt, donc&#8230;J&#8217;irai prendre régulièrement de vos nouvelles sur les sites habituels;)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le mauvais exemple de <a href="http://marcsefaris.canalblog.com/">Marc Séfaris</a> étant contagieux, j&#8217;éprouve une envie irrépressible de laisser ce blog en &laquo;&nbsp;vacance&nbsp;&raquo; jusqu&#8217;aux fêtes:</p>
<p><img src="http://existessence.canalblog.com/images/Chatdor_a.jpg" width="424" height="265" alt="trêve des confiseurs Chatdor_a" /></p>
<p> </p>
<p>A bientôt, donc&#8230;J&#8217;irai prendre régulièrement de vos nouvelles sur les sites habituels;)</p>
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