Brèves notes de lecture 2
16 mai, 2010 @ 10:17 Non classé

Le temps passe, rien ne se décide, les lecteurs du comité X sont des gens visiblement très très très occupés….Toujours pas de réponse, donc, mais la vie continue, et j’ai  (entre autres) lu quelques livres. Pas de quoi faire un article dithyrambique sur le roman de la décennie, mais de « brèves notes ». Heureusement qu’il y a des bibliothèques, pour se tenir au courant de l’actualité littéraire, soit-dit en passant, car il est bien rare de dénicher une perle dans ce qu’il est convenu d’appeler les « crus de l’année »;

Commençons par le plus mauvais, le livre que je vous déconseille formellement:

UN TRES GRAND AMOUR  de Franz Olivier Giesbert
F. O Giesbert ne se cache pas d’avoir parlé de lui et rien que de lui, dans ce roman: confessions intimes, auto-fiction, leçon de vie, auto-analyse, « Un très grand amour »  se veut tout cela à la fois, et au final on obtient….pas grand chose. F.O Giesbert a eu beaucoup de femmes et beaucoup  d’enfants:  chaque fois qu’il tombe amoureux, il fait un enfant à l’aimée du moment;  chacune de ces femmes finit par être délaissée pour la suivante dont le narrateur, très sentimental et versatile, tombe raide in love comme un djeune. Mais le bonhomme vieillit et son dernier grand amour se dissout lamentablement parce qu’il est tombé sur une femme moins douce et moins docile que les autres, cette compagne beaucoup plus jeune que lui,  qui ne supporte pas qu’il soit atteint d’un cancer;  peu importe, notre héros souffre mille morts d’être abandonné avant de ressusciter de ses cendres ; ce qui doit arriver arrive: il tombe amoureux de son infirmière, la vie reprend, on se dit que là, c’est dommage, il ne pourra plus faire d’enfants.

Ecrite par un Philippe Roth,  cette histoire donnerait  un roman fort , émouvant, très bien écrit; là on est face à l’exhibitionnisme d’un vieil adolescent de 60 ans,  un gloubi boulga sans style, sans âme. Et dire que c’est publié chez Gallimard.

 

ROMANCE NERVEUSE de Camille Laurens

Camille Laurens n’a jamais caché son goût pour l’auto-fiction; son dernier roman paru n’échappe pas à son habitude d’utiliser des fragments de sa vie pour faire oeuvre littéraire.  Dans « Romance nerveuse », elle relate une relation amoureuse qu’elle a vécue pendant quelques mois, peu de temps après avoir été « limogée » des Editions POL.  Je ne vais pas revenir longuement sur cette affaire de plagiat qui l’a opposée à Marie Darrieussecq au moment de la sortie de « Tom est mort ». Ce qui est le plus intéressant n’est pas de savoir s’il y a eu ou non « plagiat »; non, ce qui est étonnant,  c’est de constater comment un écrivain se voit renvoyer du jour au lendemain par un éditeur qui le publie depuis  15 ans:  dans son livre,  Camille Laurens explique que son éditeur n’a pas supporté qu’elle attaque un auteur « maison » à travers la presse. Il a donné sa préférence à l’une, alors qu’il aurait pu se fâcher, dire haut et fort son mécontentement quant à cette querelle,  sans se comporter comme un employeur blessé de voir écorner l’image de sa boîte.  Anéantie par cette trahison, Laurens dit être restée plusieurs mois sans écrire avant de se mettre à l’ouvrage pour « Romance nerveuse ».  Sort de cette triste affaire,  un roman aussi agaçant qu’émouvant.  La narratrice, quarantenaire divorcée, rencontre lors des vacances d’été un paparazzi.  Il a dix ans de moins qu’elle, il est beau, musclé et beau parleur, mais il  regarde surtout la soeur de l’écrivain (qui reste indifférente à ses avances).  Alors qu’elle pensait ne jamais le revoir, Luc la contacte à Paris, alors qu’il l’a totalement ignorée quand ils étaient à Djerba,  sous le prétexte de jouer une partie de tennis.  Ils entament dès le premier rendez-vous une liaison,  d’autant plus cahotique que le photographe se révèle être à la limite de la psychopathie.  D’emblée,  alors qu’il viennent de faire l’amour pour la première fois, il dit à sa conquête qu’il l’aime, tout en la traitant avec ironie et désinvolture. Elle est sous le charme parce qu’il est jeune, hyperactif, sensuel, et (au début) salaud juste ce qu’il faut pour intriguer cette femme dont on devine qu’elle est assez  seule et fragilisée par sa position d’auteur renié par son éditeur.

Une longue « romance » à tendance sado-masochiste lie pendant des mois les deux personnages : Luc fait l’amour avec passion, réclame de l’amour, jure qu’il est amoureux fou, et dans le même temps il insulte, fuit, revient, fuit à nouveau et se complait dans un rôle de sale gosse victime de son passé (il dit avoir été violé par son frère pendant des années).  La narratrice perd pied et s’éloigne quand elle s’aperçoit qu’il est beaucoup plus attiré par les hommes, et la trompe sans arrêt avec des types rencontrés sur internet.

On est irrité par cette histoire pathétique et en même temps captivé par ce qui se révèle un étonnant portrait d’homme du troisième millénaire, ce paparrazi déjanté à la fois lamentable et flamboyant.

Je recommande ce roman à ceux qui apprécient les histoires d’amour qui finissent mal…Ce sont souvent celles qui donnent les meilleurs livres.

EXTRAIT:

« Pour l’instant, il dit qu’il arrive et il rentre chez lui, il se penche vers moi pour m’embrasser et bâille à plein gosier, il grille un feu devant les CRS alors qu’il m’accompagne à l’aéroport où je dois prendre un avion, il me laisse un message graveleux pendant les obsèques d’un de mes amis, il prend un étron en photo et me l’envoie en mms, il veut que j’achète un iPhone pour remplacer mon vieux mobile out of fashion, et devant mon refus obstiné demande au vendeur qui s’approche aimablement ce qu’il a comme modèle pour femmes mûres, il traite de dondon une copine d’Alice qui est anorexique, il hurle « fais-moi un café sale pute » au matin d’une nuit très tendre ou bien il me conseille de faire des exercices du périnée, parce que bon, après deux enfants…, sur une belle édition de Baudelaire, il pose un verre de punch qui laisse un cerne, il passe au téléphone la moitié du dîner dans le restaurant feutré où je l’ai invité pour son anniversaire, il cherche la scène qui déploiera le malentendu, le geste qui fera déborder le vase, la crise qui justifiera la rupture, avant l’excuse qui permettra de revenir, le cadeau d’attendrir, la parole d’émouvoir, il cherche sans discontinuer l’offense et le pardon. »

-Marie Lebrun
rss 18 réponses
  1. 24hcolo
    16 mai, 2010 | 19:05 | #1

    Dieu que la phrase de l’extrait est longue… J’avais jadis fait l’éloge de la virgule chez Gondolfo, mais point trop n’en faut, n’allons pas dans l’extrême inverse, que diable… J’étais en apnée cérébrale. Donne pas envie.
    Pour, je retourne à Hyrok.

  2. 24hcolo
    16 mai, 2010 | 19:06 | #2

    Pourquoi ai-je écrit « Pour » au lieu de « Bon » ? Ce doit être le bourdon, ou le bourbon…

  3. Ak
    19 mai, 2010 | 9:19 | #3

    Lorsque la premiere experience sexuelle est reliee a une sensation de repulsion, cela entraide des effets sur la vie adulte. Cet homme ne vit pas d’histoire d’amour avec d’autres hommes, il ne prefere pas les hommes, il experimente avec eux des relation sado maso dont il protege les femmes du mieux qu’il peut. Dans son esprit, les femmes sont sacralisees, reliees a la maternite. Il ne se sent pas digne d’etre aime, a peur aussi de la trahison et plus que tout de l’intimite. L’intimite c’est de partager des secrets, de se livrer. De montrer ses blessures. De faire confiance. Tout cela pour qq qui a ete trahi par sa famille, par ses parents qui ne l’ont pas protege, par son frere, qui l’a agresse, tout cela est tres difficile. De plus le sexe est relie a quelque chose de sale, donc vivre l’amour romantique premiere degre avec la femme aimee sur du long terme, ce n’est pas evident. Alors la mettre en garde, lui faire peur. Regarde je suis de la merde. Tu aimes de la merde. Ou je vais mettre la merde dans ta vie. Regarde je suis sale, regarde la merde qui sort de moi. Je ne sais pourquoi ces hommes la sont specialement attachants, peut etre car l enfant en eux est encore a fleur de peau.
    Si cet homme l ignore au debut, c’est parce qu’il est emu par elle, elle l’intimide, puis il se renseigne, lit sa vie, son histoire d’enfant perdu, et la, il a le courage de la contacter. Elle aussi, elle est blessee, elle aussi elle est perdue, elle lui fait moins peur. Et tout de suite, il lui propose un nouvel enfant. Mais l’enfant a sauver, c’est avant tout, lui-meme.

  4. 19 mai, 2010 | 10:39 | #4

    @AK
    Votre commentaire est très intéressant. Effectivement, j’ai sous estimé, lors de cette première lecture, l’impact des abus sexuels commis sur Luc par son frère aîné. Comme vous le dites justement, l’héroïne est une figure féminine presque idéale: elle est mûre, a déjà été aimée, a fait deux enfants, est douce, patiente, protectrice et de surcroît est une intellectuelle artiste reconnue. Il se peut qu’effectivement un homme blessé et immature se sente effrayé par une telle femme. Il la voit essentiellement comme une génitrice idéale, tout en redoutant probablement de devenir père. Le titre « romance nerveuse » fait évidemment penser à l’expression « grossesse nerveuse ».
    Tout cela ne peut aboutir qu’à un ratage amoureux.

  5. Ak
    20 mai, 2010 | 8:09 | #5

    Merci Marie de votre commentaire, désolée pour les accents hier, clavier arabo-anglais. Si cet homme se décide à écrire sur sa vie, s’il a un peu avancé sur lui-même, et elle aussi, s’ils ont vécu des moments rares au plumard, alors ce n’est pas vraiment un ratage. Parfois on bosse pour la prochaine! Le ratage, cela aurait été de ne pas avoir le courage de lui téléphoner par peur du ratage. Bien à vous.

  6. AK
    24 mai, 2010 | 11:39 | #6

    Je suis dans la ville d’Al Khobar, sur le compound, une biblio anglaise, et aujourd’hui miracle, je trouve une caisse d’une vingtaine de vieux livres en français, et dedans un livre de Camille Laurens, Dans ces bras là. Qui offre un éclairage très différent à son livre. On est attiré par un être pour de très bonnes raisons. Pas de hasard là dedans. Cependant, j’accroche plus au style de Camille L. dans son dernier roman que dans celui-ci publié en 2000.

  7. 24 mai, 2010 | 18:18 | #7

    @AK
    Je n’avais lu que « Entre ses bras là » jusqu’à présent; je n’avais pas été convaincue. Ma découverte de « Romance nerveuse » me donne envie de lire Celui-ci http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=2-84682-121-6
    Connaissez_vous Lionel Shriver ? Si tel n’est pas le cas il faudra absolument que vous lisiez « Il faut qu’on parle de kevin » http://www.lefigaro.fr/litteraire/20061026.FIG000000201_tu_seras_un_monstre_mon_fils.html ; un des livres qui m’ont le plus marquée avec « Le chant de Dolorès » http://www.belfond.fr/site/le_chant_de_dolores_nouv_ed_&100&9782714446961.html de Wally Lamb.

  8. AK
    25 mai, 2010 | 7:18 | #8

    Merci pour cette liste Marie. Le style de Camille Laurens est mieux dans Romance nerveuse, je n’ai pas aimé Dans ces bras là, mais par contre cela éclaire vraiment son dernier livre, que je trouve lui, très prenant. Vous êtes le seul blog qui ait attiré mon attention ces derniers jours et donc ma seule participation, et je trouve complètement fou d’avoir trouvé ce livre par hasard, car en Arabie Saoudite, impossible de trouver le moindre bouquin en français. Et c’est dur d’en recevoir, j’ai tenté de commander le recueil de nouvelles de Renaud Santa Maria (qui écrit magnifiquement je trouve, presque dommage qu’il soit aussi mignon physiquement, on va croire que j’ai craqué pour lui si je le dis, alors que pas du tout, cela n’a rien à voir du tout, c’est son écriture très pure), et d’autres livres. On va voir si je les reçois.

  9. 25 mai, 2010 | 12:49 | #9

    @AK. Merci de me dire « Vous êtes le seul blog à avoir attiré mon attention ces derniers jours »; cela m’encourage car en ce moment les blogs tournent au ralenti, le mien aussi…
    Je ne connaissais pas Renaud Santa Maria; d’après son blog, c’est quelqu’un d’attrayant: http://www.santamariarenaud.com/ , et si vous dites qu’en plus il a une belle écriture, la prochaine fois que je vais chez Mollat, j’essaie de feuilleter un de ses livres. Par contre, physiquement, je ne le trouve pas vraiment plus mignon qu’un autre. je suis devenue atrocement difficile, et peu de personnages médiatiques m’inspirent…J’en suis restée pour mon dernier « coup de coeur  » à Benoît Magimel, renversant dans la Pianiste http://www.cinefil.com/star/benoit-magimel/la-pianiste/photos.

    Le petit Jean Baptiste Maunier http://www.jbmaunier.net/statique/photos/1-book-professionnel/pictures/n_12.jpg est très prometteur, dans le genre « ange tombé du ciel ».

  10. AK
    25 mai, 2010 | 13:18 | #10

    Tant mieux alors pour Santa Maria pas si terrible, je l’ai découvert dans le Bordel sur la Jeune fille (je ne connaissais pas cette revue), une nouvelle sur la seconde guerre mondiale, bouleversante, je pensais qu’il avait vraiment vécu cette histoire, donc déception de me rendre compte que c’était simplement une fiction, mais par contre admiration devant le talent. Ah mais je n’ai pas dit non plus que c’était, mon idéal masculin! Comme vous y allez. D’ailleurs je ne sais pas quel est mon idéal masculin mais bon. C’est une autre histoire. Magimel, eh eh, mais quelle coquine cette Marie Lebrun. Pourquoi vous ne tentez pas My major company livres pour votre manuscrit… Pour ma part, je suis l’anti Wrath, je comprends tout à fait pourquoi je ne suis pas publiée, cela ne me bouleverse pas tant que cela, un roman inepte que personne ne comprend à part moi. Bon, je mets en lien My major company,

  11. 26 mai, 2010 | 9:43 | #11

    @AK. Vous êtes publié que je sache, même si c’est une petite collection, vous avez signé à compte d’éditeur^^Et vous avez une oeuvre déjà présente dans la littérature contemporaine, quoique vous le vouliez…Et quand bien même elle aurait une faible visibilité. Un éditeur vous a fait confiance, vous n’êtes plus un débutant;)
    Je crois Wrath n’a plus envie d’être publiée, du moins pas comme elle le souhaitait avant avec un roman sur lequel elle accepterait des remarques et un travail éditorial. Elle préfère travailler sur un bouquin concernant son parcours de wannabe.

    Pour répondre à votre question, mettre mon texte sur MY MAJOR COMPAGNY BOOK ne me tente pas du tout; pas plus que LES NOUVEAUX AUTEURS ou WE LOVE WORDS. J’avais mis des textes sur la rubrique m@nuscrits des ELS parce que c’était un site d’éditeur; au début, c’était assez familial et sympa. Je ne dis pas que je ne le ferai plus jamais. Je suis dans une phase de réflexion. Et j’attends toujours la réponse d’une « grosse boîte ». Comme disait un ancien Président « Laissons le temps au temps ».

  12. le koala
    26 mai, 2010 | 16:37 | #12

    Bonjour Marie ! Comme ça fait longtemps que je n’ai pas eu le plaisir d’être désagréable avec vous, une question iconoclaste et irrévérentieuse, voyons, comment je vais formuler ça – ah oui:

    A-t-on vraiment besoin de LIRE Franz-Olivier Gisbert pour savoir que c’est de la merde ??

    Ca me fait le même effet que la démarche consistant, mettons, à goûter une brochette de merguez avariées pour avoir le droit de proclamer, une fois pour toute, que ce mode de consommation alimentaire file la chtouille.
    C’est vrai quoi, à lire ce genre de choses vous allez finir par vous rendre malade !
    Prenez bien soin de vous. Amitié (et patience)

  13. 26 mai, 2010 | 19:31 | #13

    @Koala
    Comment vous dire ? Je n’arrive pas à imaginer qu’ un livre écrit un type qui a autant de responsabilités dans la presse et qui est publié chez Gallimard puisse être mauvais à ce point: il faut que je vérifie par moi même. Rassurez vous je n’ai pas payé, on me l’a prêté^^
    Quant à la patience, dans la mesure où je n’ai aucune nouvelle, je suis sûre que c’est « mort » et suis donc redevenue totalement zen. Et vous, j’espère que nous direz tout ou presque le moment venu ?

  14. cassiopée
    30 mai, 2010 | 10:17 | #14

    Je te comprends Marie pour my major compagny, autant pour une chanson ça peut être intéressant, autant là … est-ce que les gens s’embêteront à lire 200 pages pour investir dans un livre? Est-ce qu’ils ne seraient pas tentés de dire, ah mais moi je préfèrerais que ça soit comme ça. Et l’auteur pourrait y perdre son âme. D’un autreb coté ceux qui y placent de l’argent ne se feront-ils pas arnaquer par l’éditeur qui va se pointer dès qu’il voit qu’il y a un potentiel?

  15. cassiopée
    30 mai, 2010 | 10:24 | #15

    c’est marrant si je remplis la case de mon site web il me mets en commentaires spam. Allez-y j’ai fait un article :) http://cassiope.wordpress.com

  16. 30 mai, 2010 | 10:57 | #16

    @Cassiopée
    J’ai l’impression que tous ces sites aboutiront pour le wannabe aux mêmes frustrations que les envois par la Poste. Quand on voit que c’est le frère Musso qui a le plus de pub en ce moment chez les Nouveaux auteurs http://www.lesnouveauxauteurs.com/ ! Déjà je n’ai pas la patience de lire des manuscrits en ligne sur d’autres sites, alors je ne vois par quel miracle je trouverais de bonnes âmes pour s’intéresser au mien;)
    Je vais lire ton article, of course :-D

  17. angélique
    1 juin, 2010 | 10:38 | #17

    mais non, marie, ça n’est pas que j’aie envie que vous ne soyez plus « zen », mais ce n’est pas parce que ça traîne (même si c’est insupportable, je le sais pour l’avoir vécu trop souvent), que c’est mort! Le temps n’a pas la même valeur quand on est de l’autre côté, dirait-on… Mais pour moi, ça a fini par marcher après des semaines de tergiversations diverses, alors pourquoi pas vous… courage

  18. 1 juin, 2010 | 15:06 | #18

    @Angélique
    merci pour vos encouragements; wait and see^^

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