solo ma non troppo (ter)
2 septembre, 2009 @ 5:52 Non classé

Gaël Brunet m’a autorisé à copier ici la critique qu’il m’a envoyée de « Solo ma non troppo ». Comme elle est très positive, pour faire bonne mesure,  je copie aussi dans le même post la critique bienveillante mais plus sévère de 24hcolo.

C’est particulièrement intéressant d’avoir des retours de lecture d’amis blogueurs et je remercie au passage Cassiopée et Yola qui ont elles aussi pris la peine de me lire. Message perso à Koala: j’attends toujours le verdict définitif;)

Critique de Gaël:

« Votre texte transpire la vérité et la sensibilité. Je ne vous cache pas que j’ai pris un réel plaisir à découvrir ce personnage, La narratrice est touchante, pleine de charme. Il y a en elle quelque chose de subtilement fragile. Je me suis bien volontiers intéressé à l’écheveau de toutes ses pensées intimes débordantes de féminité, pétrie de doutes et assaillie de la crainte de passer à côté de sa vie, de devoir sans cesse envier celle des autres et revoir à la baisse ses ambitions de jeune fille, de n’être au mieux que « cette fille bien » mais cernée de solitude.

Les passages introspectifs (dont je suis assez friand sont bien amenés). Je crois me souvenir de vous avoir conseillé un jour d’améliorer le style, faire plus simple. Après lecture, je retire le conseil car, au final, votre texte se lit bien. Très bien même. L’écriture est fluide et agréable. On se laisse prendre au jeu des sentiments et pensées de cette femme. On la suit volontiers dans ses rêves, dans cette quête constante de l’Amour. On comprend ses peurs. On partage ses souffrances. Antoine…Tout au long du récit, vous décrivez admirablement ce besoin viscéral qu’a la narratrice d’être aimée, être attendue le soir et se presser de quitter le Ministère pour retrouver des bras rassurants. Constater qu’elle est enfin entrée dans « une case » comme tant d’autres.

Il y a de très bons passages. J’ai particulièrement apprécié celui du second mariage de sa mère qui est très bien amené ainsi que celui de sa rencontre avec la famille de Philippe. Le scellement de la rencontre entre les deux femmes autour du portrait en peinture est une très belle image.
Je note aussi que l’une des forces de votre texte est la constance dans l’écriture. L’ensemble se tient rigoureusement. La structure est parfaitement équilibrée. Il n’y a pas de « baisse de régime » ou d’essoufflement. Des respirations existent évidemment comme lorsque la narratrice évoque certains souvenirs ou anecdotes mais celles-ci arrivent toujours à bon escient et sans jamais desservir le rythme du texte. J’insiste sur ce point car il me semble que les éditeurs relèvent souvent cette problématique de l’essoufflement et du déséquilibre du texte dans la plupart des manuscrits qu’ils reçoivent. La plupart des « manuscrivants » ne tiennent malheureusement pas la distance !

Un tout petit conseil (mais ce n’est que mon avis) : je verrais bien une fin davantage peaufinée. Je me suis repris à deux fois pour vérifier s’il s’agissait bien de la fin du texte. J’avoue, à la dernière page, être resté un peu sur ma faim ou bien était-ce le souhait de ne pas quitter cette histoire ?  Alors, Antoine ? Philippe? l’Amour ou la Raison ?….A chacun de voir… »

 

Critique de 24hcolo:

« Bon, Marie, comme promis, je vous livre ici ma petite contribution à Solo, un résumé de tout ce que je vous ai déjà écrit par mail. Ce genre d’histoire n’est effectivement pas ma tasse de thé, mais je l’ai lue jusqu’au bout (c’est déjà pas si mal).
“Solo…”, ou l’histoire des affres sentimentales de Claire qui cherche l’amour et se rabat sur une agence matrimoniale. A la fin du bouquin, je suis perplexe, n’ayant pas été charmé par cette héroïne, cette “loseuse” invétérée. Ni écoeuré d’ailleurs. Le tout se lit sans déplaisir, mais l”histoire manque un peu :
1) de hauts et de bas : les péripéties sont rares, convenues, parfois prévisibles (dont la fin d’ailleurs qui nous ramène au même point qu’au départ : à quoi a servi toute l’histoire ? Claire a-t-elle évolué ?). Pour une histoire sentimentale, je trouve que l’héroïne n’est pas assez torturée. Son premier orgasme est vite expédié, dommage.
2) d’émotions et de rythme : la faute à des descriptions trop descriptives (peu importe la marque du vin ou des clopes !!!), peu de pensées intimes (”faites penser” vos personnages !), des dialogues plats qui ne “boostent” pas l’histoire. Pensez à “couper” de temps en temps, à faire des phrases courtes sans groupe verbal, etc. (Tous ces temps du passé, imparfait, plus-que-parfait…, sont très “lourds” à lire, à force) pour “accélérer” ou “freiner” la narration.
3) De scènes originales : Il y a beaucoup de répétitions de situations trop classiques (en particulier les éternels restos suivis de la baise au lit !), on en confond les personnages masculins et on a l’impression que vous cherchez surtout à “caser” quelques personnages de l’époque, livres édités, chanteurs populaires, bref vos connaissances contemporaines… Demandez-vous si cela fait avancer l’histoire ou pas…
Bref, le gros des ingrédients est là, mais il manque les épices, le piment, le miel,… Au final je n’ai pas eu de vraie empathie avec ces personnages… Mais il est vrai que ce genre d’histoire n’est pas ma tasse de thé…
Bon courage pour la suite ! « 

-Marie Lebrun
rss 33 réponses
  1. 24hcolo
    2 septembre, 2009 | 18:13 | #1

    Comparaison intéressante ! Je n’ai pas eu la chance d’avoir moi-même un tel « grand écart » dans les critiques de mon manu (mais j’attends aussi le verdict de Koala !), car c’est dans la différence qu’on trouve l’information, non ? Dans les points communs, il dit « pas de baisse de régime », exact, mais pas de point d’orgue non plus, du coup !
    Ceci dit, je pense que Gaël ne peut qu’aimer Musso et Levy, étant donné son propos qui confine à l’extase… ;-)

  2. 2 septembre, 2009 | 18:27 | #2

    Non, non, non! Gaël a un goût très sûr, non mais!
    Zavez intérêt à pas trop gaffer, sinon la vengeance sera terrible:-D

  3. le koala
    4 septembre, 2009 | 11:34 | #3

    Je peux la balancer ici, ma critique ? Toc Toc ? Allô ? il serait peut-etre plus judicieux que je vous serve ça par mail, le dépeçage vicelard serait plus discret. Ah et puis tant pis, hein, d’aileurs vous avez déjà eu vent de quelques impressions marie. Alors voilà, je me lance, disons en fait que je jette quelques impressions en vrac.

    – Bon, le sujet. Nous avons là l’histoire d’une femme, inscrite en agance matrimoniale, qui cherche l’âme soeur à un âge qu’on suppose un peu avancé, dans le double contexte des années 80 et d’un milieu classe moyenne / supérieure. Comme 24, ce genre de sujet est d’ordinaire loin de mes préoccupations de lecteur, et d’emblée je ne suis pas vraiment compétent: pour être brutal je n’aurai pas acheté votre livre en librairie au vu de sa quatrième de couverture telle qu’on peut l’imaginer. Question de goût et non pas d’appréciation; d’aileurs vous verrez, vous n’achèteriez pas mon bouquin non plus, comme ça on est à égalité (potentiellement).

    Compte tenu du pitch rapporté à l’instant le personnage principal cherche activement, la preuve, il (elle) se tape successivement:
    Antoine machin (j’ai raté son nom)
    Bertrand outeau
    Jacques Remy
    Guillaume bidule (j’ai aussi raté son nom)
    Philippe Simonet
    re-Antoine Machin.

    Diable, beau tableau de chasse quand même. Et là on est perplexe. Est-on en présence d’une triste femme seule ou d’une fieffée salope qui a le feu à l’assise ? Sûrement un peu des deux. Ca peut d’ailleurs faire un excellent personnage; mais j’observe qu’en dépit de ces expériences il n’y a dans votre livre ni sexe ni érotisme. Pas un paragraphe de sensualité, pas même allusive. C’est un parti pris ? Pourquoi ? Vous n’avez pas osé ? Allez-y, vous verrez, ça fait du bien. Même au lecteur. Et puis depuis le temps qu’on se connait, Marie, pas de coqueterie entre nous, voyons.

    Il y a par là-dessous, et là on est dans les défauts, une sorte d’attachement étrange à une certaine banalité des situations et des postulats. Exemple:  » les vins d’honneur permettent d’offrir quelques verres à ceux qui ne sont pas invités au repas de noce. » On se croirait dans un manuel de savoir-vivre, édition 1959. Oui je sais c’est tiré du contexte et témoigne donc d’une abjecte mauvaise foi.
    Je crois par ailleurs que 24 l’a dit aussi, mais à certains moments on est envahi par des avalanches de marques et de références. Vous avez trop tendance à désigner des marques familières, exemple: « je sus plus tard que c’était « Habit rouge « de Guerlain, le parfum préféré (avec « Pour un homme » et « Eau Sauvage ») des hommes de goût », P 36. Déjà je vous remercie: me parfumant à Davidoff, dites tout de suite que la moitié de vos lecteurs ont des goûts de latrines !¨Plus sérieusement la tendance affecte les chansons, les airs, les films que voient l’héroine: elle n’écoute pas de la musique mais « Résiste » de France Gall; regarde « les lieux du crime » de téchiné. C’est compréhensible si je me met à vore place car ça permet de dater – précisément, « années 80″ l’action. Mais le procédé est un peu systématique. Après tout, les années 80, c’était aussi une mentalité dominante, partiellement dissolue aujourd’hui: l’époque « bénie » par exemple où l’on envoyait les cadres en stage de survie au Kalahari, où on encensait Bernard Tapie, etc… Il y avait donc d’autres manières de procéder, mais bon, je ne dis pas que c’est facile.

    Le problème, avec votre personnage, c’est qu’elle se sent seule toutes les 3 pages et qu’elle est chiante le reste du temps. Pas de doute, on tient là une Bovary. L’égotisme lui tient d’ailleurs lieu de religion païenne: elle ramène le système solaire à son nombril avec un naturel confondant, de sorte d’ailleurs qu’une phrase sur deux commence par « je ». Et sans craindre de flirter avec la nunucherie, avec ça. J’en prend deux exemples:

    « Oui, je crus pendant un peu plus d’un an que Jacques finirait par me choisir et qu’on aurait un enfant tous les deux; je n’attendais même pas qu’il me demande en mariage, je voulais juste qu’il décide que c’était moi qui méritait de vivre avec lui, que je lui suffisais enfin »

    La vache ! Il y a du boulot. Ou encore (elle m’a carrémment fait marrer, celle-là) :

    « La nuit qui suivit, je rêvai que je me mariais avec Antoine. Au réveil j’étais si contrariée et si coupable que j’acceptai de faire l’amour avec Philippe  »

    C’est bien les femmes, ça.
    J’espère d’ailleurs qu’elle ne confond pas, et qu’au réveil elle ne s’emberlificotte pas dans les prénoms, car j’ai aussi relevé ce passage: « J’avais connu Bertrand à la faculté de droit, dans l’amphi des premières années. On s’était un peu tourné autour,(…) Bernard me ressemblait trop » (p42). Marrant, c’est vrai ça, on confond toujours les Bertrand et les Bernard: c’est gênant car le bonhomme fait partie des heureux élus. Mais bon, le fait est: se taper un bertrand ou un bernard, hein…

    Je ne suis pas d’accord par contre pour dire qu’il n’y a pas de fin; il y ena une, un peu abrupte, mais on peut s’en satisfaire. Je regrette un peu une froideur du style, et un manque de motivation des personnages – je veux dire de leurs ressorts psychologiques. réellement, la narratrice est au centre et le reste fait décor.

    La bizarrerie, au fond, c’est que j’ai bien aimé. La lecture de votre roman m’indique une chose précieuse: il n’y a pas d’âge pour s’étonner de la persistance des différences homme-femme, dans l’appréciation des situations et la manière d’apréhender la vie – sentimentale surtout. Certaines réflexions de votre personnage témoignent, et c’est normal, d’une incompréhension de la gent masculine, d’une sorte de malentendu d’ailleurs réciproque: comme celle-là:

    « Rien n’empêchait Antoine de quitter sa femme dans les mois à venir. Ils se partageraient la garde de l’enfant »

    …Ben si. Quelque chose « empêchait » Antoine. Votre personnage s’interroge-t-il ? Non: il juge. L’homme juge moins, c’est sa qualité; mais il est effectivement lâche, c’est son défaut.

    J’ai la conscience tranquille Marie: je sais que vous valez bien mieux que votre personnage, nonobstant l’aspect ‘autofictif’. La prochaine fois, laissez le mauvais de côté et jetez le meilleur de vous sur le papier: ça va décoiffer. La base est bonne, ca se lit facilement et agréablement. Haut les coeurs.

  4. Marie
    4 septembre, 2009 | 12:25 | #4

    @Koala
    Merci beaucoup cher Koala, de cette critique qui bien que sévère (le Koala est sans concession, c’est pas pour rien qu’il a eu un satisfecit de Pierre Jourde sur un blog voisin:-D), m’a fait pouffer de rire plusieurs fois. Je ne connais pas « Davidoff », je vous dirai une prochaine fois si vous avez du goût.
    Une petite précision, au passage: il y a 90% de fiction dans les aventures de Claire; mais si j’ai eu besoin de la décrire ainsi, c’est qu’il y a une Claire qui sommeille en moi, arg, je suis chiante parfois, c’est vrai;)
    Vous avez un sens de l’humour décapant, et une générosité certaine sous une épaisse couche de cynisme. Merci encore…

  5. 24hcolo
    4 septembre, 2009 | 13:35 | #5

    Ouf, me voilà rassuré, je me retrouve beaucoup dans les dires du Koala, ma culpabilité réminiscente peut aller se faire voir ailleurs…
    Peut-être qu’il eût fallu plus « d’autobiographie » dans cette histoire, justement : le style montre que vous êtes « éloignée » de l’histoire, je vous l’ai dit, elle sonne parfois comme un documentaire. Alors que lorsqu’on met vraiment du « sien » (vous verrez comme c’est facile de « piquer » des caractères que vous connaissez autour de vous, et le plus drôle c’est que les premiers lecteurs ne s’y reconnaissent pas…), les personnages deviennent plus hauts en couleur, et le lecteur éprouve un intérêt bien plus grand également… Un truc : avant de me lancer dans un dialogue ou un soliloque intérieur, je passe d’abord un bon quart d’heure à me mettre dans la peau des personnages, comme au théatre (j’entends quelqu’un qui rigole au fond ; au piquet !)… Ca change absolument tout…
    Bon courage !

  6. le koala
    4 septembre, 2009 | 13:44 | #6

    « “piquer” des caractères que vous connaissez autour de vous »…

    Ah bon, tu les piques autour de toi, toi !!? Tu pioches vraiment dans le « vécu » ?
    Moi, mes personnages sont intégralement imaginés…

    C’est peut-être parce que je ne fréquente que des gens inintéressants, remarque. Zut alors.

  7. 4 septembre, 2009 | 14:57 | #7

    vous avez de la chance Marie, trois hommes vous livrent des critiques constructives, nuancées et honnêtes. Je n’ai pas lu le roman, il a été publié pendant ma période noire, mais à travers la critique j’en déduis le sujet qui a l’air intéressant, le portrait d’une femme à la recherche de l’amour…
    Lekoala, quel « chipie » celui-ci !! ;-)

    Dernière publication sur Valy-Christine Océany : Mes livres avec dédicace

  8. 4 septembre, 2009 | 15:07 | #8

    Hé, oh, c’est tout de même pas ma faute si son personnage est une Bovary.

  9. Marie
    4 septembre, 2009 | 17:06 | #9

    @Valentina

    Je peux vous l’envoyer par mail, si vous le souhaitez, comme ça j’aurai peut-être un avis encore différent, et c’est ça qui est intéressant, voir comment un texte est lu selon QUI le lit;)

  10. 24hcolo
    4 septembre, 2009 | 18:25 | #10

    J’ai une assez bonne empathie avec les gens (enfin je crois), aussi lorsque je me demande comment va réagir tel ou tel personnage dans une situation ou un dialogue donné, je me mets à la place d’une connaissance qui a le même trait de caractère dominant… C’est à la fois plus « facile », plus jubilatoire et surtout cela permet de garder une certaine cohérence dans la psychologie des personnages.
    J’aurais juré que tous les auteurs faisaient ça moi… ;-)
    Quel courage, Marie, d’exposer ainsi votre oeuvre à la vindicte populaire. Sincèrement. Respect.

  11. le koala
    4 septembre, 2009 | 21:30 | #11

    Oui, moi j’oserais pas, y’a tellement de critiques goguenards par les temps qui courent.

    Hum, c’est un vaste sujet ça Serge, tu l’avais évoqué sur ton blog à propos de la tenue des dialogues il me semble bien. Je n’arriverais pas pour ma part à « plaquer » des connaissances sur les situations que je décris. d’un certain point de vue, elles sont trop exotiques, et les personnages auxquels je pourais songer ne seraient pas assez neutres justement.

  12. 4 septembre, 2009 | 22:18 | #12

    Oui, d’accord Marie, vous avez mon email dans l’archive de votre blog.V.

    Dernière publication sur Valy-Christine Océany : Mes livres avec dédicace

  13. cassiopée
    5 septembre, 2009 | 15:48 | #13

    J’ai adoré les critiques un peu « vaches » de koala, il faudrait les mettre à la fin du roman, un peu modifié, comme une critique du personnage principal et de ses défauts, c’est vraiment trop drôle :-) . Je n’ai que parcouru les autres critiques il y a qqs jours et j’ai oublié ce que vous disiez, désolée. Je suis d’accord avec beaucoup de choses de ce que dit koala, en particulier le manque de ressort psychologique. Par contre pour les marques et les noms de musiques, ça ne me choque pas, ça place le roman d’avantage dans la réalité.

  14. Marie
    5 septembre, 2009 | 17:20 | #14

    @Oui, Cassiopée, il est très drôle Koala et à mon avis il n’est pas près de recevoir un nouveau manuscrit car je pense qu’il faut des nerfs d’acier pour supporter ses sarcasmes! Mais il m’a fait rire, vraiment, je crois qu’il serait très doué pour écrire des pastiches;)

  15. Manuel
    5 septembre, 2009 | 18:22 | #15

    Vous êtes en forme, proportionnellement à la situation, Marie. Quelqu’un qui signe koala ne peut produire que des scénarios de télé. L’écriture naïve est un fait nouveau qui ébranle la machine de l’ironie. Cela s’est passé en peinture, même si l’ironie est comme la rouille et revient avec la pluie, pourquoi pas en littérature ? Pourquoi pas tenir à ça ?

  16. 5 septembre, 2009 | 18:42 | #16

    @Manuel
    On pourra dire n’importe quoi sur mes textes, je suivrai mon feeling quoiqu’il advienne. Dussé-je ne jamais être publiée, l’essentiel étant pour moi d’être vraie dans ce que j’écris et d’avoir quelques fidèles supporters. Mais c’est intéressant de lire les réactions quelles qu’elles soient; il y a un point important dans le texte que personne ne soulève, et ça m’étonne beaucoup!

  17. Manuel
    5 septembre, 2009 | 20:37 | #17

    Quel point ? Je peux lire le texte ?

  18. Marie
    5 septembre, 2009 | 23:31 | #18

    @manuel
    Je vais vous envoyer le texte et vous expliquerai par mail.

  19. le koala
    7 septembre, 2009 | 8:57 | #19

    « Quelqu’un qui signe koala ne peut produire que des scénarios de télé. »

    Pourquoi pas ? je signe dès qu’une grande chaîne me le propose.

    Et un « Manuel », ça produit quoi ?

  20. Manuel
    7 septembre, 2009 | 12:32 | #20

    Des « o » de fumée, du tzatziqui sans le sel, des vrais koalas du rêve, des non-produits, pour ainsi dire. Les masochistes comme (vous) produisent de l’argent, je sais, avec des grandes CHAINES, qu’est que vous avez à faire de quelqu’un comme moi ? Je ne vous apporte rien, je m’y connais pas, j’ai pas de monde. Je suis pour la seule contemplation, dernièrement. L’art même a été proclamé inutile, même pas à faire de la pub. C’est pas que je sois contre, je n’y suis pas dedans, je suis sorti de l’oeuf, et l’on ne rentre pas là-dedans. L’on n’est pas contre une coquille brisée. Le jour où vous vous trouverez comme moi, mon semblable, nous reparlerons (avec plaisir).

  21. Manuel
    7 septembre, 2009 | 12:40 | #21

    Ou le jour où je me trouverai comme vous, qui sait…

  22. 7 septembre, 2009 | 13:29 | #22

    « Les masochistes comme (vous) produisent de l’argent, je sais, avec des grandes CHAINES »

    … ??

    Il y a comme un malentendu. Ca, c’est plutôt ce contre quoi j’essaye de me battre, avec des moyens évidemment dérisoires. Bon, pas grave, continuez donc à produire tout cela, et dites-nous au passage ce que vous pensez du roman de Marie quand vous l’aurez lu.

  23. Manuel
    7 septembre, 2009 | 13:31 | #23

    Vous avez raison. J’ai vu que vous un blog, mon frère. Mais savez vous au moins pourquoi je me permets de vous traiter de masochiste ?

  24. Manuel
    7 septembre, 2009 | 13:41 | #24

    j’ai vu que vous AVEZ un blog. Oui, il y a malentendu. Je vais essayer de repasser dans votre blog, mais pour l’instant je le trouve illisible, tarabiscoté, ce qui veut dire que vous êtes sociable, une personne qu’on peut connaître en toute confiance, même qu’on doit connaître si l’on veut comprendre.

  25. Marie
    7 septembre, 2009 | 14:33 | #25

    @Koala
    Afin qu’il n’y ait pas de malentendu, Manuel a bien lu « Solo… » au mois de juillet, il pensait que je parlais d’un autre texte. Il avait lu aussi des nouvelles publiées en ligne il y a quelques mois sur le site des ELS. Si ça vous intéresse, vous pouvez aller voir sur son blog, ses peintures (il est exposé dans une galerie à Paris), et lire tous les textes qu’il publie en ligne très régulièrement.

  26. Manuel
    7 septembre, 2009 | 14:39 | #26

    Ah, Marie, si vous saviez… avec moi il y a toujours malentendu.

  27. le koala
    7 septembre, 2009 | 15:40 | #27

    « Está usted en forma, proporcionalmente a la situación, Marie. Alguien que firma Koala no puede producir sino guiones de televisión.  »

    Genial, enfin on parle de moi en espagnol du coup !! Aaaah, j’adore parler espagnol, même si je le parle effectivement comme une vache … heu… française. « Guiones » c’est scenarii ou séries ?
    On dira ce qu’on voudra, quelle belle langue. Perso je trouve ça plus beau que l’anglais. Oui enfin on s’en fout.

    Par contre, Manuel, le passage qui comporte une quasi-comparaison avec Kafka, là quand même … hein …
    Pardon Marie, mais quand même, il exagère, quoi.

  28. 24hcolo
    7 septembre, 2009 | 16:35 | #28

    Le Koala illisible, tarabiscoté ? Meuh non, son propos est clair comme de l’eau de roche, voyons… C’est pur bonheur de le voir s’étendre sur un sujet en faire le tour avec quelques magnifiques digressions, un humour intelligent et une maîtrise de la langue enviable au possible.
    J’déconne même pas, en plus.
    Bon, Koala, ça fera 20 euros. ;-)

  29. le koala
    7 septembre, 2009 | 17:01 | #29

    D’accord, mais à condition que tu m’embrasses, grand fou.

    Marie, pardon, ça devient n’importe quoi.

  30. Marie
    7 septembre, 2009 | 17:15 | #30

    Non, non, ce n’est pas n’importe quoi, un peu de gaieté c’est très agréable;) Désolée, Koala, je parle l’espagnol avec un niveau 4ème, sinon, cela aurait été avec plaisir.

  31. Cécile D.
    7 septembre, 2009 | 20:09 | #31

    Marie, rien à voir avec votre article, mais comme ça, en passant…
    j’étais à Bordeaux tte la semaine dernière chez ma soeur, et je suis passée chez Mollat pour acheter entre autres le livre d’Alex afin de lui offrir… vous avez raison, il a fallu que je demande! .. les bouquins de la collection de Leo ne sont pas mis en valeur… idem pour les Séditions de K. Mengel…
    anecdotes au passage : chez Mollat, j’ai scruté… je me suis dit je vais peut-être apercevoir Marie!..j’ai l’avantage de connaître votre visage! … et puis aussi ce qui m’a fait sourire, je leur ai dit que « j’étais leur amie sur FB », alors ils m’ont fait une petite remise de 5% comme ça, sans preuve!
    C’est vraiment un super lieu ! (pas pour la remise, bien entendu!) *_*

  32. Marie
    7 septembre, 2009 | 22:38 | #32

    @Cécile
    Je ne vais trop souvent chez Mollat, parce que sinon, je serais ruinée, il y a tant de livres, dans ce lieu assez unique; la prochaine fois que vous venez à Bordeaux, faites moi signe, je vous enverrai mon adresse email; on aura peut-être le temps de boire un thé ou un café.

  33. Cécile D.
    10 septembre, 2009 | 21:17 | #33

    Moi ça me fait à chaque fois la même chose quand j’entre ds une librairie : sincèrement j’ai envie de « chialer » … il y a tant de livres à lire qu’on ne pourra jamais! … c’est le coût, bien sûr, mais c’est aussi le nombre, la richesse, la diversité, le temps! … ça m’étourdit!
    et c’est particulièrement vrai chez Mollat!
    Merci pour l’invitation, Marie, je ne manquerai pas de vs contacter si d’aventure, je me retrouve à Bx, je prendrais volontiers le thé à vos côtés *_*

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