Liliane, François-Marie, Eric et les autres
9 juillet, 2010 @ 9:38 Non classé

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais désormais,  Liliane Bettencourt,  personnage sur lequel, avant « L’affaire » des 993 millions d’euros donnés par la milliardaire au photographe François-Marie Banier,  je ne m’étais jamais arrêtée plus de trois secondes, me fascine. J’adore ce genre de vieille dame indigne qui n’en fait qu’à sa tête:  « C’est comme ça et pas autrement »;  « C’est mon fric et j’en fais ce que je veux »; « Si je m’entiche d’un homosexuel mondain et raffiné, c’est mon choix »; « ma fille , n’est pas contente ? Elle est ennuyeuse avec ses pleurnicheries, il lui en restera bien assez après ma mort » etc…

Quel personnage de roman ! Franchement,  depuis  Jackie Kennedy,  on n’avait pas eu droit aux aventures d’une pareille pointure. Elle a tout,  Liliane: naissance, éducation, fortune, caractère, élégance…Et en plus,  c’est une garce magnifique, j’adore.

 

Liliane, François-Marie, Eric et les autres B
Voilà une femme qui,  après une vie de milliardaire d’une discrétion étonnante,  nous produit d’un coup d’un seul, THE feuilleton de l’été. Quand on pense aux années où il a fallu se contenter de l’affaire « PPDA et les paparazzis » ou pire,  celle de « Jean-Pierre Pernaut trompé par une ex miss France ».  Là,  on  a la totale: des riches (très riches), le favori aussi rapace que sulfureux, des centaines de milliers d’euros « peut-être » (présomption d’innocence, petit rappel pour qu’on ne m’accuse pas de diffamation) distribués à une flopée d’hommes politiques de tous bords, la fille mal aimée et trahie par sa propre mère,  et enfin les domestiques,  excédés que leur patronne soit considérée par une partie de son entourage comme un distributeur de billets de banque,  qui déballent tout façon kamikazes.

Malheureusement l’affaire Bettencourt n’est pas une fiction, on n’ en verra jamais la fin, on ne saura sans doute jamais qui étaient les bons et les méchants; tout cela laissera un goût amer. On aura l’impression d’avoir vu un film de Claude Chabrol auquel on aurait enlevé les quinze dernières minutes du dénouement.

-Marie Lebrun
rss 8 réponses
  1. Don Lo
    9 juillet, 2010 | 20:05 | #1

    Chère Marie (ou Nicole, je ne sais plus),

    Du blog de Wrath, vous m’envoyez compter les moutons chez Léo Scheer, alors que je trouve votre blog au moins aussi accueillant.

    Plusieurs fois, vous m’accusez là-bas de prétention outrancière, non parce que vous avez mal lu mes commentaires, mais parce que je les ai sans doute mal rédigés. Par exemple, vous me méprenez pour un « pur artiste » vous méprisant de haut, alors que je ne suis qu’un bricoleur qui a eu la chance d’être un peu publié et ne cherche qu’à encourager les autres, non à faire comme lui, mais bien à clarifier leurs objectifs afin de mettre en face les moyens adéquats.
    N’y voyez pas une façon de faire la morale. Tout juste une envie de remonter le moral à ceux qui se le descendent en attendant des réponses qui ne viennent pas.

    Vous dites que l’affaire Bettencourt n’est pas une fiction : écrivez-la, et vous serez certaine d’être publiée dans la semaine.

  2. AK
    9 juillet, 2010 | 20:36 | #2

    Mamie Zinzin m’amuserait si les organisations caritatives en France ne ramaient pas autant pour trouver de l’argent, si Mamie Zinzin distribuait ne serait-ce que 10% des ses bénéfices du mois, aucune association en France ne manquerait d’argent. Quant à sa fille, mais quelle godiche, effectivement sa mère a bien le droit de filer un milliard à son fils spirituel si elle en a envie. Ces gens me rendraient presque communiste ou révolutionnaire, une furieuse envie de les embrocher, mais qu’on lui coupe la tête!!!! Je suis en retard, je suis en retard.

  3. 9 juillet, 2010 | 21:59 | #3

    @Don Lo: j’ai été un peu dure avec vous, j’en conviens et m’en excuse; sans doute ai-je mal lu ? j’essaierai d’être moins sanguine à l’avenir. En fait je n’attends pas qu’on me remonte le moral, ni qu’on m’incite à écrire plutôt que de ruminer: je le fais chaque jour, écrire, encore et toujours, et cela malgré les coups bas de certains. Je crois qu’il y a des gens qui ont du bol, qui tombent assez vite sur un éditeur honnête, (apparemment c’est votre cas et j’en suis heureuse pour vous) et il y a les auteurs qui comme moi, passent plusieurs fois tout près de la publication: un coup c’est parce que les nouvelles, ça ne se vend pas , la fois d’après, parce que l’éditeur ne sait pas ce qu’il veut et qu’au bout de trois mois de jeu de chat et de la souris, la souris prend la fuite; au bout de la troisième fois, on se demande si on n’a pas quelque part un peu la poisse. NLR l’explique très bien dans ses comms sur mon post précédent. Je songe sérieusement à l’auto édition mais j’attends encore une réponse (sur un plan tout à fait raisonnable et accessible, contrairement aux deux grosses boîtes qui ne publient que très rarement des primo-romanciers), avant de me lancer. Je me satisferai tout à fait de vendre quelques dizaines d’ex d’un livre joliment imprimé.
    Ecrire sur un roman en s’inspirant de Liliane la milliardaire ? J’y songe, mais c’est beaucoup trop tôt, il faut attendre au moins deux ou trois ans. Que tout cela se décante. là on commence à peine à voir la partie émergée de l’iceberg.

    @AK.
    Je suis comme vous: ulcérée par certains faits; c’est pourquoi je préfère en rire, voire cela comme de la fiction. Si on se met en colère à chaque turpitude de notre belle et mourante république bananière, on se ruine la santé.

  4. 24hcolo
    12 juillet, 2010 | 13:26 | #4

    Hello M !

    Ce qui transpire un peu (trop) dans votre billet, c’est que vous semblez être de ceux (nombreux) qui pensent que sous prétexte de fric, de nototiété et de vie mondaine, un con devient soudain un con magnifique, une garce une garce magnifique etc.
    Peuh.
    Une chieuse reste une chieuse, avec ou sans blé. Et un gros défaut ça reste un gros défaut. Rien à admirer, circulez allez hop !
    D’ailleurs les cons, ça pullule, surtout dans ce milieu. C’est pas Audiard qui disait « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » ? Et avec la téléréalité, on a encore trouvé le moyen de creuser plus profond.
    Ouf, au moins moi, j’ai pas de blé ni de vie mondaine ;-p

  5. 12 juillet, 2010 | 14:43 | #5

    @serge
    je crois que je vais avoir du mal à vous convaincre, mais tout de même: toute riche et gâtée par la vie qu’ait été Mme Bettencourt, elle a eu besoin à plus de 60 ans d’un ami différent des gens qu’elle fréquentait jusqu’alors. Elle devait bigrement s’ennuyer et se sentir très seule pour céder à son chantage, accepter (car elle ne l’était pas il y a plus de dix ans , quand ont commencé les cadeaux) pour ne pas perdre cette « amitié », de se délester de près d’un milliard d’euros; je vois en cette femme quelqu’un qui a voulu se venger d’années de conformisme, de toutes ces années où elle a été l’héritière modèle, l’épouse dévouée etc…
    Chacun a droit de péter les plombs, les riches aussi, pourquoi pas ? Mme Bettencourt est moins coupable, ô combien, que tous ceux qui ont abusé de sa générosité; Il y a beaucoup de femmes plus à plaindre qu’elle, c’est certain, et cela peut peut paraître cynique et futile de s’intéresser à elle. Mais elle est devenue un symbole de l’Argent, celui qui rend service, mais qui aussi corrompt ou rend fou…

  6. 12 juillet, 2010 | 14:44 | #6

    @Ajout à mon comm: il faut lire « accepter », car elle n’est pas sénile, ou du moins ne l’était pas… »

  7. 24hcolo
    12 juillet, 2010 | 18:02 | #7

    Bon. Allez. L’ouvrière de la dernière heure en somme ; vieux motard que jamais. Je lui accorde au moins cela, sa place au paradis (pas fiscal) est toute prête ;-)
    Merci pour toutes ces précisions non dénuées d’intérêt, Marie.

  8. le koala
    2 août, 2010 | 18:20 | #8

    Bonjour tout l’monde ! Je me fais rare, oui, je sais, des trucs à faire que voulez-vous. J’espère que tout le monde va bien. Marie, bon courage pour l’auto-édition et, je l’espère encore, pour l’édition tout court.

    Vous avez raison Marie, il y a tout les ingrédients d’un bon « Regine Desforges » chez les Bettencourt.
    Même et surtout les collabos.
    Le fondateur de L’oreal était également membre actif de la Cagoule, donc de la cinquième colonne; et dans l’immédiate après-guerre nombre de collabos, y compris des anciens de la milice, se sont retrouvés cadres dans la belle maison, qui non contente de tartiner le visage des femmes de diverses saloperies teste encore ces dernières sur des animaux.
    Mais quand on trouve un je-ne-sais quoi de sympathique aux allemands entre 39 et 44, la vivisection, c’est jamais qu’un petit exercice innocent pour garder la forme…

    L’oréal ? Non, parce que je vaux mieux que ça.

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