attente épisode 3
27 juin, 2010 @ 5:32 Non classé

Chers amis, j’aurais aimé vous fournir un épisode plus alléchant dans ma série « attente » mais voilà, rien de nouveau sous le soleil, qui du côté de Bordeaux rayonne avec force ces jours ci.

Résumé,  pour ceux qui n’ont pas tout suivi:  en mars j’envoie un manuscrit à un éminent membre d’une non moins éminente maison d’édition. Dix jours plus tard,  je reçois un mail disant que les avis sont très partagés, mais que mon texte étant « un coup de coeur » pour certains lecteurs (je cite), le texte sera ré-examiné au prochain comité se tenant à la fin du mois suivant. Un mois passe, j’attends une dizaine de jours, demande des nouvelles et l’éminent membre me répond laconiquement « je me renseigne ». C’était le 11 mai. Depuis: RIEN; pas un mot, pas une lettre de refus type, non… le silence.  Alors que depuis mars,  il a dû se tenir au mois deux autres réunions entre membres éminents du comité de lecture.

Certains me disent:  » c’est râpé et ils n’ont pas le courage de te le dire »;  il faut pourtant moins de courage me semble-t-il,  pour dire à un auteur « non », que pour partir interviewer des soldats en Irak, mais visiblement, sont pas très courageux, certains membres de comité de lecture. D’autres proches gardent espoir:  » Attends, on ne sait pas;  c’est peut-être bon signe qu’ils n’aient encore rien répondu… »  Inutile,  j’imagine,  de vous préciser que je suis très en phase avec ceux qui émettent la première supposition.

Je n’aime pas citer des noms, jouer les balances; mais bon, un indice: mon éminent contact du comité de lecture est une grande bourgeoise qui aime bien organiser chaque année la remise d’un prix littéraire.  A la rentrée, en l’absence de nouvelles de leur part, vous aurez droit à un nouvel indice.

WAIT AND SEE

-Marie Lebrun
rss 26 réponses
  1. NLR
    28 juin, 2010 | 8:37 | #1

    Selon mon expérience, ça s’annonce plutôt mal. J’ai eu à peu près le même cas de figure au Seuil et chez Denoël, en 2007. Surtout Denoël. Quatre mois d’attente, d’allers-retours, d’espoirs, de « ptêt ben koui ptêt ben knon, pour un NON définitif lâché sur un mail de deux lignes, glacial, que j’ai obtenu à l’arraché (en envoyant mails à répétitions, messages sur répondeur, etc.). Une chose est claire : après hésitations, les éditeurs adorent dire OUI (mais là l’hésitation dure 3 jours) ; en cas d’hésitation sur « des semaines voire mois », outre que le non se dessine de manière de plus en plus évidente (car le « coup de foudre » est écarté), l’éditeur à grand peine à faire passer le message négatif à l’auteur (on n’aime pas trop administrer une douleur en général), ni encore moins avoir à se justifier. Je vois mal un manuscrit passer de conseils en comités, de réunions en réunions, avec un immense point d’interrogation sur la possibilité de sa publication. Les gens qui se grattent la tête dans les couloirs, qui en parlent devant la machine à café, etc. J’y crois pas une seconde. A moins que ce soit un roman où le sujet est tellement brûlant, délicat, qu’il nécessite une véritable réflexion quant à sa publication. Mais bon.

    Quant à la « grande bourgeoise », il y en a en puissance autant que de maisons d’éditions (Il y a des milliers de prix littéraires, et autant de maisons d’édition, quasiment toutes « bourgeoises »…) Outre que ça puisse être un homme, disons un brin efféminé… :)

  2. Marie
    28 juin, 2010 | 9:13 | #2

    @NLR. Votre analyse rejoint le fond de ma pensée: un membre de comité de lecture s’emballe, deux ou trois autres suivent, puis leur enthousiasme retombe comme un soufflé parce qu’ils sentent que ce sera impossible d’obtenir l’unanimité. Le temps passe, d’autres textes sont examinés, et on oublie l’auteur qui se morfond en attendant une réponse.
    Comme vous dites, quand la réponse est positive, elle vient assez vite, pas besoin de relire cinquante fois un manuscrit avant de prendre une décision. Ce qui est étonnant c’est comme on passe vite de la gentillesse enthousiaste au silence méprisant dans ce genre de situation; à croire qu’ils ont peur qu’on vienne faire un sitting de protestation devant leur maison d’édition, qu’on s’accroche, qu’on devienne collant.
    On souhaiterait juste un peu de courage et de courtoisie de la part de ces gens de l’édition, mais visiblement c’est trop demander à certains d’entre eux.

  3. Patrick
    28 juin, 2010 | 9:38 | #3

    Je ne comprends pas le côté menaçant de votre message. Pensez-vous réellement que l’éditrice en question va trembler de peur à l’idée de se voir démasquée? Il faut savoir raison garder.
    Ceci dit, en tant qu’auteur, j’ai aussi été « mis en attente » (avant refus) durant quelques mois. C’est une expérience que je ne souhaite à personne, même si, dans mon cas, tout fut plus que courtois.
    Je participe aujourd’hui à la vie d’une maison d’édition. Fort de mon expérience, je prêche toujours pour que le délai annoncé sur notre site (6 mois) soit respecté et que l’auteur ne reçoive qu’une seule fois des nouvelles (lettre de refus ou contact annonçant la publication). Je pense aussi que la lettre de refus doit être courtoise. Une maison d’édition n’a pas les moyens ni le temps pour justifier son choix mais cela n’empêche pas d’envoyer une lettre (ou un courriel) correct.
    Une dernière chose : les membres de notre comité de lecture peuvent, s’ils le souhaitent, envoyer un mot personnel à un auteur refusé. IL leur est demandé de ne pas « dévoiler la couronne » mais ils peuvent dire qu’ils ont aimé le manuscrit de l’auteur… mais qu’ils se sont retrouvés dans la minorité. Cette possibilité n’est pas utilisée fréquemment mais cela arrive de temps en temps.
    Enfin, permettez-moi de défendre (un peu) les éditeurs qui sont le plus souvent noyés sous les manuscrits… Faire convenablement son boulot demande du temps et une bonne organisation. Il arrive, parfois, qu’il y ait des « couacs »… Personne n’est parfait.

  4. NLR
    28 juin, 2010 | 9:44 | #4

    Ce qui joue aussi, c’est votre identité. Le « QUI vous êtes » joue beaucoup dans ces cas-là, car ils ont l’EMBARRAS du choix pour relativement peu de publications. Dans le « ptêt ben koi ptêt ben knon », s’il se trouve que vous êtes, par relations, « déjà un peu des nôtres », ou potentiellement bankable (à cause de votre gueule d’ange ou de la « qualité » de vos contacts – c-à-d ce que vous pouvez « apporter » à l’éditeur en sus de votre manuscrit…), alors la balance aura plus de chance de pencher vers le « ben c’est OUI ! Welcome ! notre Comité a finalement été d’accord ! ».

    On finit par le comprendre, ça, à force. L’accepter c’est plus dur.

  5. TSF
    28 juin, 2010 | 9:59 | #5

    J’ai eu droit quasiment au même processus… Au bout de 15 jours, sidéré, je reçois un coup de fil d’une éditrice enthousiaste en « ‘train de lire » mon manuscrit qui me dit dans la foulée « je vous rappelle »… Un mois et demi plus tard, la même avec les mêmes phrases. Avec ce 1er coup de fil puis le 2nd pour enfin s’organiser un rendez-vous se sont écoulés 4 mois. Puis 7 mois ont passé et ce fut « non ».

    Un autre éditeur rencontré également m’a dit à deux reprises : « je te rappelle » après avoir eu droit à la visite en bonne et due dans son bureau de la responsable marketing de la maison d’édition afin que l’on réflechisse à la date de sortie du livre alors qu’aucun contrat n’avait été signé. Après ça, plus aucune nouvelles malgré quelques relances. Jamais ni oui ni non ni merde va te faire voir avec ton manuscrit.

    Mais mon expérience d’autres éditeurs c’est plutôt un refus dans les 6 mois avec une même lettre envoyée à des milliers de gars dans mon genre.

    Conclusion : comme je croyais énormément à mon texte, je me suis lancé dans le grand bain en l’éditant moi-même avec ma propre structure…. Et je prépare mon 2nd en me débrouillant tout seul, sans amertume ni frustration. C’est même tout le contraire.

  6. alain g. cor
    28 juin, 2010 | 10:25 | #6

    Je corrobore le témoignage de NLR (chez le même éditeur, d’ailleurs (Denoël), qui plus que les autres semble victime de l’emballement soudain avant de retomber comme une vieille baudruche). A mon avis, cela provient de leur volonté de se prémunir du fait que alliez voir chez d’autres éditeurs, au cas où. Ils se garantissent ainsi l’ »exclusivité » de votre livre, le temps de réfléchir. (Les éditeurs ne sont bien souvent pas des gens plus sûrs d’eux mêmes que nous.) Cela n’en retire rien à leur faiblesse ou à leur manque de courtoisie. Plus que tous les autres, les éditeurs sont victimes du « petitecouillisme ambiant » (n’y veuillez voir aucun sexisme, c’est une expression qui s’adapte à tout, même aux rappeurs…)
    PS : les manuscrits obtiennent rarement l’unanimité du comité de lecture, et il faut simplement que l’un des leurs ait suffisamment envie de se décarcasser pour le défendre, et là, on en revient au même problème qu’évoqué plus haut : la « prise de risque ». Quoi qu’il en soit, comme le laisse entendre NLR, mieux vaut passer à autre chose, la vie est longue (ou courte et intense selon ce qui vous en reste) et ne vaut franchement pas d’aller s’emmerder avec la veulerie des prescripteurs livresques en ce bas monde. Écrivez en d’autres, ou reprenez celui-là pour satisfaire la grande dame bourgeoise, mais ne vous appesantissez pas sur la sensation d’échec qu’une poignée de branquignoles réunis en comité de lecture pour essayer de savoir s’ils vont se faire le pactole sur votre pomme aurait pu vous transmettre. Ce serait malvenu. Un écrivain c’est fait pour écrire.
    PS 2 : tôt ou tard, vous devriez recevoir une lettre, s’ils ont vraiment hésité, mais de là à réunir une plume, du temps et des prédispositions pour l’écrire avant l’été, j’ai bien peur que votre suspense ne soit consommé

  7. 28 juin, 2010 | 11:06 | #7

    @Patrick.
    je comprends que vous trouviez ma démarche un peu brutale. mais la personne en question s’est vraiment montrée discourtoise et négligente. Comme en parallèle j’ai eu droit à un autre contact qui s’est fini en « eau de boudin », disons que cela m’a rendue un peu nerveuse, un peu amère. Cela fait du bien de temps en temps de dire ce que l’on a sur le coeur, même s’il n’y a pas outrage manifeste,: cela n’est après tout qu’une démarche en vue d’être publiée, je ne suis pas un cadre au chômage en fin de droits qui attend de façon désespérée un emploi.

    @NLR. Oui, si j’avais eu un papa célèbre ou la jeunesse flamboyante d’une débutante de moins de 28 ans, mes chances étaient multipliées par 1000 là ou ailleurs. Tout compte, hélas, tout compte. En Chine, les femmes se font de plus en plus débrider les yeux même si elles ne briguent qu’un poste de secrétaire. On en est là… J’imagine donc que dans le milieu artistique avoir la gueule de l’emploi ou un bon réseau, est pour certains très important voire primordial.

    @TSF. Votre exemple est accablant. Quand on lit cela, on a envie de se tourner vers l’auto-édition…J’y songe depuis un moment.
    Anecdote amusante: un éditeur régional m’a répondu très récemment qu’il ne pouvait à l’heure actuelle ne me proposer que de « ‘auto édition accompagnée ». Je me suis aperçue en fouillant sur le net, qu’il utilisait « COPY MEDIA » qui lui, affiche ses devis et propose des tarifs intéressants. Quand je lui ai demandé, histoire de le tester, à combien s’élevaient ses prestations, il m’a répondu qu’il ne donnait jamais de chiffres sans avoir lu le manuscrit ! On croit rêver. Et après on s’étonne qu’il y ait énervement du wannabe.

    @alain.g.cor. Décidément, votre témoignage qui recoupe ceux de TSF et NLR est presque réconfortant; je me sens beaucoup moins seule :-D

  8. l'essayiste masqué
    28 juin, 2010 | 13:03 | #8

    Bonjour Marie,

    je serai donc l’exception qui confirme la règle. Petit résumé, que j’avais déjà dû livrer chez Wrath.

    En avril 2006, je rencontre, en forçant un peu le hasard, une éditrice à qui j’avais parlé de mon projet de livre. Cette dernière, vaguement réticente, me demande de lui adresser par mail quelques chapitres, un synopsis, et une fiche technique.
    Commence alors une longue attente, entrecoupée d’appels mensuels et de réponses dilatoires qui tendent vers un refus. Après plus de deux mois, je reçois un mail laconique : « Je crains d’avoir à vous donner une réponse négative. Mais je peux vous proposer un rendez-vous pour vous l’expliquer. » Partagé entre l’incompréhension (« pourquoi vouloir me rencontrer si cela ne doit pas déboucher sur une publication? ») et la curiosité (« Youpi, je vais visiter les locaux d’un grand éditeur qui doit quand même avoir des trucs à raconter!), je mets au rencard ma flemme et enchaîne sur le TGV de rigueur, pour m’entendre dire : « Votre travail ne correspond pas à notre ligne éditoriale, mais vous savez écrire et vous trouverez un éditeur. » Et ma chère interlocutrice égrène une liste de noms, insistant sur une de ses connaissances qui est par ailleurs… son propre éditeur. Car, vous l’ignorez, l’éditrice mystère publie également des livres chez une maison « concurrente » qu’elle m’incite à visiter dans l’heure.
    N’étant pas venu à Paris pour rien, je pousse jusqu’à l’immeuble cossu de ce bon monsieur, qui a justement reçu un coup de fil me concernant. Un rien décontenancé par son air blasé, je lui présente mon livre et lui confie du matériel (synopsis, extraits, fiche technique, CV…). Sans nouvelles, je relance au bout de 15 jours. L’éditeur me répond qu’il « étudie la question ». Avec l’été et les vacances de Saint-Germain, nous voici fin août, pour une semblable réplique. Et puis, alors que je n’y crois plus, je laisse un message sur la boîte de l’éditeur, avant de recevoir un appel fin septembre m’informant que le livre se fera, et qu’un contrat me sera expédié dans la semaine. Au final, le bouquin est sorti en avril 2008, deux ans après mes premières démarches.

    Ultime précision : comme l’indique mon pseudo, le genre littéraire de ce premier effort est l’essai, fût-il historique et mâtiné d’un romanesque pourtant tiré des archives.

    A la lueur de cet exemple, je vous conseillerais, chère Marie, d’arrêter là ces menaces internautiques complètement stériles et malvenues. Avant la période de vacances qui s’annonce, vous devriez tenter d’obtenir un rendez-vous avec la lectrice qui vous a déjà fait l’amabilité de lire votre roman. Puisque cette « grande bourgeoise » vous a fait attendre, je suis presque convaincu que son éducation l’incitera à accepter un café au Flore. Peut-être même que son coup de foudre de lectrice sera synonyme de pistes vers d’autres confrères… Un premier contact dans une maison d’édition est un atout de poids, sachez le faire fructifier, même si cela devait rendre Wrath plus hystérique qu’elle ne l’est déjà (mais est-ce possible?).

  9. Astaril
    28 juin, 2010 | 15:26 | #9

    GAG.
    Mais si, mais si, il y a encore des maisons d’édition qui retournent à leurs frais les manuscrits non sollicités et refusés. Même à destination de l’étranger ! Et en tarif rapide, comme j’ai pu le constater sur l’enveloppe …
    Suivre ce lien :

    http://img10.hostingpics.net/pics/198193dumousseau.png

  10. 28 juin, 2010 | 18:19 | #10

    @Essayiste manqué. Le profil de mon contact est suffisamment « happy few » pour dissuader tout provincial d’entrer en contact direct avec elle, fût-ce par le biais d’une invitation à prendre un verre. Non, franchement , avec quelqu’un de plus « banal », moins « parisienne ultra chic » c’était jouable, mais là…
    Non, j’ai besoin de réfléchir à tout cela, et de trouver d’autres pistes, plus « raisonnables » sur un plan pragmatique.
    Petit détail: il n’y a pas longtemps, j’ai eu une réponse écrite de Maurice Nadeau himself. Ce monsieur de 95 printemps a pris la peine d’utiliser son stylo plume pour rédiger à l’encre noire avec une émouvante écriture « pattes de mouche » sa lettre de refus: ça c’est la vraie classe !
    @Astaril. Très amusante anecdote, la lettre de refus pour cause de faillite: je n’y ai pour ma part, pas encore eu droit ! Entre parenthèses, c’était un nom cocasse, Bibliothèque du Capucin !

  11. l'essayiste masqué
    29 juin, 2010 | 12:03 | #11

    Marie, je pense sincèrement qu’il faut cesser de se dévaloriser par rapport aux personnes en responsabilité dans l’édition. Outre le talent, les seuls traits à même de servir un débutant restent l’aplomb et la persévérance. Il faut toujours essayer avant de s’avouer vaincu…
    Objectivement, cette lectrice à parlé d’un « coup de coeur » concernant vos écrits. Je l’imagine mal vous refuser une entrevue de 10 minutes, largement suffisantes pour engranger un maximum de renseignements sur le fond (l’écriture) comme sur la forme (où le présenter).
    Cordialement.

  12. AK
    29 juin, 2010 | 19:27 | #12

    Maurice Nadeau a publié Houellebeq après que celui-ci ait insisté lourdement pendant plus d’un an alors qu’ils étaient si ce n’est amis du moins proches. Le même H. refusé dans toutes les maisons d’édition de Paris. Moralité; l’amitié peut aider, et contrairement à ce que notre Wrath nationale prétend, du copinage peut naître des événements positifs pour les lettres françaises. Si James Dean n’avait pas sucé un peu de producteurs ou Marylin couchée à droite à gauche, le cinéma aurait peut être dû se passer d’eux. Marylin était l’héroîne de Breakfast at Tiffany (un peu pute donc) et Truman Capote le héros de cette nouvelle, et dieu sait si Truman en a baisé des éditeurs et des éditrices pour y arriver. Je plaisante, car le manuscrit envoyé par la poste et publié n’est pas une légende, cela existe néanmoins. Mais grâce à dieu, le copinage et même le couchage permet parfois et même souvent à de grands talents de naître ou de survivre.

  13. 29 juin, 2010 | 19:45 | #13

    @essayste masqué et AK: je vis pas à Paris, et la simple idée d’avoir à faire ami-ami avec un type ou une femme de l’édition me rebute. Pas par vertu, tout simplement parce que cela ne sert à rien, sauf si le type ou la femme en question est le grand ponte de la maison… Autant dire que j’ai passé l’âge d’essayer de faire copain copine avec des grands patrons qui n’ont que l’embarras du choix dans le genre jeune pousse à mettre sous les feux de la rampe;)
    ma grande bourgeoise répond à peine à ses mails, je ne l’imagine me filer son no de mobile pour qu’on aille bras dessus bras dessous manger des macarons chez Ladurée. J’aurais fait un mètre quatre vingt cinq, et j’aurais eu la gueule de Benoit Magimel, là oui, ça aurait valu le coup:-D

  14. AK
    29 juin, 2010 | 21:06 | #14

    Marie, vous auriez pu tenter; une très belle femme, douce et sensuelle, attirante et racée me fait languir depuis plusieurs semaines.

  15. l'essayiste masqué
    30 juin, 2010 | 11:13 | #15

    @Marie : je n’ai jamais écrit qu’il fallait faire « ami-ami ». Si cela peut vous rassurer, je pense que votre contact ne souhaite pas, elle non plus, « copiner » avec vous. Pour faire simple, puisque je constate que Wrath vous a vraisemblablement contaminée, je répète qu’une demande de rendez-vous, loin de ne « servir à rien », peut s’avérer des plus utiles. L’éditrice qui m’a recommandé s’est contentée de m’offrir un café de machine, et je ne l’ai jamais revue. Il n’empêche: si je n’étais pas sorti de ma province, tout ceci (publication, salons, expériences promotionnelles, deuxième contrat…) ne serait peut-être pas arrivé si vite, en l’occurrence avant ma trentaine.

    Remettons les choses en perspectives : vous souhaitez voir votre livre publié au terme d’une démarche qui se veut artistique dans le meilleur des cas, et professionnelle quoi qu’il arrive. Dès lors, vous vous adressez également à un employeur, fut-il de ceux qui payent quelques milliers d’euros pour un boulot de plusieurs années. Et, précisément parce que les « grands patrons [...] n’ont que l’embarras du choix dans le genre jeune pousse », vous devez être capable de montrer jusqu’à quel point vous croyez en votre projet et en votre talent (supposé), en bref, vous démarquer de la masse des candidats à la publication, comme pour n’importe quel acte de candidature. A ceci près qu’ici, l’entretien devrait porter sur la littérature et les sentiments qu’elle génère. Pourquoi refuser de prendre en en compte les remarques et les conseils d’une personne qui en a fait son métier ?
    Enfin, je ne connais aucun auteur, provincial ou non, qui ne se soit pas déplacé un minimum avant d’obtenir un contrat. Je peux comprendre qu’un voyage à Paris en vue d’un rendez-vous de quelques minutes ait le don de vous rebuter, mais il faut parfois en passer par là. Si, du moins, votre lectrice trouvait le temps de vous recevoir…

    Pour avoir fait quelques salons et m’être lié d’amitié avec deux romanciers bien installés, vous pouvez toujours m’adresser par mail quelques chapitres. Je me ferai un plaisir de les lire…
    (NB : mon adresse a changé…)

  16. Marie
    30 juin, 2010 | 13:02 | #16

    @essayste masqué: je vous réponds par mail.

  17. Gaël
    1 juillet, 2010 | 10:36 | #17

    @l’essayiste masqué.
    « Enfin, je ne connais aucun auteur, provincial ou non, qui ne se soit pas déplacé un minimum avant d’obtenir un contrat ». Si si, cela arrive.

    @Marie.
    Juste un clin d’œil en passant…

  18. Marie
    1 juillet, 2010 | 19:28 | #18

    @Gaël.
    merci de passer. Vous êtes un peu une exception de « wannabe » ayant réussi à trouver un très bon éditeur sans trop galérer, sans avoir à passer par untel qui connaît machin, sans avoir à envoyer trois douzaines de roses tous les mois à une directrice littéraire, sans attendre une dizaine d’années de manuscrits refusés…. mais vous n’êtes probablement pas effectivement, la seule exception française dans ce domaine:-D

  19. Gondolfo
    6 juillet, 2010 | 13:53 | #19

    Marie, un nouvel indice… oui prendre cela comme un jeu. Rêverie ludique.

  20. Cécile Delalandre
    6 juillet, 2010 | 20:30 | #20

    6 Juillet! …. alors, Marie, du nouveau?

  21. Marie
    7 juillet, 2010 | 9:36 | #21

    @Gondolfo: il vaut mieux prendre cela comme un jeu, pour ne pas devenir marteau.
    @Cécile: 7 juillet, toujours rien, mais le contraire m’aurait bigrement étonnée:-D

  22. 24hcolo
    8 juillet, 2010 | 17:12 | #22

    Respirez, Marie, oeuvrez, écrivez, ne suivez pas l’attente ou l’attente vous tuera à petit feu…
    N’écrivez que pour vous, comme le joggeur du dimanche met un peid devant l’autre pour atteindre son petit moment d’extase hebdomadaire…
    Evitez les leurres et les faux espoirs et remettez-vous-en au destin !

    Bien à vous,

    Serge

  23. 8 juillet, 2010 | 19:47 | #23

    @Serge
    Je n’attends plus, là, Serge, je profite de l’été. Et tire des plans pour un nouveau roman, sans complètement laisser tomber le précédent.
    Les enfants vont bien, bientôt les vacances, tout va au mieux^^ Avec ou sans réponse…serais-je enfin sur la voie du Za Zen ?

  24. LEO NEMO L'ETERNITE ROMAN
    13 juillet, 2010 | 9:10 | #24

    Il y a aussi la solution du romanblog ou le blogoroman, en cas de désespoir franchement suicidaire.

  25. 24hcolo
    13 juillet, 2010 | 13:18 | #25

    @ Marie : Tiens c’est marrant que vous parliez du Za Zen, je m’apprête à m’initier avec un collègue, on a un temple pas loin en Alsace…
    @ LNER : le blogroman c’est effectivement suicidaire, le meilleur moyen pour que l’ouvrage ne soit pas lu !

  26. 13 juillet, 2010 | 14:40 | #26

    @Léo nemo
    N’étant pas encore en phase suicidaire (Dieu m’en préserve, ce serait un peu c.. de mourir pour cause de non publication) je n’ai pas songé au blog roman; je crois que ce n’est pas mon truc. Mettre un extrait, ok, au delà…Je n’ai pas votre générosité.

    @Serge: j’attends d’être (encore) plus vieille pour m’initier au Bouddhisme et au Zazen :-D Pour l’instant le détachement suprême ne me fait pas trop envie, même si je conçois que cela puisse résoudre bien des problèmes existentiels ^^

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