posts de juillet 2009


statistiques

Je pars dans quelques jours en vacances et je manque d’envie et d’inspiration pour faire une critique de livre ou de film. Depuis longtemps,  j’ai constaté que l’été, je me sens régresser à l’état d’esprit de l’écolier en grandes vacances: besoin de flemmarder et fuite devant la perspective de commencer quelque chose de sérieux.

Pour ce dernier post du mois de juillet, je préfère donc livrer les constatations amusées que j’ai pu faire en suivant les statistiques de mon blog. Voici le TOP 4 des articles les plus consultés depuis le début de POSTSCRIPTUM:

1. Irréversible

2. Le questionnaire de Valentina

3. Unplugged, premier roman d’Alex

4. Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

 

Faut pas s’étonner que les magazines qui se lisent le plus soient Paris match, Voici,  Elle et autres publications dites « de salle d’attente ». Parce qu’ Irréversible (le film) en no 1 sur ce blog sensé être à orientation littéraire,  c’est assez surprenant: dois-je en déduire que la violence, le sexe et le scandale liés à un film réputé irregardable sont plus attirants pour le lecteur moyen de Postscriptum dont j’imagine pourtant qu’il est cultivé, sensible, attiré par le beau et le bien, que les romans de Tanguy Viel et d’ Emmanuel Carrère? Je ne peux toutefois pas lui jeter la pierre à ce cher lecteur. Moi même, je suis plus souvent chez Wrath, pour découvrir les nouveaux ragots du monde de l’édition,  que chez Anne Sophie Demonchy ou Pierre Assouline qui font des critiques assez bien foutues et ne donnent pas dans la gaudriole.  La paresse intellectuelle, c’est terrible…Et le questionnaire de Valentina, en seconde  position,  est-ce-bien raisonnable? Un truc que j’ai fait en m’amusant mais qui ne plane pas bien haut, soyons francs.

Bonne surprise heureusement,  que la troisième position pour le roman d’Alex: elle a bénéficié du fait que cet article a été visible sur  blog des ELS, mais j’avais noté un net engouement pour cet article avant sa mise en ligne chez Léo scheer.

Que Dahlia ne soit pas inquiète ou contrariée, le billet concernant « Adore » arrive cette semaine en troisième position, devançant celui d’Alex, devançant aussi « Irréversible »qui se maintient dans le top 4.

Il va sans dire que je suis un rien déçue que le post sur « Le cercle littéraire… » ait été autant lu alors que ce n’est vraiment pas mon article préféré. Ca m’apprendra à parler d’un best-seller. A la rentrée,  je ne ferai que des billets sur des auteurs oubliés, et sur des chanteurs et des films des années 70 puisque c’est comme ça!

Solo ma non troppo (bis)

Comme prévu, j’ai supprimé au bout de deux semaines,  le billet où je mettais en ligne mon manuscrit « Solo ma non troppo ». Je fais ce post pour que les retardataires puissent, s’ils le souhaitent, déposer un commentaire.

Pour ceux qui n’auraient pas téléchargé le texte, je peux le leur envoyer par mail.

lise-marie et léo sont sur un blog: ma réponse à Marco

Pour comprendre ce billet,  il faut au préalable lire celui de Marc Séfaris en cliquant ici. Avertissement: si les guerres inter-blogs et les états d’âme des écrivains non publiés vous font bailler d’ennui, n’allez pas plus loin.

J’ai eu envie de répondre à Marco car,  comme lui, je fréquente assidûment les deux blogs concernés.  Je précise d’ailleurs que si je n’avais pas découvert le blog de Wrath,  je ne connaîtrais pas celui de Léo Scheer, ni ceux de Thomas Clément,  Marco,  Anne Sophie Demonchy, Pierre Assouline,  Stalker,  et tous les autres.  Je ne connaîtrais d’ailleurs pas grand chose à la blogosphère littéraire que je ne fréquente que depuis ce jour où j’ai tapé sur google « manuscrit refusé ».  Sans le savoir, ce jour là,  j’entrais dans la confrérie des wannabes. La différence entre nous deux: j’ai eu l’occasion de déposer des textes sur le blog des ELS, lui non. Enfin pas vraiment, car j’imagine que  » Aux portes du palais  » n’était pas destiné au départ à être un m@nuscrit.

Point no1: Wrath

Wrath est une peste qui écrit à « l’arrache » des billets polémiques contre les éditeurs et les écrivains corrompus,  sans vraiment réfléchir ni soigner sa prose, mais c’est une peste utile: exact. Sans elle,  je ne connaîtrais quasiment rien au monde hostile de l’édition et me sentirais seule, me demandant pourquoi mes manuscrits reviennent de chez les éditeurs avec un NON plus ou moins poli.  A  ce jour,  les plus « polies » ont été Martine Boutang de Grasset et Karina Hocine de Lattès mais ce serait trop long à expliquer, ceux qui me connaissent un peu comprendront.

Ce que je pourrais reprocher à Wrathy, c’est de s’acharner toujours sur les mêmes, par exemple sur Jaenada qui me plait bien dans le genre écrivain qui ne la ramène pas, qui sait très bien qu’ il est border ligne entre l’écrivain très reconnu et l’écrivain qui galère,  et qui a un humour assez génial et une intelligence très fine. Pourquoi ne pas taper autant sur des gens vraiment très énervants:  Amanda Sthers, Marion Ruggieri, Pascale Clark, Leslie Bedos, Sylvie Testud, Mazarine Pingeot,  toutes ces nanas qui n’auraient JAMAIS été publiées sans relation, enfin plutôt sans un nom bankable. On va me dire que je ne tape que sur les filles, mais le seul « fils de » que j’ai trouvé est Alexandre Jardin et il est moins mauvais que ces dames. A ce moment de mon billet, j’entends ce que vous pensez, chers lecteurs: elle se wrathise, la Marie, elle devient fielleuse et je répondrai: oui, c’est vrai, et qu’est-ce que ça fait du bien:-D

Point no 2: Léo Scheer
Comme le dit Marco, Leo Scheer s’est fait une place remarquée dans la blogosphère en étant le seul éditeur à tenir un blog (avec  Gilles Cohen Solal des éditions d’Ormesson) mais surtout le seul à dialoguer avec ses habitués et à proposer la mise en ligne de manuscrits sans aucun tri ni censure. Ce serait trop long de refaire l’historique des m@nuscrits. En résumé: au début, beaucoup ont cru comme moi, que chacun avait sa chance , que ce serait une chouette aventure à tenter; certains comme moi ont pas mal lu, beaucoup commenté et espéré faire partie des élus, c’est à dire de ceux qui, bénéficiant de retours élogieux,  finiraient par voir leur prose sur du papier avec le très recherché label « édité à compte d’éditeur ».  Admirez ma franchise: oui, j’ai été naïve, ou j’y ai cru un peu,  surtout quand des gens aussi « people » que Manuel Montero ou Nicolaï Lo Russo m’ont fait l’honneur de critiques assez flatteuses. Au bout de quelques mois,  force est de constater que non, il ne suffit pas d’avoir beaucoup de commentaires, ou beaucoup de votes (comme Gaël, ou Carole Fives, les plus plébiscités, deux personnes que je trouve talentueuses, soit dit en passant).  Non: il faut plaire au maître des lieux; éventuellement grâce aussi à Angie David qui aime beaucoup Dahlia, par exemple, mais il faut d’abord et avant tout plaire à Léo. Et c’est là que le serpent se mord la queue: Léo Scheer est éditeur, il finance les publications, et c’est donc normal et légitime (et n’importe quel autre éditeur agirait de même), qu’il choisisse « au coup de coeur ». Oui, mais alors, pourquoi laisser croire que les m@nuscrits d’inconnus talentueux, mais qui n’ont pas l’heur d’être exactement conformes à ce qu’attend Léo d’un « rétropublié » ont une chance?  Pourquoi continuer à faire voter, à donner des notes? Pourquoi Ludivine/ Karl qui a martyrisé et humilié pas mal d’auteurs ( auteurs qui pensaient avoir affaire à une huile du monde des lettres, alors que c’était un wannabe comme eux^^^) a -t-elle « le droit » d’être rétropubliée pour un texte qui n’a jamais été mis en ligne? Toutes ces questions sont agaçantes et même lassantes.  Au point que certains finissent comme moi par mettre en ligne leur texte sur leur blog; parce qu’on ne croit plus à la rétropublication mais qu’on a tout de même envie d’être lu par quelques personnes. Parce que c’est finalement assez humiliant de servir de faire valoir à ceux qui sont « choisis d’avance » et dont la publication est annoncée de façon « grosse ficelle » par un billet spécial ou un petit mot sympa du maître.

Cela étant dit, je ne regrette pas d’avoir déposé quatre textes aux m@nuscrits. Cela m’a permis d’avoir des retours de gens désintéressés et bienveillants: Pseudo, Ouam-chotte, Rossman, Une fille qui passe, Jean-Luc Manet. Je ne suis pas sûre que j’aurais écrit « Solo ma non troppo » aussi vite si je n’avais pas été soutenue ainsi. En cela, les m@nuscrits peuvent représenter une sorte d’atelier d’écriture d’une grande qualité, car la plupart des gens qui déposent leurs textes ne sont pas, pour la plupart, comme certains aiment à le dire, des écrivaillons sans avenir. J’aurais aimé la même attention de certains rétropubliables. A part Nicolaï et Ludivine/Karl, personne ne m’a lue: à se demander si ce n’est pas humain, trop humain,  d’oublier les autres dès qu’on a obtenu ce qu’on souhaitait.

Quand vous dites que « Léo est un sadique débonnaire », je trouve que vous allez un peu loin, Marco.  Certes, Léo n’est pas un ange, il est un rien manipulateur,  mais il a une générosité et une ouverture d’esprit rare chez un ex homme d’affaires. On sent qu’il ne pourrait vivre sans être entouré, aimé par ses habitués: malgré tous ses défauts, ça le rend attachant.

Point no 3: le manuscrit de Wrath qui, finalement ne sera pas (encore que, allez savoir) publié dans la collection m@nuscrits.

J’ai vraiment eu la conviction que Léo Scheer avait envie de publier Wrath. Suis je naïve, était-ce un piège tendu à la vilaine peste pour l’obliger à dire non, parce qu’il savait que comme Stalker, elle refuserait de donner sa notoriété et son texte dans les mêmes conditions qu’un vulgaire wannabe sans blog tendance ? Franchement, je ne le pense pas. Léo scheer a voulu tenter un coup de poker, il a perdu, mais pas complètement car Wrath qui ne manque jamais une occasion d’insinuer que léo ne publie que des bouses écrites par des pouffes, est une fois de plus  ridicule dans la situation de l’écrivain un peu raté qui préfère continuer à rêver d’un destin à la Houellebecq ou même à la Marc lévy, (pour elle, l’important est de vendre des best-sellers), plutôt que de se confronter à la réalité en entrant dans le monde de l’édition par la petite porte.

Wrath va continuer à conspuer de plus belle Léo Scheer, la maison H. D’Ormesson, Lolita Pille, Chloé Delaume, Philippe Jaenada. Elle n’a pas eu le courage de répondre au barracuda Stalker quand il l’a attaquée dans sa zone. Dommage, ça aurait été amusant.

 

Epilogue:

Il n’y aura pas d’épilogue, avant quelques années. Et si Wrath est un jour publiée, espérons qu’une autre harpie prendra sa succession,  car sans scandales et complots, la blogosphère littéraire n’existerait pas.

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