ATTENTE
21 avril, 2010 @ 11:13 Non classé

Certains ont pu constater que j’étais moins bavarde ces derniers temps. Je remarque que je ne suis pas la seule: pas mal d’amis blogueurs mis en lien ici ne sont pas très prolixes non plus. Peut-être s’essouffle -t-on au bout d’un certain temps, variable, selon les internautes. Peut-être faut-il être totalement inconscient et/ou idéaliste pour se coller à la tâche avec une opiniâtreté et une régularité de métronome.

Pour ma part,  j’entrevois une raison à mon « essoufflement »: j’attends une réponse depuis des semaines. Et je constate une fois de plus (la vie est une longue attente presque toujours déçue diront les plus schopenhaueriens),  je constate, donc,  qu’attendre une réponse constitue une des tortures psychologiques les plus éprouvantes qui soient. On veut savoir si c’est « OUI » ou « NON ». On veut être « fixé » comme on dit, parce que l’espoir du « OUI » espéré rend très douloureuse la crainte du « NON » redouté.

J’ai beau me répéter que je suis très loin de vivre  la même situation qu’un chômeur en fin de droits après son 28ème entretien d’embauche aboutissant à un échec;  j’ai beau me dire encore et toujours que l’endroit que l’on souhaite atteindre na guère d’importance, que c’est le chemin pour s’y rendre qui rend la vie plus belle….Non décidément, je n’aime pas attendre.

« On désespère alors qu’on espère toujours… » Ce vers de Molière me vient en tête tous les jours. Un vers écrit pour ridiculiser le personnage qui le déclame, et pourtant, il n’est pas dénué de sens. L’attente fait osciller de l’espoir au désespoir et lycée de Versailles….Mais sans attente, la vie n’aurait aucun intérêt:  je suis convaincue qu’attendre c’est vivre….Et tant pis si c’est NON cette fois-ci; il y aura d’autres chemins à parcourir.

-Marie Lebrun
rss 22 réponses
  1. 24hcolo
    22 avril, 2010 | 11:25 | #1

    Schopenhauer avait bien raison… Il nous faut transformer attente douloureuse et lancinante en attente fructueuse et stimulante…
    Mais pas envie tous les jours.
    N’ayez crainte, Marie, les silences de nos amis blogueurs sont de belles attentes après un cycle de prolixité débordante et parfois stérile… Silence ne veut pas dire oubli. Au fin fond de nos hémisphères tourmentés, nos pensées prolifèrent ; puissent-elles faire avancer vos écrits comme c’est le cas pour moi…
    Maintenant, excusez, le ciel est bleu, l’herbe est verte, le printemps m’appelle… [ouais chérie, je viens te le retourner, le potager, ça vient, ça vient...]

    Sergio

  2. Ouam-Chotte
    22 avril, 2010 | 11:27 | #2

    Marie,

    la réponse est
    Non.

    Voilà, c’est ainsi qu’il faut considérer les choses, je crois : la réponse est non, toujours non. Ainsi on n’attend plus. L’attente. Est tellement insupportable. Il ne faut dons pas. Attendre. Et. Tout simplement, se remettre à l’ouvrage.

    Bon courage.

  3. 22 avril, 2010 | 12:33 | #3

    @24hcolo: il faisait très beau hier en Gironde, nettement moins aujourd’hui, mais ça change de jour en jour et c’est tant mieux; je détesterais vivre en Californie car j’aime le changement. Bon jardinage de printemps^^
    @Ouam chotte: « la réponse est non, toujours non », c’est ce que me répète mon cher et tendre tous les jours ; le pessimisme est-il très masculin ?

    Dès que j’ai du nouveau, je fais un petit billet (sans trop de langue de bois, mais je suis tenue à un minimum de confidentialité) sur mes tribulations éditoriales. C’est du concret, pas de la spéculation dans le vide (suivez-mon regard) et les internautes aiment le concret, le vécu, fussent-ils souvent décevants;)

  4. 22 avril, 2010 | 13:56 | #4

    Bjr Marie,
    Moi je suis inquiète de la disparition de Koala, avez vous de nouvelles de lui ?
    Dites-vous que « l’espoir est l’ennemi de l’action » et au lieu d’espérer en vain, écrivez, écrivez, vivez, sautillez, batifolez, voyagez, pleurez, souriez, riez, faites tout ce que vous avez envie sans y penser une seconde à la réponse des autres; faites-vous vos propres réponses !
    bon printemps Marie !
    Valentina

    Dernière publication sur Valy-Christine Océany : Mes livres avec dédicace

  5. 22 avril, 2010 | 14:06 | #5

    @Valy: pas de nouvelles de Koala, mais je ne m’inquiète pas, il doit avoir besoin de faire le sous-marin.
    « Sautillez dansez, et tout et tout » ! Pourquoi pas aussi crier sur tous les tons « Yes I can » ? même réponse qu’à Manuel: demain je me mets en mode positif, mais pas envie aujourd’hui. Et ça marche de chouiner un peu: les amis blogueurs viennent commenter^^

  6. 24hcolo
    22 avril, 2010 | 14:13 | #6

    Non non non, le pessimisme n’est pas masculin ;-)
    Votre billet ressemble à s’y méprendre à l’attente d’une pointeuse à Pôle Emploi… [oui mais non, chérie, je parle pas de toi sur les blogs... (enfin si... mais elle n'en est pas encore à 28 échecs...)]
    Concernant l’attente, tout est question de dosage. Faut attendre juste ce qu’il faut pour maintenir l’espoir, la pression, l’envie d’avancer… Trop d’attente, et on s’enferre, et on s’enferme…

    Bien à vous

    Sergio

  7. Gondolfo
    23 avril, 2010 | 13:59 | #7

    C’est quand on n’attend plus que la vie devient la mort. Non ?

    Je rassure les fans du Koala. Il va bien. Juste quelques problèmes informatiques. Koala tu m’dois un verre de Gewurtzraminer !

    Music.

  8. 23 avril, 2010 | 19:25 | #8

    @Gondolfo: je suis de votre avis, s’il n’y a rien attendre, la vie n’est pas très emballante.
    Merci de donner des nouvelles de Koala, c’est pas que je m’inquiétais, mais tout de même, ses commentaires ironico-dépressiogènes manquent dans le paysage blogosphérique.

  9. 24hcolo
    27 avril, 2010 | 16:27 | #9

    Bruit que les sourds aussi reconnaissent,
    Son qui nulle oreille ne blesse,
    Il en va ainsi du silence assourdissant
    Qui dans l’attente se nourrit voracement.

    Au creux duquel se forgent les promesses,
    Grâce à lui de vraies amitiés naissent,
    Le silence ! pétrit les hommes inlassablement ;
    Encore faut-il souffrir de l’absence, sagement.

    Serge W.

  10. Yedov
    27 avril, 2010 | 18:27 | #10

    Bonjour Marie,

    Et de quel refus ou approbation (voyez-vous, j’ai l’optimisme en second comme une sorte de porte ouverte ?) attendez-vous, Marie ? De quelle éditrice ou éditeur ? Et quel ouvrage manuscrit avez-vous proposé ?

  11. 27 avril, 2010 | 21:08 | #11

    @24hcolo
    Joli !
    @Yedov
    Le manuscrit est « Solo ma non troppo »; l’éditeur ? Info classée confidentiel défense. Si je vous dis que c’est une maison sise dans le 6ème arrondissement cela ne vous avancera pas beaucoup, mais bon.
    Wait and see ;)

  12. Cécile D.
    28 avril, 2010 | 16:51 | #12

    Ma Chère Marie,
    C’est quand elle devient obsession qu’elle paralyse, neutralise, rouille les circuits…
    L’attente.. en faire son carburant.
    je sais, Marie, fastoche à dire, mais …
    Pense bien à toi!
    Courage!
    le boleil srille!
    C. *_*

  13. 28 avril, 2010 | 19:40 | #13

    Merci chère Cécile, dès que j’ai du nouveau je t’envoie un mail^^

  14. Christine Motti
    30 avril, 2010 | 11:25 | #14

    Bonjour Marie,

    Info top confidentielle ? Dommage… Je vous souhaite d’aboutir dans votre projet, quel qu’il soit. Pour ma part, je n’attends plus rien. Même pas le courage d’envoyer mon seul et unique recueil de nouvelles à des éditeurs. Il vivote sur le site ELS, point barre…

    A bientôt, sur d’autres fils !

  15. 30 avril, 2010 | 13:25 | #15

    @Christine
    Tant que les dés ne sont pas jetés, je ne peux pas révéler le nom de l’éditeur, ni celui du membre de comité de lecture avec lequel je suis en contact. Ce ne serait pas « déontologique », d’après les coutumes pratiquées dans le monde de l’édition.
    Pour votre recueil de nouvelles: dommage de ne pas l’envoyer à quelques éditeurs. Pour ma part, cependant, je vous conseillerais de ne l’envoyer qu’à des petites ou moyennes maisons. Les Grasset, Stock, Gallimard et autres ne publient jamais de nouvelles d’auteurs non célèbres. Ils veulent du roman, exclusivement du roman.
    Je ne connais que Carole Fives, http://www.fnaclive.com/videos/77463 comme exception d’auteur débutant publié avec des nouvelles: il est vrai qu’elle avait eu le prix Technikart, ça dû l’aider pas mal…
    Et bien sûr le « cas Anna Gavalda.

  16. Yola
    2 mai, 2010 | 17:52 | #16

    C’est exactement ça qui est insupportable dans l’attente: être ballotté entre l’espoir et le désespoir. J’espère que votre attente sera de courte durée et, surtout, qu’elle débouchera sur une réponse positive. Avez-vous remanié votre texte depuis que vous l’aviez mis en lecture? Si oui, qu’est-il devenu? Mais vous n’avez peut-être pas envie d’en parler pour le moment.

  17. 2 mai, 2010 | 18:49 | #17

    @Yola
    Le texte est passé une fois au comité de lecture de biiiip; les avis étaient partagés, le texte devait être relu et repasser en débat. J’avais compris que le prochain comité se réunissait fin avril; en fait je pense que ce sera dans la semaine qui vient. Le plus dur dans ces situations est qu’on ne vous donne des infos qu’au compte gouttes.
    Sinon, le texte a été réécrit à la 3ème personne et au présent de l’indicatif, mais je n’ai pas modifié le fond, à part la fin, un peu différente. Promis, dès que j »ai du nouveau, j’informe mes fidèles lecteurs^^

  18. Gaël
    3 mai, 2010 | 17:44 | #18

    Chère Marie,
    Vous nous faites languir ! J’ai personnellement hâte de savoir ce qu’il en est pour votre texte… Vite vite, que ce temps long raccourcisse et que les (bonnes) nouvelles arrivent !
    Bien amicalement

  19. 3 mai, 2010 | 19:12 | #19

    @Gaël: je suis comme la soeur Anne, je ne vois rien venir^^

  20. 6 mai, 2010 | 21:46 | #20

    Bon, alors
    1) Je suis vivant. Ca a été dur. J’ai traversé l’enfer. J’ai été successivement livreur de Pizzas au cap Nord, chercheur d’émeraudes dans le Poitou-Charentes et trader à la bourse de Ouagadougou. Tout ça parce que l’autre jour un terroriste cubain a détourné mon métro (ligne 8, Ballard-Créteil) vers Caracas afin de rencontrer Hugo Chavez. Au début on s’est tous gondolés dans le wagon, mais à la deux cent vingt-huitième station, « Iles du cap-Vert », on a commencé à avoir des doutes. Je vous raconterai.

    2) Serge, merci pour le poême, mais je suis déjà marié donc c’est non. Je t’aime quand même (je préfère les fleurs).

    3) C’est drôle, en fait pour ma part je bosse sur une ré-ecriture de mon opus pour une « maison du sixième » que je soupçonne fort être la même, avec peut-être – en plus – le même interlocuteur. Aucune garantie évidemment. Si ce n’est que la chose devrait être épluchée en comité de lecture quand je l’aurai transmise. D’une chance sur deux mille on passe à une chance sur, mettons, soixante-dix. Haut les coeurs ! Et, ah oui: ça explique mieux le 1° ainsi que mon absence. Merci à tous ceux qui s’inquiétaient.

  21. Marie
    6 mai, 2010 | 22:42 | #21

    @Koala
    Oui…C’est très énervant (pour ne pas dire insupportable) de se dire qu’on n’est pas très loin du but, mais que la queue du Mickey nous échappera peut-être pour pas grand chose…ARGGG
    Telle que vous me lisez aujourd’hui, j’ai envie de plaquer toute ambition éditoriale et de me lancer dans l’élevage de bichons maltais^^Histoire d’avoir une vision de l’avenir nettement plus terre à terre;)

  22. 24hcolo
    8 mai, 2010 | 14:42 | #22

    @ Koala : le poème ne t’était pas destiné, ‘spèce de cornichon. Mais je suis touché que tu remarques son universidéralité… ;-)
    Je constate donc que pour nous, le silence est prolifique.

    « Que le silence soit ! Et les mots fusent… »

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