posts de juillet 2010


Hommage

 

Hommage 18906063

 

 

 

 

auto édition

Je m’intéresse depuis quelques temps à l’auto-édition. Si mon manuscrit actuellement en lecture chez X  (dont j’ai déjà parlé ici), et en attente de lecture également chez un éditeur « régional »,  ne trouve pas preneur à compte d’éditeur d’ici quelque mois,  j’envisage de l’auto-éditer pour en garder une trace concrète;  loin de moi l’envie d’en tirer un quelconque bénéfice matériel: cela risque au mieux d’être une opération blanche,  les ventes compensant grosso modo le financement initial. Au pire, l’auto-édition présente le risque de faire perdre un peu d’argent si l’auteur se retrouve avec quelques dizaines d’ex invendus.  Mais si l’on y réfléchit bien, l’auto-édition n’est  guère plus coûteuse que l’opération consistant à arroser tout Paris de manuscrits: entre les frais de photocopies, de reliure et les frais postaux,  il y en a pour plusieurs euros par ex envoyé.  Selon le volume de son manuscrit, l’écrivain en recherche d’éditeur qui envoie son texte par la Poste dépense entre 7 à 15 euros par exemplaire. Certains en viennent à dépenser des centaines d’euros pour des tapuscrits qui finissent au pilon.

J’ai trouvé deux sites proposant de l’auto publication qui font moins « arnaque » que d’autres:

Copy Média:

Devis pour un roman de 150 pages, en cent exemplaires, sur papier bouffant 90g : 581, 61 euros.

Copy Media est un imprimeur; c’est à l’auteur de vendre son livre à son entourage, via son blog, et,  s’il est chanceux, via les librairies ou salons du livre de province où il pourra obtenir une séance dédicace.

Yvelinéditions:

Devis pour un roman de 150 pages en cent exemplaires: 1415 euros

Vous remarquez qu’entre les deux, on passe déjà du simple au triple, question budget. La différence, si l’on en croit leur site, tient à ce que Yvelinéditions propose un contrat type, dans lequel l’éditeur  s’engage à divers services:  attribution d’un ISBN, diffusion sur son site, sur Amazon, Fnac.com, Alapage, etc…

 

Sinon, il y a le déjà très connu The Book Edition:  là, pas de frais à avancer; si l’on veut acheter son livre (150p), à prix coûtant, cela revient à 9, 49 euros; cent ex reviennent à 949 euros, somme très supérieure à celle que l’auteur dépenserait chez Copy Média. On se demande pourquoi une telle différence de coût.

Chez The Book-Edition, l’auteur  fixe lui-même le prix de vente.  Son livre sera en vente sur le site uniquement, l’auteur pouvant faire sa pub via un blog.

Tout cela n’est pas hyper exaltant comparé à la publication d’un livre chez un éditeur traditionnel, mais si l’on prend en compte le fait que beaucoup d’auteurs publiés aujourd’hui ne vendent guère plus de 400 ex, on se dit:  pourquoi pas ?

 

Liliane, François-Marie, Eric et les autres

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais désormais,  Liliane Bettencourt,  personnage sur lequel, avant « L’affaire » des 993 millions d’euros donnés par la milliardaire au photographe François-Marie Banier,  je ne m’étais jamais arrêtée plus de trois secondes, me fascine. J’adore ce genre de vieille dame indigne qui n’en fait qu’à sa tête:  « C’est comme ça et pas autrement »;  « C’est mon fric et j’en fais ce que je veux »; « Si je m’entiche d’un homosexuel mondain et raffiné, c’est mon choix »; « ma fille , n’est pas contente ? Elle est ennuyeuse avec ses pleurnicheries, il lui en restera bien assez après ma mort » etc…

Quel personnage de roman ! Franchement,  depuis  Jackie Kennedy,  on n’avait pas eu droit aux aventures d’une pareille pointure. Elle a tout,  Liliane: naissance, éducation, fortune, caractère, élégance…Et en plus,  c’est une garce magnifique, j’adore.

 

Liliane, François-Marie, Eric et les autres B
Voilà une femme qui,  après une vie de milliardaire d’une discrétion étonnante,  nous produit d’un coup d’un seul, THE feuilleton de l’été. Quand on pense aux années où il a fallu se contenter de l’affaire « PPDA et les paparazzis » ou pire,  celle de « Jean-Pierre Pernaut trompé par une ex miss France ».  Là,  on  a la totale: des riches (très riches), le favori aussi rapace que sulfureux, des centaines de milliers d’euros « peut-être » (présomption d’innocence, petit rappel pour qu’on ne m’accuse pas de diffamation) distribués à une flopée d’hommes politiques de tous bords, la fille mal aimée et trahie par sa propre mère,  et enfin les domestiques,  excédés que leur patronne soit considérée par une partie de son entourage comme un distributeur de billets de banque,  qui déballent tout façon kamikazes.

Malheureusement l’affaire Bettencourt n’est pas une fiction, on n’ en verra jamais la fin, on ne saura sans doute jamais qui étaient les bons et les méchants; tout cela laissera un goût amer. On aura l’impression d’avoir vu un film de Claude Chabrol auquel on aurait enlevé les quinze dernières minutes du dénouement.

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