posts de septembre 2009


l’atelier d’écriture, roman (chepdeville)

En flânant dans les rayons d »une de mes librairies préférées,  j’ai trouvé une perle. Pas un chef d’oeuvre, pas le livre qui va révolutionner l’histoire du roman français, mais un bouquin très bien ficelé et souvent très drôle, sur un sujet qui ne manquera pas d’intéresser ceux parmi mes chers lecteurs qui se torturent les méninges pour savoir quoi écrire, comment l’écrire, et toutes autres questions agitant ceux que Wrath appelle les  « wannabes »:

« L’atelier d’écriture » publié au Dilettante par Chepdeville.

Dans ce roman,  le narrateur qui s’appelle Chepdeville (comme l’auteur),  est un écrivain raté:  il a publié un polar qui n’a pas marché,  et pendant les quinze ans qui ont suivi, plus rien. On ne saura jamais exactement ce qui s’est passé pour que cet écrivain ne publie plus un seul livre après cette première incursion dans le monde éditorial: peur de l’échec,  manque d’inspiration, dépression? On sait juste qu’il survit en touchant le RMI et en accumulant les stages proposés par l’ANPE. Alors qu’il rêvasse dans son modeste appartement, un représentant du Conseil général l’appelle pour solliciter ses compétences afin d’animer un atelier d’écriture dans un collège voisin. Malgré sa répugnance à retrouver un semblant de légitimité en se voyant confier cette mission, Chepdeville accepte. Et le voilà embarqué dans diverses aventures car d’autres propositions d’animation d’atelier d’écriture suivront,  qui le mèneront dans des établissements où chaque fois,  il se transformera en éducateur, en pion, en confident, en témoin à la fois amusé et exaspéré du mal de vivre des uns, de l’inculture navrante des autres. Il aura même la surprise d’être le bourreau des coeurs (ou des corps plutôt) de ces dames. Au passage,  il retrouvera un amour de jeunesse: la maman de Babacar, un de ses élèves les plus patibulaires.

Chepdeville a un évident talent de conteur; on tourne les pages sans s’ennuyer une seconde, on rit beaucoup, son livre est un bonheur de lecture. Il livre aussi quelques réflexions pertinentes (et parfois désespérantes) sur ce qu’est devenu « le monde de l’édition ».

Extraits:

« Ah ouais! Alors tu t’inspires de nous pour nous mettre dans tes bouquins? On te sert de cobayes, quoi! s’exclama Sophie.

 Qu’est-ce qu’elle racontait, l’infirmière, elle se prenait pour Sophia Loren ou quoi? Et puis ils allaient m’emmerder longtemps avec leurs questions à la noix? Ils n’étaient pas venus pour écrire des nouvelles policières?

-Non, ce n’est pas systématique. C’est vrai que certaines personnalités dans la vie peuvent m’inspirer,  mais c’est tout aussi valable dans la rue ou dans mon quotidien. J’utilise tout ce que je vois et entends,  je suis une véritable éponge,  comme Bob.

-Et tu t’inspires des faits divers dans les journaux? lança Véro.

  C’était bien une question de future douanière, ça. Dommage, elle était mignonne.

-Non, je ne pompe jamais dans les journaux. J’ai la chance d’avoir un bon imaginaire. Mes idées d’histoires se bousculent suffisamment dans ma tête pour que je n’aie pas besoin d’aller chercher ailleurs dans la réalité.

Le menteur, l’immonde menteur, j’avais un imaginaire en peau de zob, j’avais toujours ramé comme un malade pour trouver ne serait-ce qu’un début d’embryon d’histoire. Mais qu’est-ce que c’était que ce boulot où l’on était payé pour raconter des conneries. C’était là tout le problème d’auteur, cette envie irrépressible d’écrire, de raconter, mais je n’avais rien à raconter. La seule chose que la nature avait daigné me filer, c’était le style. Mais qu’est-ce que je faisais avec ce truc, si le reste ne suivait pas? Tout le monde ne s’appelait pas Nabokov. »

… »Je pense que ceux qui écrivent sur le sujet (l’édition), ne lisent pas. Ce sont des journalistes, des comptables, des statisticiens. Ils devraient moins en parler et lire plus, lire mieux, découvrir, au lieu de s’obliger à bouffer du formaté pour pouvoir argumenter leur papier. C’est un jeu de dupes. Le paradoxe dans ce milieu, c’est que ce sont les gens qui fabriquent les livres qui lisent le moins. Les auteurs eux mêmes, pour la grande majorité, ne lisent pas. Ils ne s’intéressent qu’à leurs livres, et ils s’étonnent toujours que les autres écrivains ne s’intéressent pas à leur travail. Ce sont souvent des gens prétentieux et nombrilistes, pas autant que les théatreux, ça c’est impossible, mais ils en tiennent tout de même une sacrée couche. S’ils s’intéressaient un peu plus aux autres, au lieu de se  palucher uniquement sur leur prose, peut-être qu’on ferait un peu plus de cas de leurs écrits.  Mais tout ça,  c’est un faux problème. Le livre est avant tout une industrie, à l’instar du cinéma, une histoire de marchands de papier. »

Bon courage pour écrire après ça! Merci,  Monsieur Chepdeville;)

filles/garçons du troisième millénaire

Quand j’observe ma fille aînée et ses amis, je constate qu’il y a (en gros) trois catégories chez les « djeunes » qui accèdent à un niveau d’études supérieures:

1.les prudents: parce qu’ils n’ont pas été poussés par leurs parents ou parce que leur niveau au sortir du cursus scolaire était passable, ils font des choix raisonnables et ambitionnent d’être fonctionnaires après des études d’AES ou en tentant les concours des IUFM. Ceux qui n’ont pas eu un bac général optent pour des BTS de vente, d’informatique ou de tourisme, des formations artisanales ou médico-sociales. Souvent, ils se mettent en couple très vite, et suivent le même schéma que leurs parents en donnant la priorité à l’équilibre  entre vie privée et vie sociale

2.les hédonistes ( la plupart favorisés économiquement parce qu’entièrement assistés par leurs parents) qui multiplient les relations sentimentalo-sexuelles, font beaucoup la fête et vivent au jour le jour, menant leurs études en dilettante. Beaucoup finissent par trouver un travail agréable grâce à leurs parents. Les plus chanceux deviennent artistes, d’autres bossent dans l’entreprise familiale, d’autres encore trouveront une planque par relation.

3.les ambitieux prévoyants (ils étaient déjà les meilleurs au lycée), le plus souvent issus d’un milieu favorisé, qui travaillent énormément, et bien souvent, repoussent un attachement sentimental sérieux pour le jour où ils seront stabilisés dans une case professionnelle. C’est dans les ambitieux prévoyants qu’on trouve ceux qui grimperont le plus haut ( ils font droit jusqu’au niveau DESS, Sciences po, médecine ou de prestigieuses écoles d’ingénieur ou de commerce, le nec plus ultra étant de compléter son cursus par un an d’études aux USA).

Il y a bien sûr des catégories hybrides ou marginales: les roots qui font arts plastiques à la fac, ou architecture pour les plus doués, les toxicos qui ont tellement fumé de joints dès l’âge de 14 ans qu’ils ne parviennent pas  à suivre aucune étude sérieuse et s’insèrent tant bien que mal dans des petits boulots, ceux qui plus fragiles ont déjà quitté la route (je connais hélas deux cas proches de jeunes ayant basculé dans la maladie psychiatrique avant d’avoir atteint leur majorité).

Ces catégories se mélangent très peu, selon la règle du « qui se ressemble s’assemble », alors qu’au collège les clivages étaient moins marqués. Ma fille avait à l’époque des amis très différents les uns des autres.

Une chose est certaine, c’est que les portes sont de plus en plus étroites, la compétition de plus en plus dure, et que les garçons et les filles sont beaucoup plus en rivalité qu’il y a vingt ans. On en arrive même à des situations un peu ennuyeuses, comme de constater que 80% des élèves de l’Ecole de la Magistrature sont de sexe féminin.

J’ai lu récemment dans l’EXPRESS un article sur les difficultés sociales et sentimentales des jeunes japonais. Je vous en cite quelques extraits qui donnent à réfléchir. On voit se profiler un monde qui fait un peu froid dans le dos. J’espère qu’en France, les « ambitieux » notamment auront moins de difficultés que les jeunes japonais décrits dans l’Express,  à construire une vie affective épanouissante.

« Les jeunes gens ont plus de difficultés que par le passé pour trouver leur compagnon ou leur compagne. Une journaliste, Toko Shirakawa, et une sociologue, Masahiro Yamada, ont publié l’an dernier un livre sur ce qu’elles appellent le konkatsu, « la course au mariage ». L’ouvrage est aujourd’hui best seller.  « Jusque dans les années 1970, explique Toko Shirakawa, la plupart des mariages étaient arrangés par les familles. Puis les entreprises ont pris le relais. C’était, bien souvent, les chefs de service qui se chargeaient de trouver les épouses de leurs subordonnés. Elles étaient généralement choisies parmi les employées de la société, dont certaines avaient été embauchées dans cette perspective. La crise économique du milieu des années 90 a mis fin à ce système. Depuis les hommes et les femmes sont livrés à eux mêmes, et ils ont du mal à s’en sortir. Les jeunes femmes attendent le dernier moment. Lorsqu’elles se rendent compte qu’il ne leur reste plus beaucoup de temps si elles veulent enfanter, elles se mettent en chasse d’un mari ».

« Toute menue dans sa robe d’été, Atsuko, à 31 ans, vit seule à Tokyo où elle est secrétaire de direction. « Avant, j’avais des petits amis pour le plaisir, je ne pensais pas au mariage. Mais maintenant que j’ai passé la trentaine, il est temps.  » L’homme de ses rêves? »  Un partenaire qui aime la vie de famille mais travaille à plein temps et dispose d’un revenu stable. Dans l’idéal, il faudrait qu’il gagne 500 000 yens par mois (3750 euros) peut-être un peu moins s’il est fonctionnaire. Atsuko reconnaît qu’elle est exigeante, surtout si l’on sait que le salaire moyen d’un jeune diplômé ne dépasse pas 1700 euros, et celui d’un cadre d’une grande entreprise, 2800 euros. Pour trouver l’oiseau rare, la jeune femme comptait un peu, au début, sur les Gokon, des soirées organisées entre amis pour favoriser les rencontres. Mais elle s’est vite rendu compte que les garçons qui les fréquentaient n’avaient aucune envie de convoler…Les garçons sont moins pressés. Les responsabilités les effraient,  ils se sentent libres et n’ont pas envie de changer de vie. »

On voit effectivement une catégorie nouvelle de jeunes hommes émerger, « les herbivores »: « C’est une journaliste,  Maki Fukasawa, qui a inventé le terme il y a trois ans déjà: nombre de jeunes hommes seraient des « soushoku danshi », littéralement des « mangeurs d’herbe ». Ces célibataires d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années,  n’ont que peu d’appétit sexuel. Ils refusent le modèle japonais du mâle dominateur, n’aiment pas la compétition, font rarement le premier pas avec les femmes, répugnent à s’engager. Journaux et émissions de télévision se sont emparés du phénomène, plusieurs ouvrages lui ont été consacrés. Beaucoup voient dans ce mouvement un contre coup de la crise des années 90. Certains évoquent la loi sur l’égalité des sexes de 1985, le comportement « carnivore » des femmes ou encore des problèmes relationnels liés à la vogue des jeux vidéo. »

Pour conclure, l’article de l’Express nous cite un livre qui vient de paraître à Tokyo: « Pourquoi il est plus facile d’élever des enfants en France ».  Son auteur, Masuo Yokota, est un journaliste qui a passé quelques années à Paris. Le taux de fécondité des françaises, 2,02, l’un des plus élevés d’Europe, fascine les japonais.

Mais cette situation jugée idyllique par les japonais est-elle si rose que cela, et surtout va t-elle durer?

Aparté: clin d’oeil à gaël brunet

Un petit post rapide dédicacé à Gaël Brunet. J’avais beaucoup aimé son texte « Cahin Chaos » mis en ligne dans les m@nuscrits du blog des ELS. J’ai appris avec plaisir que la Revue des ressources publiait en juin une de ses nouvelles.

Aujourd’hui il annonce sa participation à la revue « Décapage » du mois d’octobre. J’en suis ravie pour lui.

Quand la revue « Décapage » sortira en librairie, je ferai un post à ce sujet.

non ma fille, tu n’iras pas danser

Je me suis laissée convaincre par une de mes filles d’aller au cinéma voir « Non ma fille, tu n’iras pas danser« , le nouveau long métrage de Christophe Honoré .  Je n’avais été pas été emballée par « Chansons d’amour » et avais carrément détesté « La belle personne », aussi ce film dont le scénario est co-signé par la romancière Geneviève Brisach  a été une heureuse surprise. Pour la première fois depuis un bon moment,  j’ai pu rester assise dans une salle de cinéma sans regarder ma montre toutes les dix minutes.

 

non ma fille, tu n'iras pas danser 145_g

 

 

Ce film raconte une histoire simple, s’attachant à livrer la chronique d’un moment dans la vie de Léna (jouée par Chiara Mastroianni, belle et bouleversante dans ce film), et de ses proches. Léna vient de divorcer, et de plaquer son boulot de médecin dans la foulée; elle  tente de passer quelques jours de vacances en famille avec ses deux jeunes enfants; le problème est que la  famille en question n’est pas de tout repos: une mère autoritaire, préférant Frédérique la cadette,  tout en ne voulant pas lâcher son emprise sur Léna, un père bougon et vieux jeu,  efficace matériellement mais maladroit avec ses enfants, en retrait de sa femme qui a pris le pouvoir au sein de son clan , une soeur partagée entre tendresse et rivalité, et enfin le frère « à l’ouest » et gentiment cynique, qui tente d’imposer sa copine baba-cool dans une famille qui préfère rester entre soi à se déchirer avec masochisme. Il faut voir les deux soeurs fumer clope sur clope (la soeur jouée par Marina Foïs est enceinte jusqu’au cou), être complices cinq minutes avant de se disputer comme des gamines; la scène où elles rejettent avec mépris l’annonce de leur frère de son désir de se marier est à la fois comique et atroce.

Léna et Frédérique  réclament de l’amour, trop d’amour,  et cherchent à se satisfaire d’un quotidien forcément décevant, tout en manifestant une volonté désespérée d’échapper aux leçons de morale et à la possessivité des uns et des autres: on rit souvent, mais on a souvent aussi le coeur serré, parce que ça remue forcément nos propres névroses familiales.

Le film gai et loufoque dans sa première partie devient vite assez dramatique. Léna déprime et  entraîne ses enfants dans une vie trop pénible à supporter psychologiquement. Difficile de rester de marbre devant la scène où l’héroïne et son ex-mari se disputent avec rage et cruauté , sous le regard pétrifié des deux enfants. Têtue et idéaliste, encore nostalgique de l’amour qu’elle a vécu avec le père de ses enfants, elle refuse le bonheur et l’apaisement que lui apporterait l’amour charnel et tendre que lui propose son jeune soupirant, interprété par Louis Garrel.

Le film évoque le cinéma de Desplechin, mais un Desplechin qui n’aurait pas oublié d’être affectueux et bienveillant avec des personnages  ambivalents, ces êtres ordinaires et touchants qui se débattent dans une réalité trop petite pour leurs espoirs de bonheur. On pense aussi parfois à Ingmar Bergman , qui savait montrer avec esthétisme et intelligence, tout ce qu’il y a de capricieux et d’imprévisible chez les femmes, cette part insaisissable qui rend fous les hommes qui croient les posséder en les enfermant ou en les infantilisant.

 

 

solo ma non troppo (ter)

Gaël Brunet m’a autorisé à copier ici la critique qu’il m’a envoyée de « Solo ma non troppo ». Comme elle est très positive, pour faire bonne mesure,  je copie aussi dans le même post la critique bienveillante mais plus sévère de 24hcolo.

C’est particulièrement intéressant d’avoir des retours de lecture d’amis blogueurs et je remercie au passage Cassiopée et Yola qui ont elles aussi pris la peine de me lire. Message perso à Koala: j’attends toujours le verdict définitif;)

Critique de Gaël:

« Votre texte transpire la vérité et la sensibilité. Je ne vous cache pas que j’ai pris un réel plaisir à découvrir ce personnage, La narratrice est touchante, pleine de charme. Il y a en elle quelque chose de subtilement fragile. Je me suis bien volontiers intéressé à l’écheveau de toutes ses pensées intimes débordantes de féminité, pétrie de doutes et assaillie de la crainte de passer à côté de sa vie, de devoir sans cesse envier celle des autres et revoir à la baisse ses ambitions de jeune fille, de n’être au mieux que « cette fille bien » mais cernée de solitude.

Les passages introspectifs (dont je suis assez friand sont bien amenés). Je crois me souvenir de vous avoir conseillé un jour d’améliorer le style, faire plus simple. Après lecture, je retire le conseil car, au final, votre texte se lit bien. Très bien même. L’écriture est fluide et agréable. On se laisse prendre au jeu des sentiments et pensées de cette femme. On la suit volontiers dans ses rêves, dans cette quête constante de l’Amour. On comprend ses peurs. On partage ses souffrances. Antoine…Tout au long du récit, vous décrivez admirablement ce besoin viscéral qu’a la narratrice d’être aimée, être attendue le soir et se presser de quitter le Ministère pour retrouver des bras rassurants. Constater qu’elle est enfin entrée dans « une case » comme tant d’autres.

Il y a de très bons passages. J’ai particulièrement apprécié celui du second mariage de sa mère qui est très bien amené ainsi que celui de sa rencontre avec la famille de Philippe. Le scellement de la rencontre entre les deux femmes autour du portrait en peinture est une très belle image.
Je note aussi que l’une des forces de votre texte est la constance dans l’écriture. L’ensemble se tient rigoureusement. La structure est parfaitement équilibrée. Il n’y a pas de « baisse de régime » ou d’essoufflement. Des respirations existent évidemment comme lorsque la narratrice évoque certains souvenirs ou anecdotes mais celles-ci arrivent toujours à bon escient et sans jamais desservir le rythme du texte. J’insiste sur ce point car il me semble que les éditeurs relèvent souvent cette problématique de l’essoufflement et du déséquilibre du texte dans la plupart des manuscrits qu’ils reçoivent. La plupart des « manuscrivants » ne tiennent malheureusement pas la distance !

Un tout petit conseil (mais ce n’est que mon avis) : je verrais bien une fin davantage peaufinée. Je me suis repris à deux fois pour vérifier s’il s’agissait bien de la fin du texte. J’avoue, à la dernière page, être resté un peu sur ma faim ou bien était-ce le souhait de ne pas quitter cette histoire ?  Alors, Antoine ? Philippe? l’Amour ou la Raison ?….A chacun de voir… »

 

Critique de 24hcolo:

« Bon, Marie, comme promis, je vous livre ici ma petite contribution à Solo, un résumé de tout ce que je vous ai déjà écrit par mail. Ce genre d’histoire n’est effectivement pas ma tasse de thé, mais je l’ai lue jusqu’au bout (c’est déjà pas si mal).
“Solo…”, ou l’histoire des affres sentimentales de Claire qui cherche l’amour et se rabat sur une agence matrimoniale. A la fin du bouquin, je suis perplexe, n’ayant pas été charmé par cette héroïne, cette “loseuse” invétérée. Ni écoeuré d’ailleurs. Le tout se lit sans déplaisir, mais l”histoire manque un peu :
1) de hauts et de bas : les péripéties sont rares, convenues, parfois prévisibles (dont la fin d’ailleurs qui nous ramène au même point qu’au départ : à quoi a servi toute l’histoire ? Claire a-t-elle évolué ?). Pour une histoire sentimentale, je trouve que l’héroïne n’est pas assez torturée. Son premier orgasme est vite expédié, dommage.
2) d’émotions et de rythme : la faute à des descriptions trop descriptives (peu importe la marque du vin ou des clopes !!!), peu de pensées intimes (”faites penser” vos personnages !), des dialogues plats qui ne “boostent” pas l’histoire. Pensez à “couper” de temps en temps, à faire des phrases courtes sans groupe verbal, etc. (Tous ces temps du passé, imparfait, plus-que-parfait…, sont très “lourds” à lire, à force) pour “accélérer” ou “freiner” la narration.
3) De scènes originales : Il y a beaucoup de répétitions de situations trop classiques (en particulier les éternels restos suivis de la baise au lit !), on en confond les personnages masculins et on a l’impression que vous cherchez surtout à “caser” quelques personnages de l’époque, livres édités, chanteurs populaires, bref vos connaissances contemporaines… Demandez-vous si cela fait avancer l’histoire ou pas…
Bref, le gros des ingrédients est là, mais il manque les épices, le piment, le miel,… Au final je n’ai pas eu de vraie empathie avec ces personnages… Mais il est vrai que ce genre d’histoire n’est pas ma tasse de thé…
Bon courage pour la suite ! « 

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